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Édouard de Praron : « De plus en plus de gens ont un sentiment de dépossession »

Dans son roman « Dépossession », Édouard de Praron retrace le parcours de Jean, un jeune Français qui se droitise face au tragique du réel.

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© Joackim Weiler – Unsplash

Dans votre livre, vous décrivez la droitisation de Jean, jeune français issu de la bourgeoisie catholique. Avez-vous tiré cette idée d’une observation plus générale de la société ?

Depuis le mouvement de La Manif pour tous, une frange des catholiques s’est politisée et a choisi de réinvestir les champs politique et métapolitique. Une partie de la jeunesse se droitise aussi par l’observation du réel : l’immigration de masse et les attentats sont les deux facteurs principaux ayant « droitisé » les jeunes pour défendre leur identité.

De plus en plus de gens ont un sentiment de dépossession. Leur pays est en train de leur être enlevé. La France change culturellement avec l’immigration et l’américanisation. Dans le cadre des loisirs, on vous perturbe quand vous allez chasser, quand vous mangez de la viande, etc. La fragilisation des liens familiaux observée par les jeunes, qui a d’ailleurs déclenché la Manif Pour Tous, les pousse à s’engager. Il y a aussi la dépossession de la nature, ou encore du droit de vote avec l’UE. Au fond, les gens n’ont plus de prise sur le réel. Cependant, mon analyse n’est pas sociologique. [...]

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