Skip to content

Enquête : la Rencontre des jeunes Européens, ou l’UE au service du progressisme

Sur le papier, la Rencontre des jeunes Européens a des airs idylliques : les jeunes des quatre coins du continent se rencontrent pour débattre de leur avenir commun. Dans les faits, l'événement est infiltré par des lobbys progressistes qui corsètent les discussions pour faire avancer leur agenda. Enquête.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

Les Européens rejettent de plus en plus massivement l’Union européenne. Qu’à cela ne tienne, son Parlement travaille à enrôler les prochaines générations. Il existe, au sein de sa direction de la communication, une unité Jeunesse. Son job est de convaincre les jeunes de s’engager, mais pas dans n’importe quelle direction.

Magdalena Starostin est la parfaite technocrate. Cette fonctionnaire de l’UE est chef de l’unité Jeunesse du Parlement européen. Elle a dépensé un budget de 2,1 millions d’euros pour accueillir 8 à 10 000 jeunes les 8 et 9 octobre à Strasbourg, pour la Rencontre des jeunes Européens 2021 (en anglais European Youth Event ou EYE 2021).

L’événement sert à « façonner » (sic) les idées des jeunes sur l’Europe. Pour cela, le Parlement utilise un programme cousu de vieilles ficelles : conférences et table-rondes pour les plus sérieux, concerts, activités sportives et culturelles pour les autres. Cela vous rappelle la fête de l’Huma ? C’est normal. Il suffit de regarder la liste des partenaires.

Lire aussi : Enquête : quand le « Macron de Sarkozy » suspend les financements de Zemmour

Le tout premier, donc le plus important, est Generation Climate Europe (GCE). Sur le papier, il s’agit de la plus grande coalition des jeunes pour le climat. Elle rassemblerait « 381 associations », soit vingt millions de jeunes européens dans… 64 pays. Notez que l’Europe s’est bien élargie. Dans les faits, GCE est un site web, ne communique aucun budget et n’a déclaré qu’un seul mi-temps en 2020 sur le registre des lobbyistes de l’UE. L’association organise des groupes de travail et pond des communiqués. Ses membres principaux sont d’autres associations de « jeunes ». Par exemple, Youth and Environment Europe dispose d’un budget de 47 000 euros financé à 98% par le programme européen Erasmus. Les autres sont du même acabit, inconnus du grand public, financés par des fonds publics et employant de jeunes lobbyistes. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest