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Enquête : le Vatican, les capitalistes et la CIA unis pour le progrès

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Publié le

15 juillet 2021

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Avec la « Coalition for Inclusive Capitalism », le capitalisme inclusif débarque en Europe, avec l’aval du Vatican. Mais qui sont ces grands milliardaires qui financent le progressisme, et quels sont leurs réseaux ? Enquête.
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Michel Cicurel a publié le 9 juillet dans Le Figaro une tribune pour promouvoir le capitalisme inclusif. Ce monsieur est un financier. Après avoir dirigé pendant treize ans la Compagnie financière Edmond de Rothschild, il a créé en 2014 au Luxembourg la holding d’investissement La Maison, et réuni des actionnaires et co-investisseurs parmi les milliardaires français.

L’idée de capitalisme inclusif arrive des États-Unis et elle s’infiltre en Europe, jusque dans l’Église. Une ONG de milliardaires anglo-saxons appelée Coalition for Inclusive Capitalism et fondée en 2016 par lady Lynn Forester de Rothschild a même signé en décembre 2020 un partenariat avec le Vatican pour créer le « Council for Inclusive Capitalism with the Vatican ». Tout cela sert à faire avancer l’agenda progressiste.

Lire aussi : Enquête : dix grands patrons se coalisent pour l’immigration

Après la débâcle financière de 2008, les Américains ont cherché les responsables de la crise. Ils les ont trouvés du côté de l’alliance des démocrates et de Wall Street initiée sous Bill Clinton. Ces financiers ont senti le vent du boulet et cherché des paravents. Ils ont alors dégainé la notion de capitalisme inclusif. Ce concept flou décrit un vague chemin pour que chacun ait la chance de devenir riche. Il est surtout question d’égalité des chances pour les femmes et les minorités en Occident, ce qui permet d’éviter de réfléchir sérieusement à des solutions pratiques pour éliminer les phénomènes de spéculation ou de sur-rentabilité.

En 2014 et 2015, la crème de la finance progressiste s’est réunie à Paris, Oxford et autre New York. On jura de mettre en place de nouvelles pratiques. On se congratula et on se trouva gentil. Plusieurs communiqués de presse plus tard, Lynn Forester, qui avait fait fortune dans la libéralisation sauvage des télécoms en Amérique du Sud et en Europe, décida de rendre le capitalisme plus équitable, durable et socialement inclusif.

Cette Américaine avait soutenu Hillary Clinton en 2008, au point qu’elle était passée dans le camp républicain quand Barack Obama était devenu le candidat du Parti démocrate. Elle a de nouveau soutenu Hillary en 2016. Il faut dire que les Clinton l’avaient invitée à passer sa lune de miel à la Maison-Blanche en 2000, quand elle a épousé en troisièmes noces le britannique Evelyn de Rothschild, présenté par Henry Kissinger à la réunion du groupe Bilderberg de 1998.

La Coalition sert de trait d’union, avec la bénédiction des États américains et britanniques, entre l’Église et les fondations Ford ou Rockefeller, qui financent toutes les folies progressistes

En 2016, lors de la fondation de la Coalition, elle a attiré une trentaine de très grandes entreprises et fonds d’investissement. Aujourd’hui, la Coalition rassemble 177 organisations, qui détiennent ensemble 10 500 milliards de dollars d’actifs, représentent une valeur boursière cumulée de 2 200 milliards de dollars, et totalisent 200 millions d’employés dans 163 pays. Techniquement parlant, la Coalition est sans doute le plus puissant influenceur de la planète. Sa force de frappe n’a pas échappé à la fondation Ford, qui y a injecté 400 000 dollars en 2016, 650 000 en 2017 et 400 000 en 2018. Ajoutez les fondations Rockefeller et Carnegie, plus quelques autres organisations progressistes, et vous arrivez à un budget annuel de l’ordre du million de dollars.

Un tel soft power ne pouvait manquer d’intéresser les États anglo-saxons. Pour que la transmission soit fluide, lady Lynn Forester de Rothschild est membre du Conseil américain des relations internationales, du think tank britannique Chatham House, de l’Institut britannique d’études stratégiques, de l’Association américaine de la politique étrangère, etc. Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïtés, la directrice générale de la Coalition, Meredith Sumpter, indique sur son compte LinkedIn qu’elle est une ancienne de la CIA. Au moins, c’est assumé.

Grâce à son partenariat avec le Vatican, la Coalition peut se prévaloir de l’autorité du Pape pour continuer de propager des concepts creux. Réciproquement, elle sert de trait d’union, avec la bénédiction des États américains et britanniques, entre l’Église et les fondations Ford ou Rockefeller, qui financent toutes les folies progressistes.

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