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Et maintenant, mourir pour l’Ukraine ?

Alors que la guerre s'installe et que les négociations ont échoué, la France doit réévaluer ses options géopolitiques, en réconciliant le temps longs avec les clivages contemporains.

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Durant tout le XXè siècle, la Russie a toujours allégrement piétiné l’Ukraine. Elle l’a martyrisée à sa guise, lui infligeant la guerre, l’invasion, la famine, le génocide, la déportation et cela sans que les autres nations de l’Europe ne l’en empêchent jamais. Alors, pourquoi la Russie devrait-elle aujourd’hui renoncer à écraser l’Ukraine et surtout pourquoi le reste du monde devrait-il, maintenant, se sentir obligé de s’en mêler ?

Trois raisons principales peuvent être invoquées pour pousser à réclamer la fermeté contre l’agression russe qui se prépare.

En premier lieu, l’Europe a payé lourdement, avec la Seconde Guerre mondiale, ses lâchetés et ses capitulations des années 1930. Nous sommes encore hantés par le syndrome des accords de Munich, quand en 1938 la France et l’Angleterre ont abandonné la Tchécoslovaquie aux appétits furieux de l’Allemagne hitlérienne. À avoir alors trop voulu éviter le conflit militaire, nous n’avons rien sauvé et surtout pas la paix. Depuis, traumatisés par notre débâcle de 1940, nous raisonnons comme si la même situation de reproduisait toujours, que ce soit dans les années 1990 avec la Serbie ou maintenant avec la Russie. Dès lors, nous voulons éviter que le Donbass devienne les nouvelles Sudètes. [...]

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