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Franc-Tireur, la raison partisane

Avec quelques sbires, Christophe Barbier lance l'hebdomadaire Franc-Tireur pour défendre la raison dans une époque en proie aux radicalités. Pourtant, le premier numéro, consacré aux « cathos intégristes de Zemmour », témoigne d'une conception étriquée, caricaturale et partisane de la raison : contre la « tenaille identitaire », elle doit être libérale et progressiste, ou ne pas être.

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© Franc-Tireur

Face aux spectres du populisme et du complotisme, du wokisme et du racialisme, le camp du Bien riposte en lançant son hebdomadaire, Franc-Tireur, modeste feuille de huit pages vendue 2€ l’unité. Financé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, déjà dirigeant de Czech Media Invest (Marianne, Elle, etc.), le journal sera piloté par un quatuor dont le journaliste Christophe Barbier a la direction, secondé par Éric Découty, ex-directeur délégué à Marianne et ex-directeur adjoint de Libération, l’essayiste Caroline Fourest et l’essayiste Raphaël Enthoven. À leurs côtés gravitent entre autres le journaliste Brice Couturier, l’économiste Olivier Babeau, la juriste Rachel Khan ou encore l’ancien leader de Force ouvrière Jean-Claude Mailly : en clair la fine fleur d’une vieille gauche mise en déroute par sa sœur plus radicale se regroupe pour un dernier branle-bas de combat.

Lancée depuis quelques semaines, la communication n’avait qu’un mot d’ordre : hostile à toute forme de pensées radicales, quoiqu’empruntant un vocabulaire volontiers belliciste, notre joyeuse troupe propose de brandir contre tous l’étendard de la raison et du débat éclairé, telle la Marianne dépoitraillée de Delacroix empoigne le drapeau pour conduire la foule. « La raison est un combat », sous-titre le papier, combat qu’ils entendent mener « passionnément » comme le précise l’édito de présentation du premier numéro, sorti ce mercredi.

Lire aussi : Éditorial de Jacques de Guillebon : À Éric Zemmour

La Une pourtant interpelle – « Les cathos intégristes de Zemmour » : pourquoi diable s’en prendre aux catholiques en 2021 alors que leur poids dans le corps social ne cesse de fondre ; que leur poids politique est à peu près nul, ou qu’à tout le moins ils essuient des échecs sur tous les sujets depuis 50 ans ; enfin, que si l’on aperçoit bien ses intuitions conservatrices, on peine à saisir la marque proprement catholique de la politique zemmourienne. [...]

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