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Gauchistes, bloqueurs, autonomes, journalistes : les idiots utiles de Macron

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@DR

 

Première partie de la semaine politique de L’Incorrect

 

Les températures pré-caniculaires de ce mois d’avril auront-elles eu raison de la santé mentale du Lider Maximo de la gauche vraiment de gauche, Jean-Luc Mélenchon ? « Le gouvernement ne doit plus ménager Le Pen. Il doit réprimer les terroristes d’extrême droite qui préparent des assassinats d’élus et attaquent les étudiants dans leurs facs », a-t-il ainsi écrit sur Twitter jeudi 19 avril 2018. Notre-Dame-des-Landes ? Tolbiac ? Le Mirail ? Circulez, il n’y a rien à voir pour Jean-Luc, persuadé que la France est au bord de la révolution en cette période de cinquantième anniversaire de Mai 68. Sauf que ce n’est pas exact.

 

Tous les regards se sont focalisés sur les blocages de facultés et sur les problèmes liés aux autonomes de Notre-Dame-des-Landes parce qu’Emmanuel Macron a bien voulu qu’il en soit ainsi. Le processus est connu, éprouvé : mettre en avant les radicaux pour qu’ils empêchent, par leur seule présence urticante, la levée d’un mouvement social de plus grande ampleur qui pourrait susciter une sympathie plus large. En langage marxiste, on appelle ces gens des « idiots utiles », exactement le rôle qu’a joué Edwy Plenel face à Emmanuel Macron lors de l’entretien sur BFM TV.

 

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Opposé à de pareils énergumènes, à des Hibernatus soixante-huitards, le Président gagne sur tous les tableaux : à droite comme chez les réformistes de gauche. Il est le Président de la raison et de l’action, confronté aux immobilismes et aux minorités agissantes qui entravent la marche en avant des réformes prétendument nécessaires. Il est le sauveur ! Emmanuel Macron a donc laissé le temps aux révolutionnaires d’opérette de rêver bruyamment, pour mieux briser les mouvements au moment où l’agacement de l’opinion publique était le plus fort. Devant les caméras, l’Elysée a cassé le blocus de Tolbiac en quelques minutes, sans que quiconque y trouve à redire. Bien au contraire, les applaudissements ont été nombreux. Il aurait pu le faire avant, mais l’impact émotionnel eut été moindre. C’est très malin.

 

Opposé à de pareils énergumènes, Hibernatus soixante-huitards, le Président gagne sur tous les tableaux. Il est le Président de la raison et de l’action, confronté aux immobilismes et aux minorités agissantes qui entravent la marche en avant des réformes prétendument nécessaires.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, le gain est plus limité, bien qu’il soit désormais solidement ancré sur sa position de premier opposant de gauche. Premier opposant tout court ? Pas encore. Le dernier sondage Ifop diffusé le 16 avril montre que Jean-Luc Mélenchon recule légèrement, passant à 16,5 % des voix si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu maintenant. Quant à Emmanuel Macron, il a aspiré l’intégralité du centre droit et du centre gauche, atteignant le score stratosphérique de 36 %, reléguant Laurent Wauquiez à 28 longueurs ! Proprement incroyable.

 

Seule Marine Le Pen résiste avec ses très honorables 23 %. Elle en est là parce qu’elle n’en a pas trop fait sur les questions sociales, se contentant très habilement de dénoncer les nombreuses insuffisances du projet de Loi Asile et Immigration qui n’apportera rien et risquerait même d’aggraver la problématique migratoire en France… L’extension du regroupement familial, rebaptisé « réunification familiale », constituera une pompe aspirante à immigration sans précédent, et, à n’en point douter, le péché originel du quinquennat des « marcheurs ». Emmanuel Macron et Gérard Collomb, en voulant ménager les députés droits-de-l’hommiste de la majorité et les associations, ont commis une erreur qu’ils finiront par payer un jour.

 

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Car, le texte et les mesures prévues ne sont pas du tout à la hauteur des espoirs nés en septembre 2017, ni des discours engagés du ministre de l’Intérieur. C’est trop peu, bien trop peu dans un pareil contexte. Observer que l’africanisation de la France et de l’Europe dans les décennies à venir est une hypothèse plus que sérieuse, à la suite du journaliste Stephen Smith, ne suffit pas. Un grand dirigeant refuse la fatalité, se dresse contre ce qui pourrait détruire son pays et son continent, voire, à terme, sa civilisation. En son temps, François Mitterrand avait tué les marxistes, les avaient contraints au silence. L’exécutif est donc confronté à un choix difficile : en faire de même avec les antispécistes, les immigrationnistes, les fadas de la théorie du genre qui réclament un doctorat en sociologie aux utilisateurs des toilettes publiques de la faculté de Nanterre, et avec tous les champions de la raison déraisonnante. Emmanuel Macron est-il taillé pour ? Il est permis d’en douter.

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