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Général Richoufftz : « Je crois beaucoup à ces jeunes de banlieue que j’ai côtoyés »

Suite à la parution de son livre « Avant qu'il ne soit trop tard », le « Général des banlieues » Emmanuel de Richoufftz nous a accordé un entretien sur les solutions qu'il propose pour sauver les quartiers et les jeunes qui y vivent.

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© Capture d'écran YouTube

Votre livre est divisé en trois parties : un constat, des solutions existantes et une proposition. Est-ce que vous ne faites pas le travail que l'État refuse de faire ?

Est-ce que l'État refuse de le faire, ou est-ce que l'État l'a déjà fait et refuse de le soumettre à la population ? Je pense que tout homme normalement constitué doit arriver au constat et à la solution que je préconise ! L'État l'a certainement tenté, mais c'en est resté là.

D'où vient cet échec de la part de l'État selon vous ? Qu'est-ce que vous avez mis en avant et qu'eux n'ont pas réussi à voir ?

Est-ce que l'État a intérêt à ce que les choses changent ? Voilà la question. Si l'État souhaite garder la situation actuelle et mettre le couvercle sur la marmite, on espère vaille que vaille que les événements ne vont pas soulever le couvercle à un moment donné. Ça veut donc dire continuer le saupoudrage financier, continuer à ne pas voir ce qui se passe réellement, continuer à faire des promesses sans les tenir. Poursuivre une politique de l'autruche en fait.

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Vous proposez une solution autre que la répression contrairement à beaucoup de candidats. N'est-ce pas un peu utopique ?

Le terme répression ne me semble pas être le bon. Vous ne pouvez pas uniquement agir sur le volet répressif. Il faut tendre la main en plus du volet sécuritaire dont j'ai fait un audit quartier par quartier. J'essaie de le mettre en exergue mais, parallèlement, il faut un volet social ! Et pas comme il est envisagé aujourd'hui ! Un volet social massif, où l'État reprend la main, car l'État ne l'a pas aujourd'hui. L'État laisse les cités être gérées par la politique de la ville, les départements, les communautés de communes, etc. Il n'y a pas de vision claire et nette de ce qu'il faudrait faire, raison pour laquelle il faut un volet social avec un objectif derrière.

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