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Ils voulaient de la représentation, ils l’ont eue

Après 40 ans de débat sur l’instauration de la proportionnelle, la France va connaître pour la première fois une Assemblée nationale représentative, et ce malgré un scrutin majoritaire.

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245 sièges pour Ensemble, 131 pour la Nupes, 89 pour le RN et 61 pour Les Républicains. Loin d’avoir la traditionnelle majorité absolue, Emmanuel Macron est tout à fait dépité : il a certes la première force politique de France, mais n’aura pas les mains libres comme en 2017 pour gouverner.

Il faut admettre que jusqu’ici, c’était bien pratique d’avoir deux élections aussi importantes à un mois d’intervalle. Le gouvernement évitait une cohabitation qui l’empêchait de gouverner. Dès lors, Sarkozy, Hollande et Macron avaient obtenu sans trop de problème leur majorité. Sauf que pour une fois, ça bloque. La tripolarisation de la politique française aura eu raison de l’hégémonie présidentielle. Habile. Tellement habile qu’on se retrouve aujourd’hui avec une Assemblée digne de la IIIe République.

Faisons un petit exercice et regardons les scores du premier tour des législatives pour voir d’hypothétiques résultats si l’on avait été dans une élection proportionnelle intégrale : la Nupes aurait obtenu 143 sièges (contre 131), idem pour Ensemble ! (contre 245), le RN 108 (89), LR 58 (61) et Reconquête 24 (0). Bien entendu, rappelons que les votes et la participation ont été considérablement modifiés par la mode de scrutin, mais tentons néanmoins d’en tirer des leçons. [...]

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