Skip to content

Pourquoi le site ivg.net est-il la cible de l’Etat ?

Par

Publié le

9 mars 2021

Partage

Présent sur la toile depuis 2008, ivg.net était le principal site visé par le gouvernement. Un « site pro-vie qui fait du bourrage de crâne », selon Najat Vallaud Belkacem, et qu’on accuse de délit d’entrave.
ivg.net

« Si nous existons, c’est justement parce que les femmes se plaignent de n’avoir aucune information, ni sur la réalité de l’IVG, ni sur les risques possibles », nous raconte Hélène, une écoutante du site. « Si tout se passait bien comme les sites officiels le décrivent, on n’aurait pas besoin de nous », ajoute-t-elle. Elle nous explique qu’avec la crise sanitaire, la procédure s’est accélérée : « Une femme qui veut avorter, même une toute jeune fille, c’est fait dans les deux jours ». Il arrive même que certaines femmes les appellent pendant leur IVG médicamenteuse car elles se rétractent : « Lorsqu’elles nous le demandent, nous les mettons en relation avec un médecin qui va leur prescrire un antidote pour sauver le bébé ». Leur travail, c’est l’écoute. Elles accompagnent et soutiennent aussi celles qui ont avorté. Ainsi une jeune femme racontait tout récemment : « J’ai senti un truc qui tombait. Il était déjà bien formé. Je l’ai pris, lui ai parlé, l’ai jeté dans les toilettes et j’ai tiré la chasse d’eau ». 

Lire aussi : Reportage : Avortement, voyage au bout de l’enfer

D’autres appellent après avoir été incitées à avorter. Élodie raconte qu’elle est tombée enceinte malgré une contraception orale. Inquiète des effets de certains médicaments sur la santé de son bébé, elle s’est rendue chez un médecin. Celui-ci lui assène alors : « Pour les médicaments, je ne suis pas inquiet. En revanche cet enfant a été conçu sous pilule et n’est pas désiré. Vous allez vous rendre au centre d’orthogénie [d’avortement] de l’hôpital ». Dans la foulée, il lui prend rendez-vous pour une IVG audit centre, et lui fournit les ordonnances nécessaires. « J’étais en état de choc, traumatisée, en larmes, ne sachant plus quoi faire. Je suis sortie avec un rendez-vous pour une IVG alors que je voulais seulement vérifier si mon bébé allait bien ». Élodie appelle le numéro vert d’ivg.net et tombe sur une écoutante qui la rassure et lui conseille de prendre rendez-vous chez une sage-femme. « Cet appel m’a sauvé la vie. Sans cette aide, si j’avais été seule, je serais peut-être allée me faire avorter sur injonction du médecin ».

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest