Skip to content

Jean-Yves Le Drian : favoritisme à la mode de Bretagne

En juin 2021, Jeune Afrique a révélé au grand jour une affaire de conflits d'intérêts et de népotisme pesant sur Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires Étrangères. L'Incorrect s'est penché sur ce dossier n'ayant à priori été relayé par aucun média français.

Partage

© Valentin Deniau

Des coïncidences pour le moins accablantes et un nouveau scandale pour le gouvernement Macron ? C'est ce qui apparaît à la lecture de l'enquête de Jeune Afrique qui révèle de nombreux faits troubles autour de Jean-Yves Le Drian. Ceux-ci tournent autour de deux points : un favoritisme auprès de son fils Thomas et des pressions exercées sur l'ancien président malien aujourd'hui décédé, Ibrahim Boubacar Keïta.

La première affaire est peut-être classique dans les milieux politiques, mais pas pour autant tout à fait admissible. Jeune Afrique révèle qu'en 2015, lors du plus grand salon international de l'armement du monde, l'Idex, Thomas Le Drian était présent pour serrer des mains. À Abu Dhabi, ce sont les plus grandes armées au monde qui exposent leurs innovations au milieu des grands constructeurs d'armes. Mais alors, que fait le Directeur Réseau de la CDC Habitat (entreprise nationale des logements sociaux) dans cette réunion ? Ne faisant pas partie de la délégation officielle, on se demande comment un jeune homme de 31 ans a pu faire sa place dans un milieu au exclusif que celui-ci.

Lire aussi : Les 500 parrains de la République

Ou plutôt, on imagine aisément une hypothèse : que ce soit par les réseaux de son père, ministre de la Défense de François Hollande, qu'il y est entré. Thomas le Drian rencontre ainsi tous les pontes de l'industrie militaire dont le prince Mohammed Ben Zayed Sultan, prince émirati et homologue de Jean-Yves le Drian. Pourtant, l'histoire ne s'arrête pas là. En effet, le lecteur attentif se rendra compte qu'à 31 ans, être le directeur du réseau d'une entreprise nationale, c'est assez impressionnant. Ça l'est d'ailleurs encore plus lorsqu'on apprend qu'il est l'un des 13 membres du Comité Exécutif de l'entreprise depuis deux ans, et ce alors même que l'école dont il est issu, l'ISC Paris, n'est qu'assez moyenne. Peut-être d'ailleurs un moyen pour André Yché, le président de l'entreprise, de se faire bien voir du nouveau gouvernement PS.

[...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Partage

En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest