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La Grande bouffe : Mastroquet et bistrouille

Au jeu des mots rares oubliés, le mastroquet est en bonne place. C’était le débit de vin, là où les tonneaux s’entassaient et où le patron les mettait en bouteille et en carafe pour porter le vin jusqu’à la table.

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© Un singe en hiver / Cipra - Cité Films

On y trouvait aussi de la bistrouille, un mauvais alcool de tord-boyaux dont le film Un Singe en hiver donne un aperçu corsé. Les mots se mêlant au gré de l’alcool et des disputes ils ont donné naissance au bistroquet et au bistrot, voire au simple troquet. On y vient pour boire, pour parler, pour vivre. Curiosité des mots : la brasserie désigne désormais un lieu où l’on se restaure même s’il n’y a pas une goutte de bière brassée. Et dans les vraies brasseries, où l’on fait de la bière, brasseries artisanales et de poche qui pullulent depuis quelques années, on ne sert pas les plats.

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La brasserie est à la France ce que la pizzeria est à l’Italie. Mais nos cousins italiens ont réussi à exporter le concept de pizzeria, que l’on retrouve dans toutes les grandes villes du monde, alors que seule la cuisine française de luxe s’exporte à l’étranger. C’est bien pour les restaurants étoilés, mais il est dommage que la cuisine quotidienne et journalière n’ait pas de fenêtre à l’étranger quand il est si facile de déjeuner dans un restaurant chinois, japonais, italien ou indien. [...]

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