À choisir, je dirais qu’il y a deux livres consacrés au choc de la civilisation islamique et de la civilisation occidentale que tous les Français, et surtout toutes les élites, auraient dû lire. Le premier est un collectif, Histoire de l’islamisation française 1979-2019. Il met en lumière de façon magistrale la responsabilité exclusive des élites quant à l’islamisation de la France – élites intellectuelles, médiatiques, politiques, administratives, judiciaires, etc ; et surtout, il explicite le mécanisme intellectuel et juridico-politique par lequel le basculement civilisationnel actuel a été amené à se produire. Le second est l’œuvre du médiéviste espagnol Rafael Sanchez Saus, et il est intitulé Les Chrétiens dans Al-Andalus. Quel lien avec nos sociétés contemporaines? Un lien tout à fait direct: la mécanique collaborationniste des élites wisigothiques des VIIIe et IXe siècles est en tout point identique à la nôtre. On réalise à sa lecture que les jeux de pouvoir et les formes de soumission sont intemporelles, et qu’elles n’ont qu’une issue : l’anéantissement. Il bat également en brèche une erreur courante, y compris à droite : croire que le basculement civilisationnel est le fait exclusif de l’envahisseur. Or, ce que ce livre admirable montre admirablement, c’est qu’un tel phénomène n’est possible que parce que les élites renoncent, se soumettent, et collaborent. Aujourd’hui comme hier, ce sont les élites collabos qui portent l’écrasante responsabilité de l’effacement de l’Occident.
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Voilà comment Le Matin d’Algérie titrait son article sur les hidjabeuses il y a quelques jours: « Hidjabeuses, pleurnicheuses ou em… deuses? » Voilà comment le journaliste algérien décrit ce phénomène politico-médiatique : « Autoriser des tenues ostentatoires comme le hidjab serait une insulte à l’endroit de Simone de Beauvoir et de toutes les femmes qui ont combattu et combattent toujours pour arracher l’égalité hommes-femmes! Et cette égalité commence par l’insoumission à des règles vestimentaires sorties tout droit de l’ère des cavernes! » Aucune complaisance ! On aurait aimé que nos députés de la République en Marche, que les membres de la France insoumise, du PCF, du PS, d’EELV, et que certains islamolibéraux membres de l’UDI ou de LR fassent preuve de la même lucidité. Car l’amendement visant à interdire le port « de signes religieux ostensibles » – comprendre le hidjab – dans le sport a été rejeté par l’Assemblée nationale, en commission mixte paritaire, au début du mois de février. Qui s’étonnera de cet énième renoncement de la France islamocollabo ? Qui n’aperçoit encore que la véritable menace ne vient pas de ces « règles vestimentaires sorties tout droit de l’ère des cavernes », mais de la porosité intellectuelle des élites françaises?
On réalise à sa lecture que les jeux de pouvoir et les formes de soumission sont intemporelles, et qu’elles n’ont qu’une issue : l’anéantissement.
Notons en passant que la collaboration des élites, politiques, médiatiques, et même religieuses, ne s’arrête évidemment pas là. Comme dans l’Espagne wisigothique, le phénomène d’emprise islamique et de désappropriation chrétienne est pluriel. En ce début d’année, au moment même où ces hidjabeuses organisaient leur mascarade militante, une « Conférence sur l’avenir de l’Europe » mettait en scène une femme musulmane en hidjab pour promouvoir la nouvelle jeunesse européenne. Et cela, trois mois seulement après la crise occasionnée par la précédente campagne publicitaire : « La liberté est dans le hidjab ». Est-ce tout? Que nenni! L’Église aussi consent à sa propre disparition sous prétexte de fraternité universelle: à Saint-Sulpice, où l’on apprend, par des pancartes disposées à l’entrée, que des « espaces de silence » sont disponibles lors d’une journée interreligieuse dans l’église pour « la prière musulmane », on a ainsi pu voir Mgr Georges Pontier, administrateur apostolique du diocèse de Paris, chanter dans une chorale islamique, en compagnie de petites filles entièrement voilées, à la manière de l’islam le plus rigoriste. La collaboration des élites, sous prétexte de bons sentiments, est sans limites. Et dans le même temps, le clergé discrimine les catholiques traditionalistes en restreignant l’usage du rite préconciliaire. Et dans le même temps, l’Union européenne efface de ses textes les références chrétiennes telles que Noël ou les prénoms tels que Jean et Marie. Et dans le même temps, l’immigration extra-européenne continue d’exploser en France, accroissant davantage la sécession Wikimedia civilisationnelle, comme à Roubaix.





