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Les (vraies) oppressions contre les femmes à travers le monde

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Publié le

8 mars 2021

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Certaines vivent comme une oppression le fait de ne pas avoir de jus de papaye frais pendant leur avortement. Voici des pays intéressants où elles pourraient aller râler.
burqa

Égypte – excision

Sur les 200 millions de femmes excisées à travers le monde, près de 27 millions vivent en Égypte. La terre des pharaons, où la femme était traitée à l’égale de l’homme, a été fortement enrichie d’une culture extraordinaire consistant à mutiler les parties génitales féminines. Aujourd’hui, 91 % des Égyptiennes ont subi l’ablation de leur clitoris, selon l’UNICEF. La plupart des opérations sont désormais pratiquées par des médecins diplômés, dans des cliniques ou hôpitaux agréés. Ce qui ne rend pas les choses plus acceptables : l’acte ne choque tellement personne qu’il est ouvertement réalisé. Le Parlement a voté une loi punissant de 2 mois de prison et 600 euros d’amende l’excision, tout en précisant que la « nécessité médicale » excuse totalement cette mutilation. Les médecins signent désormais un papier supplémentaire avant de priver la demoiselle de son organe.

Maroc – kits de virginité artificielle

Certains pays s’ouvrent à la géniale modernité, et la jeunesse adopte des pratiques sexuelles plus libres. Notamment hors mariage. Au Maroc en particulier, les rapports entre deux adultes consentant hors des liens conjugaux deviennent plus fréquents, mais le poids social pesant sur la virginité féminine ne diminue pas pour autant. La Chine notamment y a vu un marché porteur.

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Désormais, vous pouvez trouver sur n’importe quel site généraliste de e-commerce des kits de virginité artificielle. Conçu par des Japonais dans les années 90 pour réaliser certains fantasmes, il s’est démocratisé à toute vitesse lors de l’arrivée d’internet aux pays du Maghreb et du Golfe notamment. Cette abomination permet à la dame de passer le test du sang le soir des noces. Charmant. 

Indonésie – test de virginité

Ah, cette superbe société ouverte et égalitaire que celle de l’Indonésie ! Quand on est une femme, on peut y devenir policière… À condition de se soumettre à un test de virginité. Auprès du média britannique The Guardian, Fuad Basya, porte-parole de l’armée indonésienne, se justifiait en ces termes : « Si elles ne sont plus vierges, cela signifie que leur mentalité n’est pas bonne ». Un gynécologue procède à un examen en cabinet, et vérifie que personne n’a touché à la demoiselle candidate pour aller arrêter les malfrats.

Arabie Saoudite – tuteur légal masculin

Au royaume de Mohammed Ben Salman, les femmes ne sont pas considérées comme majeures. Tous les actes sont soumis à la responsabilité de leur tuteur légal (père, mari, frère), qui a donc le plein contrôle sur ce qui est autorisé ou non. Leur témoignage  ne vaut que la moitié de celui d’un homme au tribunal, conformément à la loi coranique. Pour quitter le pays ou conduire, l’épouse doit disposer de l’accord de son mari. Les femmes sont interdites de transports publics, de stade, ou plus généralement de lieux extérieurs où des hommes sont présents. On peine donc à comprendre comment nos féministes n’y passent pas toutes leurs vacances, dans ces merveilleux espaces réservés aux femmes libérées du patriarcat blanc oppressif.

Iran – le voile

Si en France on se bat pour l’imposer, en Iran on risque sa vie pour l’enlever. Même si le zèle des autorités a diminué sur le respect du code vestimentaire, le non-port du hijab entraîne encore aujourd’hui des peines d’emprisonnement. Il en va de même pour les coupes des habits : ceux-ci ne doivent pas être jugés trop serrés par la police des moeurs.

Japon – misogynie réelle

Vous croyez que la femme en kouizine  était une exclusivité africaine ? Détrompez-vous ! Au Japon, classé 121e  sur l’échelle de l’égalité des sexes, le directeur du comité d’organisation aux Jeux Olympiques a dû quitter son poste pour avoir affirmé que « les conseils d’administration avec des femmes, ça prend un temps fou. Si l’une lève la main, les autres croient qu’elles doivent s’exprimer aussi [..]

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Si vous augmentez le nombre de membres exécutifs féminins, et que leur temps de parole n’est pas limité dans une certaine mesure, elles ont du mal à finir  ». Il terminait son intervention en se félicitant que les sept femmes du comité d’organisation des JO sachent « rester à leur place ». Et quand on a demandé au parti au pouvoir d’intégrer davantage les femmes dans leur processus de décision, Toshihiro Nikai, le président, a déclaré qu’« elles peuvent intégrer la direction, à condition de se taire  ». Il n’existe aucune loi contraignante sur l’égalité homme femme au si développé pays du soleil levant.

Inde – meurtres des fillettes et toilettes

En Inde, on dénombre 108 hommes pour 100 femmes, soit une population composée à 48 % de femmes seulement. C’est un des taux les plus bas du monde, près de quatre points en dessous de la médiane. Et ce taux se maintient artificiellement bas à cause du meurtre massif des bébés s’il s’agit de filles. En effet, une fille coûte cher en dot, ne rapporte pas autant d’argent qu’un homme, devra aller aux toilettes en groupe pour éviter de se faire violer (l’Inde est le quatrième pays le plus dangereux au monde pour les femmes) et rapporte moins de prestige à la famille. Pour s’épargner ce trouble, on les avorte ou on les enterre à la naissance.

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