Véritable chaos rampant, la phobophobie semble gagner du terrain, notamment outre-Atlantique, là où s’est ouverte la boîte de Pandore de la décadence. Non content de promouvoir la dégénérescence, le Canada se met maintenant à éteindre les volontés de survie de son peuple. Appuyé par les libéraux, le NPD a présenté le projet de loi le 23 février dernier.
La loi a plusieurs axes, n’oublions pas que l’islamophobie et la haine peuvent venir de partout. La première mesure serait la mise en place d’ « espaces de soutien pour les élèves touchés par la racisme et l’islamophobie ». C’est ainsi sur le plan éducatif que les principales mesures seraient mises en place : les professeurs seraient islamisés (traduction approximative du mot islam qui signifie « soumission ») à des formations organisées par les organismes le lutte contre l’islamophobie et la haine raciale. Il sera également plus facile de porter plainte contre une personne ayant réalisé un acte « islamophobe ».
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Voulant faire de l’Ontario une sorte de « safe space » pour les musulmans, le projet de loi 86 est en réalité un moyen de contrôle supplémentaire pour limiter la liberté d’expression dans le pays et le faire rentrer un peu plus dans un moule anti-phobe. L’association du CNMC aurait par ailleurs –même si on ne doute évidemment pas de leur altruisme- un pouvoir bien plus important en voyant son activisme légitimé par la puissance étatique. Faisant de la défense des musulmans canadiens la défense des droits de l’homme, le CNMC « collabore avec les mosquées et d’autres institutions islamiques pour lutter contre les crimes de haine et promouvoir la sécurité de la communauté » selon leurs propres mots. Tout y est : islamisation, victimisation, communautarisme et safe spaces. Si le regroupement en communautés n’est pas un gros mot dans un outre-Atlantique non-assimilationniste, le CNMC se trahit néanmoins en rappelant qu’ils défendent leurs propres intérêts et pas ceux de l’Homme et ses droits.
Le CNMC se trahit néanmoins en rappelant qu’ils défendent leurs propres intérêts et pas ceux de l’Homme et ses droits
La loi aux allures orwelliennes instituerait ainsi une pression majeure sur la liberté d’expression canadienne déjà bien restreinte par ses influences américaines. L’islamophobie et a fortiori la haine n’étant que des conceptions assez vagues en droit, chaque législation portant sur ces sujets est présentée comme un moyen de garantir la sécurité à une communauté, mais fait courir le risque à la majorité de ne plus pouvoir s’exprimer du tout sur certains sujets pourtant cruciaux comme les enjeux culturels et religieux. Alors que l’immigration musulmane commence à se constituer de façon de plus en plus solide dans le pays, les États progressistes semblent déjà préparer le terrain qui servira à faire du Canada un nouveau royaume du multiculturalisme.
A quand la venue de ces lois en France ?





