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Louis Lecomte : un pour tous, tous pour Lecomte

Patron du service web et rédacteur en chef portraits, mousquetaire duelliste et aventurier des catacombes, Normand de souche et Français de cœur, affineur de camembert et égreneur de chapelet : notre cher Louis Lecomte tire sa révérence pour gagner d'autres horizons journalistiques. Nous lui disons mille mercis.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Crâne luisant et bosselé, moustache fournie et rebiquée, chemise manches retroussées, le sieur impose la cadence, tel un capitaine des mousquetaires du Roy. Pour le reconnaître dans les soirées ouatées du Tout-Paris, cherchez le sourire mâtin surmonté d’un Panama de bonne facture. Mais ce Louis Lecomte, qui était-il et d’où venait-il ?

Fils puîné d’une famille normande de quatre enfants, élevé dans la foi et l’amour, il ne pouvait que garder et chérir ses liens de sang. Les quatre frères et sœurs, tous différents, aiment se retrouver pour parler de littérature, de biologie, de psychologie, de musique. Lorsque Louis Lecomte provoque Lalanne le grotesque en duel, il confie tout sourire : « Maman sera absolument furieuse, et papa dira “Bravo fiston !” ».

Outre l’éducation aimante de ses parents, c’est de sa vie de scout qu’il tire le ferment de sa charité chrétienne : toujours à l’écoute du plus faible, prêtant volontiers son épaule pour apaiser les chagrins inconsolables, invoquant l’Esprit Saint pour pouvoir aimer son prochain comme il se doit. Un cœur vaillant, un esprit brillant et une résistance physique à toute épreuve. En effet, le jeune homme sait danser jusqu’au bout de la nuit, créer et monter des pièces de théâtre (en quinze jours si c’est pour le cœur d’une belle jeune fille), chanter en polyphonie, mais il est aussi capable de survivre dans les Cévennes en dehors de toute civilisation. Pour qu’il consente à se rendre chez le médecin, il faudra au moins une fracture ouverte.

De sa Normandie, le bureau de L’Inco restera imprégné pendant des siècles. Le Camembert ou le Livarot volontairement oubliés dans le frigo à peine froid « pour l’affiner » nous dit-il ne pardonne pas

Comment ce Chevalier des Touches 2.0 est-il donc arrivé à L’Incorrect ? Si vous lui posiez la question, il vous répondrait : « Alors ! J’ai passé un Bac parpaing, travaillé dans les champs, vendu des appartements. J’ai essayé le droit, puis me suis dit que je ne voulais pas être notaire ou avocat à Nantes. Il fallait que je parte à Paris. Là, c’était ou Mac Do, ou L’Incorrect. Je suis entré par les cuisines lors de la soirée de lancement, j’ai tchatché Jacques de Guillebon, et j’ai été pris ».

Ce cher Louis, toujours hardi à l’aventure, même lorsqu’il s’agit de se frotter à des décors dont il n’est pas familier. Il n’a pas hésité à se plonger tête la première, chapelet à la main, dans la fange bruyante du Hellfest pour côtoyer un écosystème qui lui était absolument étranger. Vaillant, il tiendra deux jours avant d’abdiquer, fourbu, rompu, mais pas cassé. Une autre fois, il hante les catacombes de Paris, lampe sur le front et ceinturon scout au falzard. Curieux de tout, surtout quand il ne connaît pas, le bon Louis se risque même à sauter dans une arène en plein pays gascon pour s’entretenir avec un ex-torero. Qu’importe que le taurillon soit tout surpris de voir un chauve fringué comme un milicien oser s’aventurer sur son terrain de jeu, qu’importent la culture et le jargon aux antipodes de sa Normandie, il fonce tête baissée, même sans cape.

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