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L’indépendance énergétique est-elle possible ?

Fermer une centrale et construire des EPR. Le quinquennat d'Emmanuel Macron aura été pour le moins ambigu sur l'énergie alors que nous nous apprêtons à vivre une décennie charnière dans le domaine. Quelles sont nos perspectives pour obtenir l'indépendance énergétique ? Faisons un peu de lumière sur le sujet.

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© DR

Si le commerce ne garantit pas la paix, la guerre, elle, le torpille. Ou plutôt, elle torpille l’illusion que la dépendance énergétique ne se paye pas un jour en monnaie géopolitique. Avec le conflit en Ukraine, l’urgence d’acquérir notre souveraineté énergétique ne s’est jamais faite plus pressante. Si l’Union européenne déclare l’embargo sur le gaz et le pétrole russe, nous serons confrontés à de graves pénuries d’engrais, d’uranium, d’essence, de gaz donc, et d’électricité. L’État semble prendre enfin la mesure de la situation, après trente ans de destruction de la filière nucléaire, qui nous assurait une électricité presque propre (car neutre en CO2 ) et bon marché.

Bientôt, il faudra remplacer le pétrole, dont les stocks s’amenuisent. Parmi les candidats, les biocarburants « écolo » sonnent faux, et l’hydrogène « vert » fait craindre une nouvelle arnaque. Comment ferons-nous lorsque la moitié du parc automobile sera électrique ? Serons-nous capables d’extraire notre propre lithium de manière sûre, pour nous affranchir de nos importations russes et chinoises ? Nos sols regorgent d’énergie thermique qui nous permettrait de palier la pénurie de gaz, grâce à l’exploration géo thermique. Cette même technique permettrait d’extraire du lithium de nos aquifères profonds – inutilisables pour l’eau potable. D’une pierre, deux coups.

Lire aussi : ITER : la voie vers l’énergie illimitée

Enfin, il faudra que la France reprenne sa place de leader mondial du nucléaire. Les réacteurs de dernière génération, EPR 2 et SMR, promettent de fonctionner en recyclant les déchets hautement radioactifs de nos vieilles centrales. Des techniques françaises émergent pour régler le problème de la gestion longue de nos déchets les plus radioactifs: grâce à la transmutation par laser haute-impulsion, leur durée de vie radioactive passerait de centaines de milliers d’années à quelques dizaines d’années. Plus besoin de chercher un langage compréhensible pour alerter nos lointains successeurs.

Si ces nouvelles techniques nous feront gagner du temps, elles n’en resteront pas moins des palliatifs. Lorsque les stocks de gaz et d’uranium seront épuisés, faudra-t-il revenir à la bougie ? A priori, non. La fusion nucléaire porte en elle une promesse d’énergie propre et inépuisable, capable d’alimenter l’humanité jusqu’à son extinction ou sa migration. Une chance de paix et de survie, qu’il nous faut à tout prix saisir.

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