Skip to content

Marche pour la vie : « Tuer un enfant ne règle pas le mal-être féminin »

Depuis une vingtaine d’années, la Marche pour la vie continue de clamer, contre vents et marées, que l’avortement n’est pas une solution. Dans les frimas de ce mois de janvier, des milliers de personnes vont encore défiler pour le droit des embryons qu’on abat. Aliette Espieux, sa jeune porte-parole, justifie ce combat.

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

Chaque année depuis maintenant quatorze ans se tient la Marche pour la vie, mouvement dont vous êtes la porte-parole. Pouvez-vous nous en rappeler les objectifs ? 

Nous dénonçons la loi Veil qui autorise l’interruption volontaire de grossesse. Nous voulons son abrogation parce que nous combattons pour la préservation de la vie humaine. C’est l’objectif premier de notre mouvement, puisque c’est de là que découlent les dérives que nous connaissons aujourd’hui. Nous protestons ainsi contre les lois bioéthiques en faveur de la PMA et de la GPA, qui sont des suites logiques de l’avortement. Il était évident qu’à partir du moment où l’individu a obtenu les pleins pouvoirs sur la vie humaine in utero, l’enfant serait réduit au rang de marchandise. Ce qui est dramatique, c’est que toutes ces lois partent d’une pesudo-bonne intention : le prétexte invoqué lors de la légalisation de l’IVG en 1975 était la détresse des femmes, la FIV a été légalisée pour proposer une alternative aux couples qui n’arrivaient pas à avoir d’enfants et je pense qu’il en ira de même pour la GPA. Jouer sur cette détresse est pourtant un leurre qui voile la réalité de la vie de l’enfant. La loi Veil ajoute un mal à un autre mal. Tuer un enfant ne règle pas le mal-être féminin : il faut que le gouvernement travaille à régler cela de manière intrinsèque et non en reportant la faute sur l’embryon. C’est pour ces causes que se bat la Marche pour la Vie. 

Tuer un enfant ne règle pas le mal-être féminin : il faut que le gouvernement travaille à régler cela de manière intrinsèque et non en reportant la faute sur l’embryon

La prochaine Marche se tient le 16 janvier. Quels sont les enjeux de cet évènement ?

Cette année, la Marche pour la Vie est d’autant plus importante que la loi Gaillot, qui prévoit l’allongement de la date limite de l’IVG à 14 semaines, va être présentée au Sénat le 19 janvier. Cette proposition de loi est terrible, et même le corps médical est en grande majorité opposé à cette décision. Je veux dire à tous les Français qui se sentent lésés par cette aberration de venir manifester avec nous, et même de voter pour la vie en avril 2022, afin d’éviter que de telles choses ne se produisent à l’avenir. Je pense notamment à Éric Zemmour, qui est entouré de personnalités pro-vie (Philippe de Villiers, Jean- Frédéric Poisson) et qui s’est toujours positionné en faveur de la famille. 

Pensez-vous que la crise du coronavirus a porté un coup à la lutte pour la préservation de la vie?

Je ne pense pas, bien au contraire. L’année dernière, malgré la pandémie, nous avions tout de même pu organiser une manifestation immobile, avec cinq mille participants. Nous voyons depuis les confinements une recrudescence des jeunes qui s’engagent avec nous et qui nous accompagnent pendant nos actions, alors que nous ne connaissions pas ce phénomène il y a deux ans. Je n’irai pas jusqu’à faire l’éloge du Covid- 19, mais il faut reconnaître que depuis 2020, nous connaissons une hausse du nombre de militants. La maladie n’a pas altéré notre action. 

Lire aussi : IVG, mode d’emploi

Qu’attendez-vous du prochain mandat présidentiel sur les questions bioéthiques ?

J’attends que le futur occupant de l’Élysée se préoccupe de la vie. Même si je doute que les candidats de droite reviennent sur la loi Veil, je crois qu’ils ne porteront pas plus atteinte à la vie que ça n’a déjà été fait – je pense notamment à Zemmour, puisque Marine Le Pen reste très silencieuse sur le sujet. Ceux qui se disent attachés aux valeurs chrétiennes doivent aussi se revendiquer des valeurs familiales. La famille était auparavant le socle de la société, les traditionalistes doivent se le rappeler. 

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest