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Mort de Lucette Almanzor : « Ce fut une belle âme, discrète et élégante »

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Publié le

8 novembre 2019

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Lucette Alamanzor, veuve de Louis-Ferdinand Céline, vient de s’éteindre à l’âge de 107 ans. David Alliot, spécialiste de l’écrivain et biographe de Lucette, a accepté de répondre à quelques unes de nos questions.

 

Propos recueillis par Romaric Sangars

 

Comment se portait Lucette Almanzor, la dernière décennie de sa vie ?

 

Depuis ses 100 ans, elle ne recevait plus grand monde, seuls les intimes. Depuis trois, quatre ans, elle se trouvait dans un état assez végétatif : si sa tête fonctionnait toujours, malheureusement, le corps avait un peu lâché.

 

Jouait-elle toujours un rôle quant à l’œuvre de son mari ?

 

Depuis longtemps, c’est François Gibault (l’avocat et écrivain exécuteur testamentaire de Louis-Ferdinand Céline – ndlr) qui s’en occupait. Néanmoins, dans les grandes lignes, c’est elle qui disait oui ou non, et Maître Gibault assurait l’intendance.

 

Vous qui lui avez consacré un livre, comment résumeriez-vous le destin de cette femme de l’écrivain le plus célèbre et sulfureux du XXe siècle ?

 

C’était une personne très douce et très discrète. Elle a partagé la vie d’un grand écrivain et son quotidien ne devait pas être facile tous les jours, mais jusqu’au bout, elle était fidèle à sa mémoire.

 

Elle était complémentaire. Il était exubérant, elle était discrète. Il était radin, elle était dépensière… C’était l’union des contraires, le yin et le yang. Elle témoigna d’une fidélité à toute épreuve à l’œuvre et à la mémoire de son mari

 

Sa disparition pourrait-elle entraîner des découvertes biographiques sur Céline ?

Je ne pense pas… Ça fait quand même longtemps qu’on récure le sujet !

 

Quel rôle joua-t-elle auprès de Céline ?

Elle était complémentaire. Il était exubérant, elle était discrète. Il était radin, elle était dépensière… C’était l’union des contraires, le yin et le yang. Elle témoigna d’une fidélité à toute épreuve à l’œuvre et à la mémoire de son mari… Une constance malgré les circonstances et un contexte pas toujours facile. Elle n’a jamais douté de la postérité de son mari.

 

La « visite à Lucette » ne constituait-elle pas un rite obligatoire pour tout célinien accompli ?

Obligatoire, non, mais effectivement très désirée. Sauf que ne montait pas à Meudon qui voulait.

 

Lire aussi : Mourir en dada, mourir en Delerm

 

Et selon quels critères montait-on ?

Difficile de répondre. Tout d’abord, c’est François Gibault qui donnait l’autorisation. Ensuite, mieux valait être sympathique, drôle, fin, spirituel… Comme elle ne sortait plus beaucoup de Meudon, Lucette voulait savoir ce qui se passait dans Paris, se tenir au courant, et pour elle, une visite devait être un bon moment, pas un moment ennuyeux.

 

Comment la salueriez-vous avant son dernier voyage ?

 

e fut une belle âme, discrète et élégante.

 

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MADAME CÉLINE

David Alliot

Pierre-Guillaume de Roux

429 p. – 20€90

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