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Nice : le Pape nous a envoyés comme des brebis au milieu des loups

On recourt généralement à Bernanos et à ses Grands cimetières pour renvoyer la droite, et surtout la droite catholique, à ses contradictions, au soutien coupable qu’elle manifesta pour le combat meurtrier des troupes franquistes. C’est aujourd’hui dans un but tout contraire qu’il faut bien sûr penser au grand prophète royaliste : et c’est contre le Pape François et son entourage crétin qu’il faut lancer ses invectives.

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Oh, nul ne songe à remettre en cause la mystique qui anime le pape, dont la volonté de protéger les plus faibles est dans son origine juste et admirable. Mais après tout, quand les évêques espagnols bénissaient la guerre contre le communisme, avaient-ils moins d’honneur et moins de souci du plus faible ? Ce n’est donc pas tant le sentiment de fond qui est condamnable que l’aveuglement imbécile devant les circonstances, dont les conséquences, vues de France, deviennent impardonnables. Ce pape et ses sbires n’ont rien compris au temps, à l’époque, et ils sont déjà comptables d’assassinats exercés par leur pusillanimité.

Le pape François, quand il allait parader sous les caméras à Lampedusa, arrachant au monde des larmes devant le sort des noyés de Méditerranée, savait-il que son geste armait la main du grand guerrier d’Allah qui décapiterait une de ses ouailles, dévote de 60 ans sans défense que son chapelet, près du bénitier de la basilique de Nice ? Certes non. Mais il aurait dû le savoir, parce qu’on le lui avait dit ; mais il aurait dû le prévoir, parce qu’il est le bon berger. Et si Jésus nous avait prévenus : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups », c’est ainsi qu’il poursuivait : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis ». Et, à moins, que le pape ait mal lu, il ne s’agit pas de donner la vie de ses brebis, mais la sienne. Et c’est pourtant ce qu’il a fait.

Lire aussi : Le catho-communisme du pape François

Quel risque a-t-il pris quand, dans le confort du Vatican, au milieu de ses gardes suisses, il enjoignait aux Européens de détruire ce qui leur restait de frontières pour faire entrer toute l’arabité, toute l’africanité, toute l’orientalité du monde, sans se soucier une seconde des conséquences de ses prêches ? Puisqu’il nous envoie vers les périphéries de l’existence, nous le vénèrerons comme il se doit quand il viendra avec nous passer six mois dans une banlieue merdique, à Aulnay-sous-bois par exemple, au milieu des loups à barbe et à couteau, de leurs louves voilées, et de leurs louveteaux à mortier. On verra alors s’il prône toujours l’accueil du migrant et la destruction générale de nos mœurs et de notre civilisation. On verra s’il continue de croire les mensonges de son ami Al-Tayeb d’Al-Azhar, et si c’est bien une religion de tolérance et de paix à qui il fera face.

Heureusement, nous commençons d’avoir quelques évêques de France pour se dresser contre la barbarie dont ce pape a été la cause, involontaire encore une fois, voulons-nous désespérément croire. Mais il faudra bien que quelqu’un un jour assume l’immense risque qui aura conduit à ces décapitations. Il faudra bien que cessent un jour ces anathèmes proférés à notre encontre, nous, la méchante droite, quand nous n’avons fait qu’avertir et annoncer ce qui allait arriver. Et des anathèmes reçus depuis le siège de Pierre, ce qui pour un catholique demeure toujours lourd et violent.

François aura, bêtement, retourné des malheureux du sud contre des malheureux du nord. Qu’il prenne garde, la cognée est déjà au pied de l’arbre, et Rome autant que les chrétiens aveugles devront répondre de la guerre qu’ils ont précipitée.

Enfin, nous redécouvrons cette vérité que connut la chrétienté, qui est que si l’Église n’erre jamais pour la foi et les mœurs, en aucun cas elle ne doit faire notre politique, parce qu’elle n’est pas mandatée pour ça : « Qui m’a établi pour être votre juge ? » répondait Jésus aux imbéciles.

« C’est une folle imprudence d’avoir déraciné les imbéciles, poursuivait Bernanos deux mille ans plus tard, vérité qu’entrevoyait M. Maurice Barrès. Telle colonie d’imbéciles solidement fixée à son terroir natal, ainsi qu’un banc de moules au rocher, peut passer pour inoffensive et même fournir à l’État, à l’industrie un matériel précieux. L’imbécile est d’abord un être d’habitude du parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l’eau du lagon qui l’a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement des imbéciles d’un lieu à l’autre, elle les brasse avec une sorte de fureur. La gigantesque machine, tournant à pleine puissance, les engouffre par milliers, les sème à travers le monde, au gré de ses énormes caprices. Aucune autre société que la nôtre n’a fait une si prodigieuse consommation de ces malheureux ».

François aura, bêtement, retourné des malheureux du sud contre des malheureux du nord. Qu’il prenne garde, la cognée est déjà au pied de l’arbre, et Rome autant que les chrétiens aveugles devront répondre de la guerre qu’ils ont précipitée.

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