Skip to content

Pas de Champs-Elysées pour l’Armée

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
© DR

Comment notre sémillant président pouvait-il se démerder pour pourrir davantage le climat social post-covid ? On sent que les besogneux petits stagiaires se sont consciencieusement creusé leurs soupières citoyennes et festives pour oser nous pondre ce bijoux de créativité claqué au sol. Attention, c’est en deux temps : et si on annulait le défilé militaire du 14 juillet… pour le remplacer par un mini-hommage aux soignants ?

 

Passé l’hébétude provoqué par cette déclaration, on essaye de calculer le taux de mécontentement (de haine) suscité par cette dernière lubie fournie grâce à la fine fleur de nos institutions. Pour les soignants, d’abord. Cette mesure ne viendrait tout de même pas à point pour atténuer la grève annoncée pour le 16 juin, non ? Macron n’oserait pas leur refiler cette médaille en chocolat pour faire oublier les quelques deniers qu’il a vaguement jeté sur le cercueil de l’hôpital français, voyons.

 

Pour les militaires, ensuite. Ces hommes et ces femmes au service de leur pays, silencieux jusque dans leur énième ronde Sentinelle pour laquelle ils n’ont pas signé, se voient décliner le juste honneur de porter leurs armes au regard du peuple de France et du monde entier. Leurs conjoints, inquiets de voir le visage de l’être aimé sur un fatal fond bleu-blanc-rouge à chaque fois qu’ils allument leur écran, sont privés de la joie de partager à leurs proches et leurs enfants le combat et la fierté qu’ils vivent dans leur chair. Avons-nous si vite oublié le Sergent Morgan, le Brigadier Martynyouk et le Première classe Clément, morts pour la France en 2020 ?

 

Pour la discorde, enfin. On croirait cette mesure sortie du cerveau de Détritus, l’immonde semeur de zizanie d’Astérix.

 

On croirait cette mesure sortie du cerveau de Détritus, l’immonde semeur de zizanie d’Astérix.

 

On entend d’ici les conversations de boomers, bien en sécurité et prodigieusement soignés, à base de « oui mais les uns donnent la mort-han alors que les autres donnent la viiee-han. ». Soldats et soignants, normalement complémentaires, sont foutus dos à dos, comparés, jaugés à l’aune l’un de l’autre, dans un jeu de lutte horizontale bien maîtrisé par nos wannabe élites.

 

Ces élites Eco +, parlons-en : si les rassemblements de foule les révulsent à ce point, parce que ça fait trop de gens qui-ne-sont-rien au même endroit, qu’ils annulent tout, plutôt que de faire de bronx pour une demi-cérémonie par avance ridicule en comparaison.

 

Lire aussi : La trahison itinérante

 

Le gouvernement prévoit 2000 à 2500 invités VIP exclusivement. Cela fait 3 salles de concert indé, 10 églises pleines à craquer et 20 cars de gilets jaunes. Moins glamour mais plus concret. Le Président Macron a réussi l’exploit de remplacer ce qui aurait dû être une liesse populaire de rassemblement après une période difficile, en une cérémonie de la division torchée en catimini pour lui et ses quinze potes apparement tous immunisés au covid. On espère que les petits fours seront bons.

 

 

Domitille Faure

Partage

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest