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[RECENSION] : L’identité ou la mort, de Christian Vanneste

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Dans un monde dont l’individualisme forcené est illusoire tant il engendre de comportements grégaires, le repli communautaire sert de refuge. Un repli communautaire mortifère pour la nation française, non seulement parce que, comme le dit l’auteur, Christian Vanneste, « la France n’est pas un puzzle », mais parce que ce puzzle inverse la notion même de peuple et de majorité.

 

Chaque communauté, par essence très minoritaire, est forcément majoritaire chez elle. Et, au nom de ce constat, on en arrive à laisser imposer au peuple de France les caprices de chacune de ses minorités. La race est portée au pinacle, par ceux-là mêmes qui entendent faire interdire l’usage du mot, la religion est brandie comme identité par ceux qui nient celle de la France, sans parler des comportements privés des uns et des autres dans quelque domaine que ce soit.

 

L’auteur ne limite pas ce constat à la France. Au sommet de cet éclatement de la société, il y a la communauté de la super classe mondiale. Elle s’en nourrit comme les autres communautés. Qu’est-ce que Davos, s’interroge l’auteur, si ce n’est la coalition de la super classe mondiale, des médias, du spectacle ou du sport, qui « entend diriger le monde et définit, en anglais, ce qu’elle voudrait que soit l’avenir de la planète » ?

 

En oubliant plus ou moins volontairement que l’immigration d’aujourd’hui, en guise d’enrichissement, impose une culture allogène. Toute la différence entre immigration assimilée et colonisation.

 

À son service, « les idiots utiles du village planétaire » qui citent à l’envi les exemples de savants ou d’intellectuels étrangers venus enrichir la France de leur intelligence et de leur talent. En oubliant plus ou moins volontairement que l’immigration d’aujourd’hui, en guise d’enrichissement, impose une culture allogène. Toute la différence entre immigration assimilée et colonisation.

 

L’ouvrage s’achève par un chapitre intitulé SOS France qui fait le point des renoncements et de la cosmétique destinée à les habiller. De l’abandon de la réforme de la nationalité aux divers gadgets imaginés pour intégrer les populations allogènes, Christian Vanneste leur accorde la place qu’ils méritent, c’est-à-dire aucune. Et de citer Philippe Séguin il y a déjà vingt ans : « Le destin de chaque homme ne prend pleinement son sens que lorsqu’il s’inscrit dans un vaste projet collectif. Le lieu d’accomplissement de ce destin, c’est la Nation ! »

 

Lire aussi : « Grand remplacement » : la dynamique démographie

 

C’est la façon que l’auteur a choisie pour répondre à la question qu’il pose au tout début de l’ouvrage : « L’identité relève-t-elle [pour chaque individu] de sa tendance à être différent, voire à part, ou au contraire de l’enracinement, de la capacité à se sacrifier pour les autres avec lesquels on se sent une identité commune (…) Par sa mort, Charles Péguy a prouvé que les deux attitudes n’étaient pas incompatibles ! »

 

Agrégé de philosophie, ancien député RPR puis UMP, persécuté par des minorités diverses, sans que des responsables politiques d’une insigne lâcheté aient jugé utile de le soutenir au nom de la liberté, mais aussi de l’identité de la nation française, Christian Vanneste nous invite, encore une fois, à la réflexion qu’on essaie d’interdire sur ces thèmes cruciaux. Un ouvrage en appui de son engagement à la tête de plusieurs formations et cercles de réflexion : Le Rassemblement pour la France, La Droite Libre, Famille et Liberté.

 

 

L’identité ou la mort

par Christian Vanneste

Éditions Apopsix,

236 p.  20 €

 

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