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Romain Lopez : « L’enfant de Moissac que je suis a décidé de réagir »

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Romain Lopez © DR

Romain Lopez est responsable de la deuxième circonscription de Tarn et Garonne pour le Rassemblement National. Ancien assistant parlementaire de Marion Maréchal, il se lance aujourd’hui à l’assaut des municipales dans la ville de Moissac. Il revient pour nos lecteurs de l’Incorrect sur sa volonté d’union des droites à l’échelle locale pour le démarrage de sa campagne.

 

 

Pouvez-vous nous décrire votre lien avec Moissac et pourquoi avoir choisi cette ville pour s’y présenter ?

 

Je suis né à Moissac il y a bientôt 31 ans. J’y ai fait toute ma scolarité, de la maternelle au lycée. La plupart des jeunes de ma génération ont quitté la ville pour des raisons essentiellement professionnelles. Ce fut également mon cas puisque j’ai travaillé durant trois années à Paris, comme assistant de Marion Maréchal à l’Assemblée nationale. Comme beaucoup de mes concitoyens, à chaque fois que je revenais dans ma cité natale, je la reconnaissais de moins en moins car des nouveaux arrivants en provenance d’Europe de l’est, de plus en plus nombreux, imposent leur mode de vie au sein même de l’espace public, créant un basculement culturel qui déstabilise cette ville semi-rurale de 13 000 âmes. Même la gauche le reconnait dans ses tribunes municipales, c’est dire que le malaise est profond.

C’est pourquoi, l’enfant de Moissac que je suis a décidé de réagir et en voulant changer en profondeur les paradigmes qui guident l’actuelle équipe municipale. A savoir qu’aux politiques communautaristes actuellement en vigueur, comme par exemple des ateliers de cuisine bulgare, nous leur substituerons une politique d’assimilation visant à sensibiliser cette population aux coutumes et à l’histoire de notre ville.

Moissac est une commune où des vagues migratoires se sont succédé, mon propre patronyme en est le témoin… J’ai effectué ma scolarité au sein d’un quartier où l’immigration est historiquement importante : et pourtant, jamais il n’y avait eu de véritables problèmes de communautarisme. Issus de l’immigration portugaise, espagnole, maghrébine, tous les petits écoliers que nous étions vivaient en bonne harmonie, en bons camarades et nous nous retrouvions très souvent dans les différentes associations sportives et culturelles de la Ville, fiers de défendre les couleurs de Moissac à travers les compétitions sportives auxquelles nous participions. Malheureusement aujourd’hui, ce  « destin commun » moissagais vole en éclat au bénéfice d’un vivre côte-à-côte, source d’insécurités physiques et culturelles qui s’avèrent mortifères pour la ville, ses commerces, son dynamisme, sa réputation.

C’est pourquoi, l’enfant de Moissac que je suis a décidé de réagir et en voulant changer en profondeur les paradigmes qui guident l’actuelle équipe municipale. A savoir qu’aux politiques communautaristes actuellement en vigueur, comme par exemple des ateliers de cuisine bulgare, nous leur substituerons une politique d’assimilation visant à sensibiliser cette population aux coutumes et à l’histoire de notre ville. Aux politiques pédagogiques visant à lutter contre les incivilités qui gangrènent la ville, nous leur substituerons une politique de sanction et de tolérance zéro qui pacifiera le centre-ville et permettra aux Moissagais de retrouver la tranquillité, la salubrité, le bien-être.

Les Moissagais qui avaient voté en 2014 pour mettre un terme à trente ans de socialisme sont donc profondément déçus et se sentent trahis.

Quelle est l’historique politique de Moissac ?

 

Bien qu’étant enracinée depuis longtemps à droite sur le plan national, notre ville fut dirigée durant trois décennies par les Socialistes. Non pas grâce à leur politique, largement critiquée à juste titre par les Moissagais, mais grâce à la personnalité du député-maire Jean-Paul Nunzi, un homme chaleureux et sincèrement proche de ses administrés et des employés municipaux. Battu en 2014, son successeur, issu d’une liste UMP-UDI, n’a pas su nouer ce lien de proximité avec les Moissagais. Suite à sa décision de ne pas se représenter, des tensions ont éclaté au sein de son équipe, révélant les profondes divisions qui rongent la droite française : à savoir, des élus issus d’une droite assumée et des élus centristes penchant clairement à gauche. Ce sont ces derniers qui ont accaparé le leadership de la Majorité municipale, ce qui explique la continuité entre la politique de l’ex maire socialiste et celle de l’actuel maire de droite.

Les Moissagais qui avaient voté en 2014 pour mettre un terme à trente ans de socialisme sont donc profondément déçus et se sentent trahis. En effet, les privilégiés de l’ex maire socialiste continuent de bénéficier des faveurs de la municipalité, la médiation et la pédagogie continuent d’être les piliers de la politique de sécurité (des brochures en langue bulgare ont été éditées pour sensibiliser les habitants au respect des règles de vie ! ), les mêmes subventions pour des programmes bidons et inefficaces du style « médiation de rue » ou « ateliers du vivre-ensemble » continuent d’être versées, le matraquage fiscal des classes moyennes perdure.

Notre liste « Retrouvons Moissac » a vocation à incarner la droite moissagaise dans son ensemble, du RN aux LR. C’est-à-dire, une droite sociale (qui aide les individus méritants et non les profiteurs abusant des aides sociales), une droite populaire (différente de cette pseudo-droite bobo qui préfère les nouveaux-arrivants aux ouvriers et employés moissagais), une droite nationale (qui défend le principe d’assimilation, l’identité nationale et communale face aux communautarismes).

Pouvez-vous nous décrire votre démarche d’union des droites à Moissac?

 

Quand bien même les guerres entre partis ou idéologies n’ont pas lieu d’être dans une élection où les personnalités et les programmes priment, notamment dans une commune de la taille de Moissac, les réalités gauche-droite, solidement enracinées, n’ont pour autant pas disparu : elles fondent les priorités d’une municipalité. Ainsi, si la gauche reprend les rênes du pouvoir l’an prochain, son action sera guidée par la culture de l’excuse, de l’assistanat et du désordre. Si demain notre liste l’emporte, nos actions seront placées sous l’égide des valeurs suivantes : le mérite, l’autorité, la tradition, la transmission (de l’héritage culturel légué par nos anciens).

Notre liste « Retrouvons Moissac » a vocation à incarner la droite moissagaise dans son ensemble, du RN aux LR. C’est-à-dire, une droite sociale (qui aide les individus méritants et non les profiteurs abusant des aides sociales), une droite populaire (différente de cette pseudo-droite bobo qui préfère les nouveaux-arrivants aux ouvriers et employés moissagais), une droite nationale (qui défend le principe d’assimilation, l’identité nationale et communale face aux communautarismes). Ainsi, nous avons au sein de notre liste des candidats qui figuraient précédemment sur des listes RPR, ex-FN ou divers droite. Nous comptons également une ancienne élue municipale UMP ainsi que des familles moissagaises dont la filiation au gaullisme est bien connue. Dans notre commune, les électeurs LR et RN se confondent : ainsi, en 2014, le maire avait été élu grâce au report des voix des électeurs qui avaient choisi la liste Front National au premier tour. Visiblement, le maire et une bonne partie de ses adjoints l’ont oublié…

J’en profite pour lancer un appel aux élus de l’actuelle équipe municipale qui ne supportent pas les fourberies de certains de leurs collègues prêts à s’allier avec les socialos-macronistes en mars 2020, à nous rejoindre. En effet, des élus moissagais proche du Conseil départemental, ont pris en otage la municipalité avec l’assentiment du président du Département, un ex compagnon de route de Jean-Michel Baylet prêt à toutes les manœuvres pour conserver sa présidence aux départementales de 2021.

Bien évidemment, un Moissagais de droite n’aimant pas mieux sa ville qu’un Moissagais de gauche, nous en appelons aussi aux anciens électeurs de Jean-Paul Nunzi.

Les Moissagais qui ne veulent pas revoir les amis de l’ex maire socialiste revenir aux affaires l’an prochain, doivent s’unir autour de notre liste. Bien évidemment, un Moissagais de droite n’aimant pas mieux sa ville qu’un Moissagais de gauche, nous en appelons aussi aux anciens électeurs de Jean-Paul Nunzi. Je suis d’ailleurs étonné du nombre de Moissagais ayant voté Nunzi par le passé, nous dire qu’ils voteront pour notre liste en mars 2020.

 

Lire aussi : Bruno Lervoire : « La seule façon d’arriver au pouvoir est de rassembler tous les patriotes de bonne volonté »

 

Est-ce que des personnalités politiques vous soutiennent dans cette optique ? (Marion Maréchal, Robert Ménard ou Louis Aliot par exemple)

 

Les personnalités que vous citez sont déjà bien occupées dans leurs domaines respectifs ! Marion s’étant retirée de la politique, je ne crois pas qu’elle soutiendra des listes municipales. Mais si elle souhaite faire un tour par notre belle ville, elle est la bienvenue. L’expérience que j’ai vécue auprès d’elle a été une vraie richesse pour moi. Elle m’avait conseillé, entre les deux tours des législatives 2017, d’en appeler aux électeurs de droite. J’avais alors habillé mon affiche de campagne du slogan « l’union à droite ». Le vase communicant RN-LR s’était vérifié puisque dans la plupart des communes où le candidat LR était arrivé en tête au 1er tour, c’était ma candidature RN qui arrivait en tête au second. A Moissac, nous obtenions le meilleur pourcentage jamais enregistré par le RN de 49.76%, grâce au report massif des électeurs LR. A l’époque, plusieurs élus de la Majorité municipale m’avaient soutenu plus ou moins publiquement pour battre la député sortante PRG.

Je peux également citer Cahors et Fronton, où mes amis Bruno Lervoire et Julien Léonardelli ont réussi à rallier des anciens adjoints UMP.

Est-ce que cette dynamique d’union des droites se retrouvent dans les autres villes voisines de Moissac ?

 

Au lendemain des Législatives, des responsables locaux du RN ont décidé de s’investir dans la commune de Beaumont-de-Lomagne, actuellement dirigée par un édile PRG. Un collectif a émergé au sein duquel se retrouvent des adhérents RN, des élus LR et la suppléante de l’actuel sénateur LR de Tarn-et-Garonne. La liste qu’ils présenteront sera, je le pense, en mesure de battre le PRG. Je peux également citer Cahors et Fronton, où mes amis Bruno Lervoire et Julien Léonardelli ont réussi à rallier des anciens adjoints UMP.

Mon jeune âge et mon statut de père de famille m’interdisent d’être pessimiste.

Que promettez-vous aux Moissagais en cas d’élection à la mairie de la ville?

 

Si je me présente à eux, ce n’est pas en homme politique mais en enfant de Moissac ; un enfant qui voudra que ses propres enfants grandissent dans une ville qu’ils aimeront et dans laquelle ils se sentiront bien. Moissac est un joyau architectural entouré d’un fabuleux patrimoine naturel. Il ne manque plus qu’une équipe municipale dynamique qui réveillera les talents sommeillant en chaque Moissagais. Mon jeune âge et mon statut de père de famille m’interdisent d’être pessimiste. Oui, notre ville connait de multiples problèmes mais notre passion pour Moissac nous aidera à retrouver une ville dynamique, prospère, agréable à vivre.

Solide sur mes valeurs et mes convictions, je ferai tout pour redonner l’envie aux Moissagais de fréquenter leur cœur de ville, je ferai tout pour que nos retraités se baladent sereinement dans nos rues, que mon grand-père et tous les séniors vivant en ville, ne soient plus obligés de supporter les tapages et les incivilités.

Je ne me hasarderai pas à des promesses que je ne tiendrai pas. Mais, solide sur mes valeurs et mes convictions, je ferai tout pour redonner l’envie aux Moissagais de fréquenter leur cœur de ville, je ferai tout pour que nos retraités se baladent sereinement dans nos rues, que mon grand-père et tous les séniors vivant en ville, ne soient plus obligés de supporter les tapages et les incivilités. Je ferai tout pour que les Moissagais se sentent écoutés par leurs élus, protégés par leur police. Je ferai tout pour que Moissac vive de ses talents et de ses emplois et non plus des subventions de la Politique de la Ville ; je ferai tout pour mettre en place les conditions favorisant l’emploi pour nos jeunes et qu’ils aient envie de fonder une famille dans leur ville.

 

 

 

Propos recueillis par Romain Demars

 

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