L’anticléricalisme existe toujours, même si le cléricalisme est mort. C’est le constat qu’on peut faire en regardant de plus près l’affaire qui se déroule actuellement aux Sables d’Olonne où la laïcité, en croyant s’opposer à la religion, s’oppose en fait à la tradition.
Depuis 1935, une statue de saint Michel était installée dans l’enceinte d’une école privée de la ville. Seulement voilà, depuis 2017, l’école a été fermée, puis détruite et la statue a été déplacée sur le parvis de l’église… Saint-Michel. Logique, non ? Pas tant que ça pour l’association « Libre pensée en Vendée » qui a saisi le tribunal de Nantes pour la faire retirer en vertu de la loi de 1905. L’instance judiciaire a donné raison le 16 décembre à l’association, et le maire a fait appel.
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« Libre pensée en Vendée » est un conglomérat de boomers laïcards qui craignent bien plus la survie de l’histoire chrétienne de la France que la montée de l’islam. Faisant fi de la volonté du peuple qui s’oppose à ce déboulonnage, l’association signe et persiste, même contre le réel : « Les citoyens n’ont pas à se faire imposer par la puissance publique un point de vue particulier, en l’occurrence religieux »,explique son président Jean Regourd.
Car en sus de l’opposition du maire, le 5 mars près de 5000 habitants de la ville ont voté pour le maintien de la statue de l’Archange à près de 95%. Si cette consultation n’a aucune valeur légale, elle devrait au moins pouvoir peser dans le jugement auprès duquel le maire a fait appel. Mais un score aussi élevé, même s’il n’a réuni que 10% des habitants de la ville, montre également l’attachement de ce peuple à son histoire et à son patrimoine. Yannick Moreau va d’ailleurs tout à fait dans ce sens puisqu’il a placardé en guise de vœux des images de la statue dans toute la ville avec le message : « Une histoire indéboulonnable ».





