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Kiss my Haas ! ou Jawad B., cherche associé pour point de vente de cocaïne

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Tour d’horizon de l’actualité, c’est la semaine politique de L’Incorrect

 

Jawad Bendaoud peut souffler !

Sa réputation lavée, il lui sera plus aisé de trouver un associé pour son projet de point de vente de cocaïne. Après avoir été détenu 27 mois à l’isolement, l’homme est désormais libre, au contraire de Mohamed Soumah et Youssef Aït Boulahcen (frère d’Hasna), respectivement condamnés à cinq ans de prison ferme et à quatre ans de prison, dont un an avec sursis. Jawad n’a pas été condamné car les juges ont estimé qu’il n’avait pas connaissance du fait que les personnes qu’il hébergeait préparaient un attentat. À l’annonce de la relaxe, le parquet a interjeté appel. Sous l’aspect comique du personnage, devenu un meme internet, se cache un sombre voyou multirécidiviste, déjà condamné pour l’assassinat « par accident » de son meilleur ami à l’aide d’une feuille de boucher. Jawad Bendaoud est désormais en mesure de demander une indemnisation pour la période de détention « injustifiée ».

 

Encore un rebondissement dans « l’affaire Théo »

Encore un rebondissement dans le cadre de « l’affaire Théo », du prénom de ce jeune Aulnaysien qui défraie la chronique depuis le début de l’année 2017. À en croire une nouvelle expertise médicale, le coup de matraque n’aurait pas été « contraire aux règles de l’art ». En outre, la seconde expertise médicale affirme que la matraque n’aurait pas pénétré l’anus de Théo Luhaka, ce qui pourrait conduire à une requalification des faits, confirmant le rapport de l’IGPN du 8 février 2017. Il y a quelques semaines, les images captées par les caméras de vidéosurveillance diffusées par Europe 1 montraient clairement que Théo Luhaka s’était violemment rebellé contre les policiers en tentant de se soustraire à un contrôle d’identité. Les quatre policiers traînés dans la boue, par les médias comme par une large part de la classe politique, droite et gauche confondues, ne seraient donc coupables de rien. Souvenez-vous, à peine 48 h après la médiatisation du cas Théo, le parquet de Bobigny avait voulu requalifier les faits présumés de « viol » en « violences aggravées ». Une décision qui avait suscité l’ire de la famille Luhaka, soutenue pour l’occasion par Bruno Beschizza (maire d’Aulnay-sous-Bois), puis conduit à la mise en examen pour « viol » du quatrième policier visé dans l’enquête. Comment les responsables de cette manipulation de l’opinion publique à grande échelle peuvent-ils espérer être pris au sérieux à présent ? Preuve est faite que le tribunal médiatique ne rend pas la justice.

 

Le politiquement correct jusque dans les jeux vidéos

Ah, la Bohême du XVème siècle, ses LGBT, ses immigrés africains ! Il y a comme un hic, non ? La sortie du jeu de rôle vidéoludique Kingdom Come Deliverance le  13 février a généré une nouvelle polémique absurde, une de trop serait-on tenté d’écrire. Habituellement mesuré, le webzine Numerama s’est fendu d’une tribune attaquant le créateur tchèque du jeu, Daniel Vavra, accusé d’avoir oublié d’intégrer des personnes de couleur dans le scénario de son RPG … censé se dérouler dans un univers médiéval réaliste ! Faut-il prendre au sérieux les injonctions des activistes et des social justice warriors révisionnistes qui entendent totalement récrire l’Histoire de l’Europe ? « Enfin, d’après nos propres recherches, il était tout à fait possible, bien que rare, de croiser une personne noire ou un marchand d’esclaves arabe entre Sázava et Rataje nad Sázavou, à l’aube du XVe siècle. Ne pas représenter ces populations est donc un choix qui n’est en aucun cas fondé sur un consensus historique, comme le prétend pourtant Daniel Vávra », écrit Olbius de Numerama. Puis, il ajoute, un peu plus loin dans le corps du texte : « Mais, s’il est effectivement possible que tous les habitants d’une aire de jeu de 9km² soient blancs, il serait peut-être judicieux d’assumer qu’il s’agit là d’un arbitrage créatif et non historique ». Se passe de commentaires supplémentaires, tant il apparaît évident que l’ultra-majorité, sinon la totalité de la population de l’époque, était d’origine européenne…

 

Une réforme des successions imposée par l’Union européenne

La réforme était passée relativement inaperçue, mais, depuis le 17 août 2015, les successions ouvertes à compter de cette date sont encadrées par le Règlement européen n°650/2012 du 4 juillet 2012 adopté par les États membres de l’Union européenne, dont la France. As always quand il s’agit de l’Union européenne, l’objectif du règlement était de « simplifier » le traitement des successions internationales et d’unifier les règles continentales en la matière. En résumé, la loi applicable aux successions internationales est dorénavant celle de la dernière résidence principale du défunt, pour tous les biens compris dans la succession, y compris les biens immobiliers situés sur le territoire français. Une règle à laquelle il faudra s’habituer, mise en lumière par le cas Johnny Hallyday, qui risque de s’étirer sur une décennie, et, pourquoi pas, de monter en cassation. Extrêmement complexe, la succession de l’icône entraîne des réactions intéressantes. En « déshéritant » ses enfants au profit de sa dernière épouse et des fillettes qu’ils avaient adoptées, Johnny Hallyday a réveillé quelque chose chez les Français. Le Code civil de 1804 prévoyait une « réserve héréditaire » d’Ordre public en faveur des enfants, jamais remise en cause depuis. Le principe de la réserve héréditaire privilégie la transmission du patrimoine aux descendants pour les protéger. À l’opposé, certains États américains, comme la Californie, accordent une liberté totale au défunt. D’un côté, la société française, de droit latin, traditionnellement attachée à la famille. De l’autre, la société américaine, plus liquide. Peu étonnant, donc, que les Français, à l’image d’Eddy Mitchell, soutiennent plutôt les enfants des premiers lits de Johnny Hallyday, David et Laura, face à une Laeticia dépeinte, peut-être à juste titre, en marâtre cruelle et égoïste. Sur le plan juridique, deux difficultés principales seront étudiées par la justice française : la validité du testament, Johnny Hallyday étant malade au moment de tester, peut-être n’était-il pas en capacité de tester ; la détermination de la résidence principale de ce dernier. Ce cas pourra aussi présenter des problèmes de conflits de juridiction, ou litispendance. La bataille judicaire s’annonce terrible !

 

Elon Musk en passe de conquérir le monde ?

À mi-chemin entre Lex Luthor et Bruce Wayne, Elon Musk lance ce week-end les deux premiers satellites d’une immense flotte destinée à fournir l’internet à très haut débit sur l’intégralité du globe terrestre. Space X s’apprête à écraser la concurrence, grâce à un visionnaire qui force notre admiration. À nous, Français et Européens, de ne pas lui laisser une trop grande avance, comme nous l’avons malheureusement fait avec la Silicon Valley.

Lire aussi : Elon Musk contre le commissariat aux plans

 

Prisons : plus d’un détenu sur cinq est de nationalité étrangère

Plus d’un détenu sur cinq est de nationalité étrangère, dans les prisons françaises. Les plus représentés d’entre les étrangers étant les Algériens, les Marocains, les Roumains et les Tunisiens. Quelle surprise ! Un sujet évoqué cette semaine par Nicolas Bay, eurodéputé Front national, et Guillaume Larrivé, député Les Républicains. On est en droit de penser que la France a plus un problème d’immigration qu’un problème de délinquance, surtout si l’on garde à l’esprit que ce chiffre ne prend pas en considération l’origine des prisonniers.

 

Kiss my Haas !

Caroline de Haas l’affirme : un homme sur trois, voire sur deux, est un agresseur sexuel potentiel. Mettre les hommes en prison pour des intentions qu’on leur prête, dans l’esprit de Minority Report, serait un bon moyen de faire diminuer le pourcentage d’étrangers parmi la population carcérale.

Allemagne et Italie vivent des heures politiques difficiles ou historiques.

Dans un sondage Infratest dimap, le SPD est donné à 16 %, soit son plus faible total depuis le XIXème siècle, à tout juste un point de l’AfD, deux points des Verts et 4 points de Die Linke (extrême gauche) ! Chez nos amis transalpins, la situation n’est pas beaucoup plus claire, le futur visage de la coalition qui gouvernera l’Italie peinant à se dessiner. En toute logique, toutefois, Forza Italia devrait mener une union de la droite avec une Lega à un très haut niveau. Le parti en tête sera probablement le Mouvement 5 Etoiles, sorte d’OVNI post-politique d’extrême centre ou le Parti démocrate toujours dans la course mais sans alliés.

Lire aussi l’article sur le conservatisme italien

 

Le Média s’est ridiculisé lors de L’Emission Politique

Le Média s’est ridiculisé lors de L’Emission Politique, en raillant les deux lycéens qui ont débattu avec Jean-Michel Blanquer parce qu’ils portaient des vestes de costumes. Le compte twitter du média, proche de Jean-Luc Mélenchon, a ainsi twitté une photo des deux jeunes hommes, légendée d’un extrait d’une chanson des Inconnus « Auteuil Neuilly Passy tel est notre ghetto ». Manque de bol, l’un d’entre eux était un fils de postiers qui avait économisé pour s’acheter des vestes. Du reste, un jeune doit-il obligatoirement se vêtir en « jeune » ? Le Média n’est qu’un avatar de plus de la société du spectacle qu’il entend pourtant dénoncer.

 

Laurent Wauquiez se lâche…

« Si on veut que ce lieu reste un espace de liberté, il faut que tout reste entre nous. Donc, pas de tweets. Pas de posts sur les réseaux sociaux », lâchait Laurent Wauquiez en préambule d’un cours qu’il a donné à l’EM Lyon. Raté ! Tout, mais alors tout, a immédiatement fuité dans les médias, l’émission Quotidien ayant diffusé un enregistrement de cette intervention.  Et quel enregistrement… Laurent Wauquiez se lâche, vise explicitement plusieurs personnalités politiques de renom. Humble, Laurent Wauquiez croit d’abord savoir qu’Emmanuel Macron s’est inspiré de son propre style : « Le Président de la République, Macron, lui pour faire cool, il fait comme moi. Il se met en bras de chemises ». Soit, cela reste dans le domaine de l’acceptable, quoiqu’un peu grotesque. Non, ce qui a vraiment mis le feu aux poudres, ce sont les déclarations sur Gérald Darmanin, un « Cahuzac puissance 10 » qui saurait très bien « ce qu’il a fait », auquel il ne prévoit pas « un grand destin », et sur Nicolas Sarkozy, qu’il suspecte d’avoir espionné ses propres ministres. L’actuel président des Républicains affirme aussi que la France devrait affronter d’énormes problèmes de sécurité dans les quatre prochaines années. Pour lui, aucun doute, « ça va péter très très mal et très très dur ». Espèrerait-il qu’une telle situation puisse le conduire à l’Elysée ? Peu à l’aise après la révélation de ces déclarations étonnantes, Laurent Wauquiez a menacé l’émission Quotidien de poursuites judicaires. Deux hypothèses sont sur la table. La première est que Laurent Wauquiez savait ce qu’il faisait, et aurait donc laissé sortir l’information pour renforcer son image d’homme d’une droite « décomplexée ». Cela semble vraiment peu probable. La seconde, plus crédible : Laurent Wauquiez se serait tout simplement laissé prendre au piège, grisé par un auditoire certainement admiratif. Si tel est le cas, le chemin est encore long…

Lire aussi l’interview de Mael de Calan 

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