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TRIBUNE : La macronie : entre emballement diversitaire et reniement français

Sira Sylla, députée LREM de Seine-Maritime, propose de pouvoir déduire de ses revenus (et donc de ses impôts) les frais de transfert des envois de fonds en direction de l'Afrique. Suite à une opération de Génération identitaire destinée à faire connaître cette proposition au grand public, une polémique a été déclenchée. Jean Messiha, Délégué national RN, analyse la séquence politique et décrypte ses enjeux réels.

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© Génération identaire

« Ignoble ! », « haineux ! », « raciste ! » : ainsi tonnait le trio Castex, Darmanin, Schiappa le 25 juillet dernier, suivi comme un seul homme par presque tous les médias, au premier rang desquels BFMTV bien sûr, et dans la foulée, le reste de la caste politico-médiatique.

Que diantre s’était-il passé pour que nous ayons droit à de telles révulsions ? Un groupe de skinheads avait-il poussé dans la Seine un Maghrébin ou un Subsaharien ? Un groupuscule de l’ultra-droite avait-il attaqué un foyer pour migrants à coups de cocktail Molotov ? Que nenni ! Il s’agit en l’occurrence de cinq jeunes du groupe Génération Identitaire qui se sont pris en photo plus tôt dans la journée devant la permanence vide de la députée LREM Sira Sylla pour dénoncer, à coups de pancartes et de banderoles, une obscure proposition de loi dans laquelle ils voyaient un biais communautariste d’ailleurs assez incontestable. Insultes racistes ? Dégradations ? Confrontation physique ? Slogans sonores ? Rien de tout cela. Attaque raciste ? « Caractérisée même ! » répondent les « progressistes ». Mais comme un tel acte constitue un délit grave au sens pénal, comment se fait-il que ces jeunes n’aient pas été inquiétés par la justice ? Le cas échéant, celle-ci eut été trop heureuse de pouvoir se payer des « petits fachos », comme les qualifient les « humanistes » et autres « progressistes » ?

« Ah mais avec ces gens-là, on commence avec des banderoles et on finit en pogroms », diront les bien-pensants. La vérité c’est que notre pays n’est pas menacé par de fantasmatiques futures « nuits de cristal » contre des minorités, mais par la violence croissante de certaines minorités contre le peuple historique et les immigrés assimilés

Quelques jours plus tard, Patrick Chaimovitch, le nouveau maire gauchiste et immigrationniste estampillé EELV de l’importante ville de Colombes (92), comparait, dans un discours soigneusement préparé, nos forces de l’ordre à la police de Vichy qui avait procédé à la rafle du Vel d’Hiv, au prétexte que nos policiers et gendarmes interpellent des migrants en situation irrégulière. Accusation ignoblissime s’il en est. Réaction de Castex ? Je n’en ai trouvé nulle trace. Darmanin s’est fendu d’une déclaration qualifiant ces accusations monstrueuses de « scandaleuses » et « inacceptables » et, sous la pression des syndicats, a fini par porter plainte contre l’édile indigne. Donc rien d’ « ignoble » et de « haineux » à assimiler nos flics d’aujourd’hui aux sinistres individus qui il y a plus de 70 ans ont accepté d’exécuter des ordres innommables. Circulez, y a rien à voir.

Mais revenons à la genèse de cette affaire. Qu’est-ce qui a poussé le groupe Génération Identitaire à procéder à cette micro-manif ? Une proposition de loi soutenue par Sira Sylla députée LREM de Seine-Maritime et son collègue Vincent Ledoux du groupe AGIR. Pour mémoire, AGIR rassemble ces députés félons qui se sont fait élire en juin 2017 sous l’étiquette Les Républicains pour, peu après, « aller à la soupe » et servir Macron. Repoussée par le gouvernement, la proposition Sylla consistait à pouvoir déduire de ses revenus (et donc de ses impôts) en France les frais de transfert pour les envois de fonds auxquels se livre la diaspora africaine afin d’aider les familles et proches restés « au pays ». Parmi les considérants, figurait le niveau soi-disant exorbitant de ces frais. Vérification faite sur le site de la plus grande et la plus connue des institutions de transfert de fonds au monde, Western Union, par ailleurs très présente en France, envoyer 300 euros au Sénégal coûte 3,90 euros. Une fortune en effet !

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L’essentiel de la diaspora africaine étant en dessous du seuil d’imposition, cette mesure n’avait aucun impact réel, ce qu’admet d’ailleurs la députée. Il s’agissait donc d’une pure opération de com’ dont l’objectif communautariste était évident. Est-ce que cela valait cette réponse du groupe Génération Identitaire ? Elle n’était pas très judicieuse sur la forme, d’autant qu’elle ne s’en prenait qu’à Sira Sylla (une « afro-descendante ») et pas à Vincent Ledoux (un « blanc ») tout aussi impliqué. À leur corps défendant, ils ont donné du grain à moudre à ceux qui détestent ces jeunes que l’on ne peut pas accuser de suprématisme blanc, mais qui défendent très clairement l’identité européenne de la France métropolitaine. Une telle défense relève du crime entre les crimes face à la volonté « humaniste » et « progressiste » de laisser l’Hexagone se transformer en colonie de peuplement maghrébine et subsaharienne et à la lâcheté d’une droite qui se dit « gaulliste » mais qui a tout abandonné des idéaux souverainistes et identitaires du plus grand des Français.

« Ah mais avec ces gens-là, on commence avec des banderoles et on finit en pogroms » diront les bien-pensants. La vérité c’est que notre pays n’est pas menacé par de fantasmatiques futures « nuits de cristal » contre des minorités, mais par la violence croissante de certaines minorités contre le peuple historique et les immigrés assimilés. Cette affaire reflète bien le biais communautariste de certains élus issus de la diversité.

Sira Sylla est pourtant un bon exemple de la méritocratie républicaine non-raciale qui est une réalité malgré les dénégations de tout ce que ce pays compte de haineux contre la France, qu’ils appartiennent à l’extrême-gauche « insoumise », la gauche qui se dit républicaine tout en étant antinationale et jusqu’à la nébuleuse racialiste et décoloniale. Née en France d’un chauffeur de bus sénégalais, dans une fratrie de 11 enfants vivant dans un quartier populaire, elle a dû, comme n’importe quelle Française du même niveau social, se battre pour se faire sa place et devenir avocate. On lui reconnaîtra un indubitable flair politique pour s’engager dans le mouvement « En Marche » puisqu’elle en fut récompensée par cette sélection inespérée à la candidature pour le parti du président dans une circonscription précédemment détenue par Fabius, donc assez confortable.

La beauté de ces envolées lyriques se fracasse pourtant sur la brutalité des chiffres. Avec 7 % des exportations totales de la France (comme de l’Europe d’ailleurs), un montant d’investissements assez minime et des matières premières végétales et minérales que l’on peut trouver tout autant en Asie, en Amérique du Nord et du Sud ainsi que sur le continent australien, l’Afrique représente en réalité assez peu dans notre vie économique

À peine élue, Syra Sylla ne fait pas mystère de son engagement : l’Afrique ! Je la cite : « Je suis Française de parents issus du Sénégal et ce continent, je le regarde avec amour ». Ou : « Il y a de telles forces vives au Sénégal. Il y a un tel potentiel en Afrique en général qu’on ne peut pas se permettre de laisser un continent mourir. Parce que si l’Afrique meurt, c’est l’Europe et le monde qui meurent ». La beauté de ces envolées lyriques se fracasse pourtant sur la brutalité des chiffres. Avec 7 % des exportations totales de la France (comme de l’Europe d’ailleurs), un montant d’investissements assez minime et des matières premières végétales et minérales que l’on peut trouver tout autant en Asie, en Amérique du Nord et du Sud ainsi que sur le continent australien, l’Afrique représente en réalité assez peu dans notre vie économique. Son bilan est plutôt celui d’un immense gâchis pour plus d’un milliard de femmes et d’hommes qui méritent mille fois mieux que les élites corrompues, tribalistes, incompétentes et violentes qui n’ont pas bâti grand-chose sur la modernité développementale et intellectuelle laissée par la colonisation. En fait, la réalité est plus triviale : quand l’Afrique « se meurt », elle se déverse sur l’Europe.

Après tout, si cette femme veut baser sa mandature sur la promotion de son continent ou de son pays d’origine à l’Assemblée nationale, les électeurs de sa circonscription en tireront les conclusions au printemps 2022. Mais la scénette surréaliste jouée par le gouvernement et ses députés après la microscopique action des jeunes identitaires reflète ce nouveau « en même temps » que nous joue Macron :

  • D’une part, emprunter la lexicologie du Rassemblement National pour décrire le réel et rassurer l’électorat centriste du président de plus en plus inquiet de la dissolution sociétale en cours. Le réel, c’est l’ensauvagement et le séparatisme islamiste que l’Élysée ne veut pas « ethniciser » même si certaines immigrations constituent à l’évidence le creuset de ces phénomènes que nous prévoyons depuis de longues années, ce que l’on nous reproche avec violence avec comme formules minimales les traditionnelles « comment osez-vous ? » ou « vous n’avez pas honte ? » ou « vous divisez les Français » ;
  • D’autre part, donner des gages à l’aile gauche de la « macronie » en en faisant « des tonnes » sur l’incident Sylla, alors qu’on laisse l’extrême gauche estudiantine faire régner, en toute impunité, la violence sectaire dans nos universités en menaçant leurs autorités de troubles et parfois de passer aux actes si des intervenants qui « pensent mal » sont invités à débattre.

C’est dans cet esprit que s’inscrit le caméléon Gérald Moussa Darmanin (c’est lui qui a attiré notre attention collective sur son second prénom, donc utilisons-le). Dès le 21 juillet, le ministre de l’Intérieur se rendait, avec le ministre délégué aux Transports, à Albon sur l’A7 pour rendre hommage aux victimes, d’origine maghrébine, d’un terrible accident de la route faisant cinq petites victimes. Mais il choisissait délibérément de ne pas faire les 66 kilomètres qui le séparaient de Lyon pour rendre hommage à Axelle Dorier, une jeune Française tuée par Youssef T. dans des conditions de barbarie qui ont choqué la France entière. La victime était sans doute trop blanche et le tueur sans doute trop typé pour la propagande du « vivre ensemble ». Par une méchante loi des séries, quelques jours plus tard dans l’Aisne, quatre enfants étaient tués dans un accident de voiture. Fleurant sans doute trop le terroir local pour l’offensive de charme diversitaire de la macronie, ils n’auront droit qu’au déplacement du ministre délégué. Le ministre de l’Intérieur Darmanin, n’y voyant aucun capital politique à glaner, s’est abstenu.

Le 29 juillet, en dehors de tout anniversaire mémoriel de la Grande Guerre, il est à Douaumont avec force couverture médiatique pour rendre un hommage exclusif aux soldats musulmans morts pour la France (70 000 sur 1,4 million soit 5 %). Dans mes 42 ans de vie en France, je n’ai jamais entendu un ministre rendre hommage aux soldats chrétiens, juifs ou bouddhistes (42 000 tirailleurs indochinois) sur la base de leur religion. Darmanin martèle que « les soldats musulmans ont fait la France », alors que jamais un tel hommage ne serait prononcé en mémoire des combattants qui croyaient en Jésus, immensément majoritaires à l’époque. Bah oui, le cas échéant ce serait porter atteinte à la laïcité et provoquerait des convulsions tonicocloniques au monde « laïcard ».

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Les Français seront-ils dupes de ces manœuvres élyséennes ? Ne verront-ils pas une continuité dans la longue litanie de ces numéros d’équilibristes que nous ont joués successivement Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et aujourd’hui Macron ? Un haussement de ton et un ministre de l’Intérieur réputé « à poigne » pour tenter de répondre à une opinion qui se cabre face aux assauts délictuels, criminels et terroristes qu’elle subit. Mais surtout pas question de remettre en cause le modèle migratoire, la fameuse « ouverture » source de ce délitement identitaire à qui nous devons le séparatisme islamique et son corollaire, le djihadisme, ainsi que, plus généralement, ce « terrorisme du quotidien » que des minorités infligent à notre pays.

Face à ces agressions aussi violentes que réitérées contre la France et son peuple, ce n’est plus d’équilibre dont nous avons besoin. Mais d’un assaut républicain contre tout et tous ceux qui défont la France.

Par Jean MESSIHA Délégué national du Rassemblement National

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