Skip to content

Troisième dose : il y aura des morts

La généralisation de la troisième dose pour les personnes à risques va poser à plus grande ampleur encore la question de la mortalité causée par les vaccins. Or, la multiplication des témoignages individuels sur internet ne démontre en rien la nocivité du vaccin, et en dit beaucoup plus sur l'intention de leurs auteurs.

Partage

© DR

C’est une petite musique qui montait, qui montait : la troisième dose de vaccin anticovid, recommandée depuis plusieurs semaines pour les personnes âgées ou immunodéprimées, est donc devenue obligatoire pour maintenir la validité de leur passe sanitaire.

De fait, les alertes qui fleurissent partout sur les internets ne semblent pas près de s’arrêter : partout, en France et dans le monde, des gens vaccinés meurent, nous dit-on. De plus en plus de personnes peuvent citer un proche, ou un moins proche, qui a connu après avoir été vacciné un événement médical parfois fatal. Prenons quelques chiffres. Chaque année en France, environ 600 000 personnes décèdent (chiffre 2019, le chiffre 2020 est de 655 000 en raison des circonstances exceptionnelles). 75% de la population est vaccinée. Dans les douze prochains mois, il y a donc 450 000 personnes vaccinées qui vont décéder, et même davantage, puisque les plus âgés sont à la fois les plus vaccinés et les plus vulnérables. La tentation sera grande, à chaque fois, d’attribuer ce décès au vaccin. Faut-il pour autant y céder ?

Des signalements individuels aussi émouvants soient-ils ne peuvent pas démontrer la dangerosité du vaccin. La seule chose qu’ils démontrent, c’est l’intérêt que leur auteur a à faire croire que le vaccin est dangereux

Nous avons tous le désir secret de chercher des causes compliquées à des phénomènes simples, ou de voir dans les aléas de la vie des signes des phénomènes cachés que nous espérons vrais. Or beaucoup espèrent que l’hypothèse du scandale vaccinal soit vraie, car elle donnerait raison à des mois de défiance contre les autorités politiques ou sanitaires.

Des signalements individuels aussi émouvants soient-ils ne peuvent pas démontrer la dangerosité du vaccin. La seule chose qu’ils démontrent, c’est l’intérêt que leur auteur a à faire croire que le vaccin est dangereux : soit parce qu’il a besoin de se rassurer lui-même et de conforter sa peur de la piqûre ; soit parce qu’il a compris la notoriété et donc l’argent qu’il a à gagner en confortant son public dans leur crainte du vaccin, et donc en le mettant en danger.

Alors, oui, il y aura dans les 12 mois qui viennent plus de 450 000 personnes qui vont mourir en étant vaccinées, et des milliers en ayant reçu trois doses. C’est un scoop chaque fois renouvelé : même s’il sauve chaque jour des vies, le vaccin ne rend pas immortel.

Lire aussi : Didier Raoult est-il un charlatan ?

La peur du vaccin en revanche peut rendre riche ou célèbre. Le 11 novembre, Pierre Barnérias, auteur du film délirant « Hold-Up » qui lui avait permis de gagner plus de 500 000 euros en quelques semaines, récidive en publiant un nouveau documentaire. Sa bande-annonce nous fait miroiter une profusion d’arguments d’autorité et de signalements de cas individuels. On ne compte plus, par ailleurs, les escrocs en tous genres qui profitent de la défiance vaccinale pour tenter de se faire connaître.

Combien de personnes sont aujourd’hui mortes du Covid pour s’être laissées convaincre qu’elles ne devaient pas s’en protéger ? Combien d’argent a-t-il été ainsi empoché, par les dons ou les ventes de contenus, pour nourrir ces manipulateurs ? Combien de temps allons-nous encore nous laisser diviser et ridiculiser par notre crédulité ?

Partage

En Kiosque
Rejoignez-nous

Newsletter

Pin It on Pinterest