Dans quelle circonstance avez-vous été agressée ?
Samedi 21 mai, j’étais en déplacement avec mon directeur de campagne au marché de la petite commune d’Etaules, sur ma circonscription. C’était un tout petit évènement et nous déambulions tranquillement. Nous avions des tracts et avons décidé de partir dans le village pour les déposer dans les boîtes aux lettres. Deux hommes ont commencé à nous suivre, mais nous ne nous sommes pas trop méfiés : c’est une petite commune rurale, assez calme. Soudainement, nous avons été traités de fachos. Comme je le dis souvent, c’est assez amusant au regard de mes origines. Puis, ils nous ont jeté de l’eau et de la farine. Ils sont ensuite évidemment « courageusement » partis en courant. Nous avions une autre action le 22 dans une petite commune de campagne, dans une brocante. Nous n’avions aucun signe distinctif. Pourtant, dans une ruelle, nous avons été agressés par cinq personnes qui nous ont traités de nazis et nous ont jeté des œufs, de la farine et de l’huile.
Ces personnes-là avaient-elles un profil particulier ?
Oui, ces personnes avaient des lunettes noires et un foulard pour se cacher le visage. Le militant qui était avec nous a essayé de dialoguer avec eux, sans succès. Peu importent les idées, peu importent les nuances, il faut pouvoir dialoguer. C’est ce que ces gens ne comprennent pas. Le but est de nous faire taire car nos idées dérangent.
Estimez-vous que vous subissez l’image d’Éric Zemmour ?
Les accusations qui pèsent sur lui sont infondées et viennent des médias qui, comme l’a écrit Mathieu Bock-Coté dans L’Empire du politiquement correct, est présenté sur les plateaux comme le « très controversé polémiste d’extrêmedroite ». Nous ne sommes pas d’extrême-droite, mais de droite patriote. Ce sont les médias qui lui ont donné cet aspect. Je ne pense pas pouvoir être raciste à cause de mes origines et je ne suivrais pas Éric Zemmour s’il avait ces idées-là.
Comment expliquez-vous l’inaction de l’État à ce sujet?
J’ai eu l’occasion d’interpeller M. Darmanin à ce sujet sur Twitter, mais il a l’air d’être occupé. J’ai aussi vu d’autres personnalités de gauche ne pas condamner ces actions et m’accuser d’envenimer la situation par mes idées. J’ai eu le soutien de certains candidats de circonscription, pas de tous.
Comment se passe votre campagne ? Recevez-vous d’autres réactions hostiles ?
Les personnes bienveillantes éclipsent les critiques. Cela ne fait que renforcer mon engagement. Il y aura toujours, surtout sur les réseaux sociaux et sous couvert d’anonymat, des mots assez durs. J’ai également reçu par mail des propos très choquants, très graves. Je ne décide pas de porter plainte car ce ne sera malheureusement pas très utile. Autrement, j’en tire bien plus de positif que de négatif, ce qui me pousse à continuer et à représenter cette partie des Français qui veulent une autre France et un autre avenir.





