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Ma nuit : petit film poseur
Marion, lycéenne des beaux quartiers parisiens, vient de perdre sa sœur. Conséquence : elle s’habille en noir et prend un air buté dès qu’on lui adresse la parole – un petit air de Léa Seydoux pour le côté bêcheuse insupportable. Elle traîne avec ses potes sur le canal Saint Martin – ses copines ressemblent toutes à des mannequins Brandy Melville et parlent « d’éternité » sur un ton rimbaldien. Marion passe une nuit à dériver dans Paris, elle se fait emmerder par des types (évidemment, toujours des blancs) et se prend d’amitié pour un étudiant de prépa en scooter. [...]
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Les meilleures : entre les murs
La naissance d’un amour lesbien adolescent dans les lotissements HLM du XXe arrondissement parisien, le tout mis en boîte par une ex-étudiante de la FEMIS. Logiquement, on y trouve à peu près tout ce qu’on redoute : des dialogues qui essaient péniblement de faire jeune et une tendance systématique à poétiser les grands ensembles urbains du nord parisien. [...]
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The Housewife : femme au bord de la crise de nerfs
Sans doute encouragés par le succès public et critique de Drive My Car, les distributeurs exploitent le filon du « drame de mœurs japonais » avec The Housewife (titre « français » ridicule puisque le film s’appelle Shape of Red à l’international). La réalisatrice Yukiko Mishima (aucun lien avec l’écrivain) s’empare avec ferveur d’un sujet éculé mais toujours d’actualité dans un pays encore foncièrement machiste : la condition de la femme. [...]
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Éditorial culture de mars : Louis vs Schuhl

Dans le milieu très défavorisé qui fut le sien ; c’est encore un trait caractéristique du transfuge social n’assumant pas sa basse extraction que de dissimuler et d’avancer masqué ; et c’est encore le cas de la vedette littéraire construisant son mythe, intervertissant sur l’état civil son masque et son identité, Édouard Louis et Eddy Bellegueule, le sous-prolo de la France périphérique et le jeune prodige des lettres régnant sur le Paris de gauche, le bouffeur de frites maniéré, humilié chez les ringards, et l’icône bobo à la mode, souveraine chez les dominants. 

Édouard Louis est un homme qui a beaucoup menti, ce qui l’a rendu suspicieux envers certains mensonges mondains mais aussi, par impatience existentielle sans doute, incroyablement crédule envers le révélateur simplet marxo-bourdieusien, lequel se contente de tout traduire en lutte binaire, sans considérer la multiplicité des luttes et tout ce qui échappe à la lutte. Par un amusant paradoxe, ce point de vue d’extrême gauche a été l’outil de son ascension sociale et c’est en en usant comme d’un marteau-piqueur qu’il finit par être élevé sur le pavois qu’on réserve aujourd’hui aux victimes, combinant la gloire du parvenu à l’auréole du martyr social(...). 

Cyrano : destroy culture
Cyrano de Bergerac existe en comédie musicale aux Amériques depuis 2018. Vous ne le saviez pas ? Moi non plus. La bonne nouvelle, c’est que cette version n’a jamais traversé l’Atlantique. La mauvaise, c’est que des sagouins ont eu la mauvaise idée de l’adapter sur grand écran, avec gros budget, une vedette internationale de la série Games Of Thrones à l’affiche, le tout piloté par la talentueux Joe Wright, réalisateur de l’excellent Orgueil et préjugés. Vous vouliez un aperçu de l’enfer ? Ces affreux vous l’offrent durant deux heures et en anglais. Dès l’ouverture, Joe Wright plante le décor avec son générique sur fond de marionnette à gros pif. Au cas où vous ne l’auriez pas compris, le réalisateur britannique vous annonce un jeu de rôles et de faux semblants, deux minutes de plus et il ajoutait des sous-titres. Roxane (qu’on prononce comme Sting), jeune femme pleine de charme, est fauchée. Le Comte de Guiche, à deux doigts du #metoo, lui propose, en échange des caresses sur son crâne en peau de derche, son titre et sa fortune. Mais Roxane rêve du grand amour : « Je veux qu’on me dise que je ne peux pas vivre sans toi », chante-t-elle. Edmond Rostand revisité par Wejdene, fallait oser, les Ricains l’ont fait. [...]
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Maigret : prends (le fricandeau) à l’oseille et tire-toi

Accident industriel conservé dans le formol, le Maigret de Patrice Leconte est une aberration qui fait penser à Henoch, le fœtus obèse et marqué à qui Guillermo Del Toro consacrait tout un générique dans son Nightmare Alley. Mais l’attraction secrète pour initiés devient ici une tête d’affiche, un monument patrimonial dévoré par les lézardes, une monstruosité clinquante et exténuée. Dès le titre monolithique, l’attention est portée sur le héros de Georges Simenon, à l’exclusion de tout contexte, et incarné (comme un ongle) par un Gérard Depardieu abattu, marmonnant et absent de lui-même. Si l’argument de départ vient du roman Maigret et la jeune morte, le commissaire présenté ici est plus dans la continuité du Bellamy de Claude Chabrol, qui se donnait clairement pour une variation simenonienne.

Un découpage abusif avorte de chaque situation péniblement amenée ou surlignée

On remarque également, dans un contre-emploi malvenu, Aurore Clément qui joua l’une des victimes des Fantômes du chapelier, autre adaptation chabrolienne de Simenon. Ces clins d’œil tombent tous à plat, tant le film semble désinvesti et privé de substance. La reconstitution chipoteuse multiplie les inserts sur des menus objets, mais nul parfum d’un temps révolu ne monte aux narines. Les Trente Glorieuses sont des piteuses, aucune scène ne s’impose, sauf à la rigueur l’essayage de la robe, au tout début, où un semblant de sensualité se joue entre la soie et les mains de l’habilleuse. Un découpage abusif avorte de chaque situation péniblement amenée ou surlignée (Depardieu de profil prononçant  les mots « dans le noir » est enchaîné avec... un fondu au noir). Quoique plutôt bref – moins d’1h30 – il semble manquer des plans de coupe dans ce Maigret qui hoquette une intrigue ridicule, soi-disant remise au goût du jour, avec ballets roses, lesbianisme et non-consentement à tous les étages. (...)

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Belfast : grotesque
Il a suffit du film oscarisé d’Alfonso Cuarón, Roma, pour que l’autobiographie de prestige devienne le nec plus ultra de la pompe filmique. Après Sorrentino et sa Main de Dieu, voici le Belfast de Kenneth Branagh, Belfast où le réalisateur passa son enfance pauvre avant l’émigration où le père entraîna la famille pour fuir les violences. [...]
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