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Deux amis ouvrent une librairie conservatrice à Nancy
Sylvain Durain est un essayiste lorrain, qui publie régulièrement des portraits et des analyses dans L'Incorrect. Avec un ami, il ouvre une librairie à Nancy. Leur objectif : "réappropriation physique, géographique et sociale du bien culturel". Deux librairies emblématiques ont récemment fermé dans le quartier latin. A contrario, Amazon fait des chiffres record. Qu'est-ce qui vous donne espoir pour ouvrir une librairie dans ce contexte ? Sylvain Durain : Le quartier latin a vu aussi « La Nouvelle Librairie » ouvrir ses portes et, malgré les attaques, force est de constater qu'elle est bien présente dans ce quartier emblématique de Paris. Prenant exemple sur elle et sur « La Libraire Française », nous avons pour ambition de réinvestir le centre-ville de Nancy en créant une librairie, certes, mais aussi un lieu de vie avec tous les mois deux événements marquants : conférences, débats, dédicaces, expositions, etc. Nos visiteurs pourront aussi, à terme, découvrir des produits locaux et passer un moment convivial dans nos locaux grâce à notre espace détente. La librairie tiède c'est terminé, il faut mettre à jour nos pratiques et proposer un cadre permettant aux gens de se réunir, pourquoi pas autour d'une bière brassée à quelques kilomètres de chez nous ? La réalité c'est que cet espace est attendu par un grand nombre de personnes qui se plaint d'un manque de concret, d'une virtualisation à outrance, de l'impossibilité de trouver certains livres et de l’absence d’un lieu dans lequel les concepts d'enracinement et de conservatisme ne seraient pas synonymes d'extrême droite. Notre espoir est là : combler ce manque par une incarnation. Alexis Forget : Avec le terme « d’enracinement », Sylvain pointe du doigt quelque chose de fondamental : si la finalité première de ce ré-enracinement touche à l’identité de l’être, c’est que, comme l’écrivait le philosophe nancéien Georges Vallin, « l'objectivation uniformisante du monde semble aller de pair avec la désindividualisation de l'homme »1 et qu’il est impératif pour l’homme de regagner son indépendance dans l’exercice de la vie en société. Notre espoir n’en est donc pas un, c’est une espérance, celle de participer avantageusement, dans la mesure de nos moyens, à la dissolution de ce que Saint Thomas d’Aquin appelait materia signata quantitate. [...]
Station Opéra : Abécédaire de luxe
[vc_row css= ».vc_custom_1591178003543{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »][vc_column][vc_column_text] Depuis sa naissance, l’art lyrique poursuit une mission impossible : accommoder le mariage de la musique avec le mot. Si, pour Mozart, la poésie doit être « fille obéissante de la musique », les compositeurs français, eux, voient la raison d’être du chant dans la parole.   Moins phénomène […]
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Alexandre Najjar : « L’obstination du témoignage »
Écrivain libanais francophone, directeur de l’Orient littéraire et avocat au barreau de Beyrouth, l’auteur des Exilés du Caucase (Grasset) et de Kadisha (Plon) a puisé dans l’actualité internationale et celle de son pays natal, le Liban, pour écrire ce saisissant roman sur la pandémie de Covid-19 qui en fait l’un des premiers du genre. Rencontré dans la capitale libanaise, Alexandre Najjar livre à L’Incorrect sa vision de cette crise sanitaire mondiale.
Me and that man : Un Johnny Cash polonais
Gourou du groupe polonais Behemoth, pionnier de la scène black métal européenne, le chanteur-guitariste Nergal (Adam Darski de son vrai nom), 42 ans, est un drôle de personnage à mi-chemin du dandy et du punk. La terrible épreuve d’une leucémie dont il a réchappé en 2010 ne l’a pas empêché de reprendre du service en tant que musicien et même de devenir juré de l’émission de télé-crochet « Te Voice Poland », en 2011. Un curieux CV qui compte également des diplômes de l’université de Gdansk en histoire et en latin et le projet qui nous intéresse aujourd’hui : Me and that man, un groupe de dark folk-country qui sort un nouveau disque et au sujet duquel nous nous sommes entretenus avec lui. Y-a-t-il un sens caché derrière le nom « Me and that man » ? Absolument pas ! Au début du projet, il ne rassemblait que moi et John Porter (musicien de rock indépendant britannique vivant en Pologne, ndlr), et on a décidé de s’appeler comme ça parce qu’on était deux : moi, et cet homme ! On a trouvé que le nom sonnait bien, et voilà tout ! Depuis le départ de John Porter, nous sommes cependant plusieurs dans le groupe, alors j’ai envisagé de le rebaptiser : Me and those men (« Moi et ces hommes »), mais ce n’était pas possible pour des raisons essentiellement pratiques. Pourquoi John Porter a-t-il quitté le groupe ? Il avait beaucoup de travail par ailleurs, d’où la difficulté de travailler ensemble. Artistiquement parlant, nous étions sur la même longueur d’ondes mais sur un plan plus humain, j’ai senti que ça ne pouvait pas fonctionner. C’était sa décision d’arrêter, mais il est vrai que je n’ai pas apprécié qu’il prenne l’initiative d’annoncer son départ sur les réseaux sociaux. Le titre du premier album du groupe : Songs of love and death, est-il un clin d’œil au disque de Leonard Cohen, Songs of love and hate ? Oui et non. Il y a un certain nombre de classiques dont le titre est assez similaire, vous auriez d’ailleurs aussi pu me demander si c’était une référence à l’album de Depeche Mode : Songs of faith and devotion… Je n’ai pas essayé de paraphraser Leonard Cohen et il n’y a rien de très original dans ce titre, il est simple et assez direct, ce qui résume plutôt bien l’existence. Nous aspirons tous à trouver l’amour. Si vous n’avez pas l’occasion d’expérimenter l’amour au moins une fois dans votre vie, c’est que vous êtes très malchanceux. Quant à la mort, c’est une chose à laquelle on est tous confrontés un jour ou l’autre et qui, à la fin, nous concerne tous ! [...] Suite à lire dans L'Incorrect numéro 31 et en ligne pour les abonnés.
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Critiques littérature du mois
Un joueur d'échec de génie, l'amour d'une vie abandonné au nom de la littérature, un thriller bien ficelé qui a fait du bruit de l'autre côté de l'Atlantique, tous sont là, attendant sagement d'être critiqués par les brillants esprits de L'Incorrect.
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Jordana, Bigard and cie : le buzz contre la pensée
Un beau coup de griffe de Patrick Eudeline pour contribuer au déconfinement spirituel que le pays attend toujours. Bigard, Camélia Jordana! Les saltimbanques ont de nouveau la parole, au moment précis ou on repasse en boucle les «  revues de presse » de l ‘ami Bedos. Le plus drôle, c’est qu’on s’en étonne.  Comme de la réaction d’un président en plein chemin de Damas (il a vu la lumière, dirait-t-on).  Bigard, déjà, avait été invité par Chirac, Sarkozy, Hollande, me semble. Comme les autres amuseurs publics.
Petit précis de Barbey d’Aurevilly

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Barbey d’Aurevilly était-il le premier des féministes ? Certainement pas, vociféreront les contempteurs du conservatisme et de la morale bourgeoise ! Car c’est bien cette morale, défendue par Barbey, qu’il faut mettre à bas dans la logique libertaire de Mai 68 qui sévit de nos jours. Comment donc qualifier un tel pamphlétaire rétrograde comme premier défenseur des femmes ? Commençons par les présentations.

 

 

Généralités :

 

Jules Barbey d’Aurevilly est un auteur iconique du XIXème siècle. Royaliste et catholique, il est issu d’une famille de la noblesse normande, dont il récuse un temps l’héritage. Son biographe, Patrick Averane, revient sur ce passage mouvant et charnière de sa vie. Né au début du siècle, il cherche d’abord à embrasser la carrière militaire. Empêché, car sa famille n’est pas reconnue à la Restauration, il connaît alors une période d’insouciance et d’inspiration libérale dans les années 1830 avant de se retirer de la mondanité parisienne la décennie suivante.

Le confinement a du bon : ce à quoi vous échappâtes
Le grand gel culturel à quoi ont abouti les mesures sanitaires prises pour luter contre la pandémie représente globalement un désastre. Pour soutenir le moral de nos lecteurs, à L’Incorrect, nous nous sommes dits qu’il fallait néanmoins savoir considérer les aspects positifs du problème. En ce printemps 2020, on ne nous a pas seulement privés d’actualité littéraire, de concerts, de spectacles et de débats enflammés sur le nouveau crypto-réalisme scandinave, on nous a aussi épargné quelques saloperies. Alors sachons nous réjouir de ce que nous offrent les circonstances. HELLFEST ET VIEILLES CHARRUES. Certes, nos festivals, ébranlés par les annulations et menacés par l’avarice des assureurs, sont sur la sellette. On ne peut s’empêcher néanmoins de saluer la jachère offerte à nos terres clissonnaises ou finistériennes, tant ces grand-messes du rock ne sont désormais plus qu’un cuisant prétexte à la godaille, où l’illustre homo festivus affiche sans vergogne son appétence pour l’ivrognerie de masse, ingurgitant d’égale manière décibels et Kronenbourg diluée à l’eau dans ces parcs d’attraction pour adultes où la musique n’est plus que la bande sonore de son rite consumériste. LADY GAGA. Dans un tweet posté le 24 mars dernier, Lady Gaga annonçait, épidémie oblige, le report aux calendes grecques de son dernier album, Chromatica. Tout ce que l’on sait de ce disque pour le moment, c’est sa pochette futuriste et glamour façon Hello Kity. Futurisme, vous avez dit futurisme ? Hélas, la science-fiction gagaesque relève davantage d’une version queer de Matrix que de la peinture de Chirico ! C’est pourquoi on n’est guère pressé que cet avenir advienne. MADAME MONSIEUR. Souvenez-vous, ce tandem français nous avait (encore) foutu la honte durant le concours de l’Eurovision 2018 avec une chansonnette étique et larmoyante (« Mercy »), qui glorifiait les poupons migrants et se dansait en couverture de survie. L’hécatombe de vieux autochtones européens aura annulé la sortie de leur dernier album prévue le 4 avril. On rêve qu’ils aient l’idée, en post-confinement, d’aller divulguer leur jerk sans frontière en Corée du Nord. Ce serait du moins avoir pitié de nous. LE SALON DU LIVRE. Le Salon du livre de Paris, devenu « Livre Paris » depuis 2016, histoire de s’aligner sur le « devenir marque » des capitales connectées au monde et délestées de leurs patries, aurait dû se tenir du 20 au 23 mars. On a raté l’Inde comme pays invité d’honneur, on s’en fiche un peu, d’autant que cette grande foire a tellement abusé sur les tarifs de location que même le stand Gallimard n’aurait pas été monté cette année. Autant dire qu’on s’y emmerde chaque fois un peu plus et qu’il ne restera bientôt plus que Titeuf, Nothomb et France Inter pour y faire la réclame. [...] Suite à lire dans L'Incorrect numéro 31 et en ligne pour les abonnés.
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