
Pour nous montrer par quel chemin étonnant cette reine de la féminité gagne son trône, Olivier Py tire magistralement profit de l’aisance théâtrale de Patricia Petibon, sa primadonna de prédilection. À l’expressivité corporelle, à la gestuelle, au regard même, elle réserve le plus grand soin, atteignant un résultat d’une intensité et d’un naturel qui ne seraient probablement pas possibles sans la liberté que le metteur en scène lui accorde. Sa voix de soprano coloratura, qui au fil des ans a gagné en épaisseur et en couleurs sans rien perdre de sa lumière ni de son agilité, reflète une intimité profonde avec le personnage, avec ses hésitations et ses langueurs, son charme et sa frénésie, toujours exprimés avec une sensibilité à fleur de peau et une grâce du phrasé et des clairs-obscurs qui donnent des frissons.[...]La suite de l'article est réservé aux abonnés.












