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La France des années 60 et 70 s’éteint
Les « boomers » nous gonflent : égoïstes, jouisseurs, donneurs de leçons. À dire vrai, ils seraient même urticants pour nous autres, enfants du « no future », des années sida, du rap, de la télé réalité ou du terrorisme islamiste. Mais ne serions-nous pas aussi un peu jaloux de ceux qui ont connu la dernière parenthèse dorée, notamment les hommes ?
Éloge du temps long.
L’incendie dramatique qui a en partie ravagé la Cathédrale Notre-Dame de Paris et dont on ignore encore les causes (accidentelles, liées à quelque négligence, criminelles ? bien malin ou manipulateur qui peut à ce jour prétendre avec certitude connaître la réponse ou en écarter certaines), a produit un effet de souffle peu commun dans notre histoire récente. Certains, suffoqués, ont comparé ce qu’ils ont ressenti à la sidération devant l’attentat du World Trade Center. Quelles que soient les éventuelles différences de situation en l’espèce, ils n’ont pas tort : nous étions tous, à travers le monde entier, en état de stupéfaction face à une sorte d’impensé de la destruction des piliers de nos humanités, de nos rêves, de nos ambitions démesurées, de nos intemporalités, de nos prières, lancées vers le Ciel comme autant de grâces rendues, certes, mais aussi de défis nous permettant, en quelque sorte, de nous survivre à nous-mêmes à travers le temps, de nous construire nous-mêmes en tant qu’humanité, citius altius.
Recours au poème : Monseigneur Barbarant
Le Barbarant nouveau est arrivé. À ses somptueuses Odes dérisoires, parues d’abord chez Champ Vallon puis récemment dans la collection Poésie/Gallimard, succède Un grand instant. Barbarant se distingue par ses poèmes de toute la poésie actuelle en ce qu’il a choisi la forme longue pour répondre à la mode du poème pressé de souffle court. Odes, élégies, il actualise avec une inspiration de toute beauté ces formes anciennes méritant toute notre attention. Dans ce dernier recueil affleure toujours son lyrisme subtil, son attention aux êtres et aux choses fondus dans l’émotion d’un quotidien rehaussé par le poème. L’amateur de Barbarant y retrouvera sa voix merveilleuse, son humour en distance, sa mélancolie masquée sous des airs de fausse légèreté. Ou de vraie légèreté, qui sait ? Il y découvrira aussi une poétique du corps. Peut-être même un chant (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'Incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
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Nicolas Briançon : « Être caméléon m’amuse »
Directeur du festival d’Anjou, metteur-en-scène de Feydeau, Guitry ou Shakespeare, est aussi connu du grand public pour son rôle dans la série Engrenages. Il joue en ce moment Le Canard à l’orange de William Douglas Home, un vaudeville décapant qu’il a lui-même mis en scène. Nous l’avons rencontré au Théâtre de la Michodière, où il a répondu à nos questions sur scène, installé sur un canapé Chesterfield, l’œil brillant et l’air malicieux.
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