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[Opéra] Hamlet : meilleur à l’écran
La télé peut rendre service à l’opéra, comme le démontre la nouvelle production d’Hamlet, montée à Bastille le mois dernier, et qui gagne à l’écran presque tout ce qu’elle perdait à la scène. Étrange consolation (la captation intelligente et rythmée réduisit l’impression d’incohérence et d’obscurité) pour un spectacle où le trublion des théâtres parisiens, Krzysztof Warlikowski, affichait les symptômes du déclin. Le metteur en scène polonais serait-il en panne d’inspiration? Son Hamlet psychiatrisé, fumant sans cesse, jouant avec une voiture radiocommandée, couchant avec sa mère, proclamé roi en costume de Pierrot noir (car oui, le livret penche pour le final « heureux » de Dumas), sent le déjà-vu, la répétition lassante de ses travers habituels, hissés au rang de manière. [...]
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Qui, mais qui ? The 1975
Il y a des rencontres qui sont tout sauf des évidences. L’Aurélien d’Aragon trouva d’abord Bérénice « franchement laide »; The 1975 me sembla longtemps un groupe insupportable. Beaucoup sont restés de cet avis et ils n’ont peut-être pas tort. Pourtant, à l’heure actuelle, ce groupe paraît être le plus important du monde. Avant de vendre tous les billets d’un Madison Square Garden de 20000 places en quelques heures, les quatre membres étaient déjà réunis à l’âge de treize ans par les hasards parfois heureux du destin. C’était en 2002. Il faudra attendre 2013 pour que paraisse leur premier album: succès instantané. [...]
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[BD] Judee Sill : back in the 70’s
Diaz Canales, le scénariste de Blacksad, s’est penché sur la triste et réelle vie de Judee Sill, chanteuse de pop folk des années 70. Très bien servie par le trait, le découpage et les couleurs d’Iglesias, l’histoire nous plonge dans la biographie – parfois purement imaginée – d’une hippie sans limite, pur produit des États-Unis à la dérive. Judee Sill n’a omis de commettre aucune erreur, du braquage armé à la prostitution en passant par les « spiritualités » alternatives et les drogues dures ; elle n’a évité que l’engagement Démocrate. Douée d’un affreux caractère qui lui permet de choisir les pires compagnons et de se brouiller avec tout le monde, elle est emblématique de ces talents gâchés et de ces destins foudroyés si fort prisés aujourd’hui. [...]
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Marco Martella : un jardin sinon rien
Pouvez-vous vous présenter, Marco Martella ? Et nous en dire plus sur vos activités de jardinier ? Dans mes notices biographiques on lit que je suis jardinier et écrivain. En réalité, je ne suis pas jardinier de métier: je ne me suis occupé que des différents jardins où j’ai vécu depuis que je suis en France. Il est vrai qu’à chaque fois que j’écris, un jardin apparaît, réel ou imaginaire. Je ne sais pas pourquoi. J’imagine que je me sens à l’aise dans les jardins et que j’ai envie de me sentir à l’aise dans ce que j’écris aussi. Parfois j’ai même le sentiment que le jardin nous offre un modèle de ce qu’un récit ou un poème pourrait ou devrait être: de petits mondes dans lesquels on est bien, que l’on ressent comme habitables, à partir desquels on regarde le monde dehors. Ou des refuges, sans doute éphémères, où toutes sortes de choses peuvent pousser, qui offrent à la fois la lumière et l’ombre nécessaires à la vie. [...]
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Les critiques littéraires de mai
Un Satiriste Génial  Le Prophète maudit, Kaspar Colling Nielsen, Calmann-Lévy, 306 P., 21,90€ Et si le destin d’un pays tout entier – ici, le Danemark, reposait sur la capacité d’un vieux poète aigri à écrire quelques nouveaux vers? C’est le point de départ de cette réjouissante fable, signée Kaspar Colling Nielsen, bombardé un peu vite « Houellebecq scandinave » par nos critiques. S’il partage en effet avec la pornstar des lettres françaises un goût du détail trivial et un humour caustique qui fait toujours mouche, ce « Prophète Maudit » évoque davantage certains grands satiristes italiens comme Dino Buzzati – notamment pour ce crescendo jouissif vers une sorte de surréalisme apocalyptique. Le roman se déploie en une succession de courts chapitres qui sont autant de saynètes excellemment troussées, des miniatures parfaitement dialoguées qui évoquent également le cinéma de Roy Andersson. Si la figure du poète est entrevue comme le dernier rempart du vieux monde contre l’imbécilité covidocratique, elle permet également à Nielsen de dresser son autoportrait en creux, celui d’un artiste qui a troqué ses ambitions de martyr pour celles de clown triste. Marc Obregon [...]
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[Cinéma] Faces cachées : quête des origines
Alors qu’elle fait ses études de vétérinaire, Rose, enfant adoptée, décide de contacter sa mère biologique. Cette dernière refuse d’abord de lui parler mais Rose insiste ; sa mère finit par accepter le dialogue et apprend à la jeune femme qu’elle est née d’un viol. Cette histoire d’aspect sinistre nous tient pourtant en haleine jusqu’à la fin du film. [...]
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[Cinéma] Jeanne du Barry : la comtesse aux pieds sales
Maïwenn est un paradoxe. D’ascendance notamment kabyle et vietnamienne, elle a une enfance presque traumatique (cf Demi-tarif, le film de sa sœur Isild Le Besco) qu’elle a enchaînée avec une adolescence sur les podiums, un mariage avec Luc Besson d’où naîtra une fille (alors qu’elle-même est encore mineure) et un divorce rapide, le patron d’EuropaCorp n’appréciant plus son corps modifié par la maternité. Ses secondes noces avec Jean-Yves Le Fur, qui lui donne un fils, seront tout aussi rapides ; la rumeur publique en fait le modèle du personnage de Vincent Cassel dans Mon Roi, soit un « pervers narcissique » comme on dit dans les magazines féminins. Maïwenn ne s’en accroche pas moins, fait du stand-up, l’actrice, des films qu’elle réalise et qui lui gagnent un public, jusqu’à obtenir pour Polisse un prix du Jury à Cannes.
Hans Ulrich Obrist : l’épopée d’un communicant
Vivre dans l’urgence, c’est ce à quoi s’emploie Hans Ulrich Obrist, « HUO » dans le milieu de l’art contemporain dont il est l’une des figures phares depuis plus de vingt ans. D’avoir frôlé la mort à six ans l’aurait projeté dans cette frénésie de découvertes, de voyages, de rencontres, qui l’emporte à tout juste seize ans, après une enfance en Suisse alémanique, près du lac de Constance et de deux frontières. Une soif de rencontres permanente, une accoutumance aux trains de nuit, une audace à toute épreuve, permettront à ce jeune homme aussi ambitieux que précoce, de se faire très rapidement un nom dans le milieu de l’art contemporain. Dès qu’un artiste le séduit ou l’interpelle, il lui passe un coup de téléphone et débarque dans son atelier. Fischli & Weiss, Boetti, Boltanski, le mettent aussitôt sur la voie et depuis, il n’a cessé de multiplier les visites et les entretiens à un rythme ahurissant. Après une première exposition dans sa cuisine, il poursuit son Grand Tour improvisé de l’Europe qui prend l’ampleur d’un tourbillon permanent, avec, comme seule formation concrète, quelques révélations devenues des mantras : le concept de « mondialité » d’Édouard Glissant, le choix de l’archipellisation plutôt que le centralisme hégémonique, le défi de toujours changer les règles pour lui comme pour les artistes, le refus de toute frontière, y compris entre les disciplines. Après avoir été conservateur au Musée d’Art moderne de la ville de Paris, Obrist règne sur les Serpentine Galleries à Londres, conseille la fondation LUMA à Arles, et est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes de son domaine.
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