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Les critiques littéraires d’avril
D'un charme étrange Toutes les personnes, Raphaël Meltz, Stock, 162 p., 18,50 € Les romans de Raphaël Meltz ne ressemblent à ceux de personne. Son nouveau commence par l’interview d’un humoriste, Maxence, dit Max. Il parle de lui, de son métier, Narcisse mais pas trop; Meltz transcrit ses propos tels quels, sans rectifier l’oralité. L’intervieweuse, Marcia, est une sociologue spécialisée dans le rire à notre époque. Max révèle à Marcia qu’il a eu un modèle, un humoriste génial nommé Michel Le Fou, un type à part, décalé, poète, suicidé il y a longtemps. Or Marcia a bien connu Michel: elle a même vécu avec lui… Étrange roman sur un trio, deux hommes et une femme, deux vivants et un mort, le mort dont la présence prend beaucoup de place dans l’histoire entre les vivants – car Max et Marcia, forcément, tombent amoureux. Le tout est placé sous le signe de l’humour et du rire omniprésents alors que le ton n’est pas du tout à la rigolade. Presque expérimental dans sa construction, ou ludique, ce roman semble balancer entre la spéculation et l’affect, indécision qui le rend insaisissable mais qui n’est pas sans charme. Jérôme Malbert [...]
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[BD] Océan Express : échos balnéaires
François Ayroles, depuis Jean qui rit et Jean qui pleure (L’Association, 1995 – mais préférez la version 2015), interroge avec subtilité la manière dont le dessin, qui « réduit » ou plutôt, dans son cas, quintessencie le réel, permet de poser un regard ironique et précis sur la vie, la société – le réel, justement. Membre de l’Oubapo (pendant de l’Oulipo en bandes dessinées), familier des jeux de miroirs, traitant le décor comme un personnage à part entière, aimant les cases mue"es (Incertain Silence, 2001) jusqu’à imaginer, avec Les Parleurs et Les Penseurs (L’Association, 2003 et 2006), des gags en une planche où tous les dialogues ne sont qu’un simulacre d’écriture, Ayroles aime montrer tout ce que la bande dessinée permet dès lors qu’elle entraîne le lecteur dans un petit effort d’élucidation, de réflexion, d’exécution, au sens où un musicien exécute une partition. [...]
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Les critiques musicales d’avril
BEAU MAIS SOPORIFIQUE HALO GRAND BLANC, Parages, 13 € Après deux albums qui proposaient un cocktail haut de gamme d’électro-rock français profitant des charmes alternés de la voix féminine et candidement désinvolte de Camille Delvecchio et de celle, masculine et écorchée, de Benoît David, les Messins de Grand Blanc s’offrent une vraie rupture esthétique avec Halo. Plus d’électricité, de palpitations, plus de rage, le groupe s’est mué en projet contemplatif, acoustique, abstrait, comme si ne demeurait en effet, de la flamme rock qu’ils avaient jusque-là si bien avivée, qu’un halo s’élargissant dans la nuit. De là ces treize comptines mélancoliques où l’on reconnaît le talent de parolier de David et le raffinement épuré des compositions ; mais à part peut-être avec La Pilule bleue et sa grâce magnétique, on perd quand même beaucoup de relief dans ce renversement de perspective. Éthéré parfois jusqu’à l’inconsistance, Halo, il faut bien l’admettre, finit par nous emmerder. On espère un réveil au prochain opus. Romaric Sangars [...]
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[Cinéma] Beau is Afraid : pas de baisers pour maman
L’attente était d’autant plus longue que les rumeurs allaient bon train : un montage initial de quatre heures, un changement de titre (le film était prévu pour s’appeler au départ Disappointment Bvd). Certains oiseaux de malheur prédisaient déjà la catastrophe, le syndrome du réalisateur en roue libre, abandonné par ses producteurs. [...]
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[Opéra] So Romantique ! : la revanche des romantiques français
Dans l’art lyrique, la « cancel culture » est une vieille affaire. Le XXe siècle a œuvré de toutes ses forces à l’effacement, entre autres, de l’opéra romantique. Des centaines de titres, ayant fait les beaux soirs des scènes parisiennes entre la Restauration et la guerre de 14, disparus des affiches car coupables de sensiblerie ou de passéisme ; compositeurs de génie réduits à des noms de rues ou de stations de métro. Un patrimoine immense, typiquement français, enseveli par le mépris. Mais la roue tourne et la poussière dévore les barons des avant-gardes. L’heure est maintenant à la revanche, menée avec une créativité inlassable et une compétence exemplaire par le Palazzetto Bru Zane – fondation privée abritant le Centre de musique romantique française – grâce à la complicité de musicologues et d’artistes exceptionnels. Tel Cyrille Dubois, protagoniste d’une première anthologie de référence dans ce répertoire. [...]
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[Cinéma] Nos Cérémonies : naturalisme bas de gamme
Depuis quelques années, le jeune cinéma français s’est entiché du $lm de genre et, de La Dernière vie de Simon (de Léo Karmann, 2020) à La Ruche (de Just Philippot, 2020), plusieurs réalisateurs osent le fantastique pour leurs premiers films, le plus souvent dans le cadre d’un récit familial. Nos Cérémonies n’échappe pas à cette nouvelle donne. Le lien fraternel, à la fois vital et mortifère, y est exploré dans un contexte surnaturel, avec une franchise étonnante. [...]
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[Cinéma] Burning days : thriller captivant
Un juge d’instruction inflexible débarque dans une ville d’Anatolie pour y remettre de l’ordre. Sur fond de crise de l’eau, il se retrouve mêlé à une sordide affaire de mœurs. Énième film sur la corruption en pays musulman, Burning days déporte intelligemment le sujet en faisant de l’enquêteur le point nodal de l’intrigue, celui par qui le scandale arrive. L’ambiance poisseuse et exténuée rappelle Wake in fright (Ted Kotcheff, 1971), tout comme l’amnésie post-cuite dont est atteint le héros (Selahattin Pasali, parfait). [...]
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[Cinéma] Mad God : fascinant
On est rarement confronté à l’œuvre de toute une vie, et c’est ce qui arrive devant Mad God, que Phil Tippett, concepteur d’effets spéciaux pour le gotha (Spielberg, Verhoeven) a assemblé patiemment, par segments, depuis trente ans. L’univers dépeint est une cosmogonie gnostique d’après l’Apocalypse où air et eau se confondent. Un plongeur nommé l’Assassin recherche un élu à naître parmi de dantesques tableaux de prédation, où à peu près toutes les créatures croisées sont boulotées par plus grosses qu’elles le plan suivant. [...]
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