
Qu’y a-t-il de commun entre toutes les crises auxquelles notre pays est confronté : désindustrialisation, dette insoutenable assortie d’une fiscalité galopante, immigration incontrôlable et records de criminalité, asphyxie bureaucratique de l’État aux 400 000 normes, discrédit de la justice ? Comment expliquer les paradoxes d’un État ultra-dépensier mais incapable de maintenir à flot les services publics, omniprésent mais souvent impuissant ? Un État qui donne un milliard d’euros par an aux associations luttant contre sa politique migratoire, qui n’apprend plus à lire ni à compter à nos enfants, mais considère comme une priorité de leur enseigner qu’ils sont peut-être nés dans le mauvais corps ?
Loin d’être conjoncturelle, cette crise tient aux fondements philosophiques du libéralisme, qui considère la société comme un agrégat d’individus sans liens naturels
Et si tous ces phénomènes étaient le fait d’une seule et même crise, celle du libéralisme ? Telle est l’hypothèse d’Adrian Pabst, professeur à l’université du Kent, qui publie ces jours-ci Penser l’ère post-libérale.…












