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Christophe Guilluy, trop populaire

Dans Le Temps des gens ordinaires, écrit lors de la crise sanitaire du printemps, Christophe Guilluy se met au service d’une thèse simple : la France périphérique – les « gens ordinaires » – refuse désormais les valeurs de la bourgeoisie des métropoles et ne désire plus la rejoindre par le biais de l’ascenseur social. Si cette idée est probablement juste et si ses conséquences sont de première importance, le géographe peine à la démontrer.

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Laurent Obertone, hypnotiseur obsidional

Éloge de la force de Laurent Obertone n’est pas un livre, mais une escroquerie : l’auteur prétend dévoiler les secrets du réarmement intellectuel aux « exclus du système », alors qu’il récrit les discours galvanisants de Macron dans le style d’Anna Gavalda : « Tout dépend de trois critères fondamentaux. Douance. Dominance. Divergence. Autrement dit l’intelligence, la volonté et la créativité. (…) voilà l’équation de la vie. La clé de ton accomplissement, de ta réputation, de ta valeur sélective. Ce qui te vaudra admiration, confiance, attention, opportunités, prétendants, argents, respect, reconnaissance, plénitude, alliés de valeur et de talent, etc. Assaisonne ces trois critères d’un peu de bon sens – sentir l’air du temps, s’adapter sans se perdre, ne pas s’autodétruire – et voilà la recette du pouvoir ». Quoi de différent de la start-up nation ? Mais Obertone promet plus que Macron : avec ses principes, on pourrait devenir carrément « milliardaire ».

Obertone n’a aucun souffle, mais seulement des halètements de bête traquée, incapable d’aligner plus de huit mots sans manquer d’air. Ces pauses interminables sont censées impressionner son lecteur, « M. Moyen », auquel il s’adresse d’emblée comme le serpent Kaa

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Pierre Legendre : l’archéologue

Né en 1930 en Normandie, Legendre, comme Julien Freund, gardera de ses origines modestes une vénération pour le savoir et le mépris du grégarisme universitaire. Son parcours est doublement atypique. C’est d’abord celui d’un érudit pluridisciplinaire : docteur en droit, en anthropologie et en économie, Legendre s’imposera comme un penseur de l’État et des institutions. Au plan professionnel ensuite : s’ennuyant à l’université, il débutera sa carrière dans un cabinet de consultant économique en Afrique, l’occasion pour lui de se familiariser avec le monde de l’entreprise, et surtout d’acquérir un regard distancié sur l’Occident qu’il appréhendera désormais avec le regard de l’ethnographe.

Autre expérience de décentrement radical, par rapport à sa subjectivité cette fois : la pratique, en tant que patient, de la psychanalyse. Ces deux expériences seront à l’origine de sa passion pour l’architecture invisible des êtres et des civilisations. Il en tirera cette leçon capitale : l’être humain étant l’animal parlant, toute identité, individuelle ou collective, est avant tout le produit d’un assemblage de textes. [...]

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Paul Yonnet : la joie de la vérité
Il faut attendre, chez certains essayistes, d’avoir assisté à une longue maturation de la pensée, d’être passé par mille circonvolutions du langage avant que n’arrive le moment où se résout la question et où se délivre la substantifique moelle de la réflexion. Paul Yonnet, en revanche, dit tout dès la première ligne, dans Voyage au […]
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De la situation faite aux femmes dans notre société « libérée »
Alors que l’affaire Weinstein continue de déployer ses effets planétaires, il est urgent de continuer à réfléchir sur la situation faite aux femmes dans le monde actuel, sans se laisser obnubiler par les polémiques réductrices. C’est l’immense mérite de l’ouvrage que vient de publier Marianne Durano (chez Albin Michel), mère de deux jeunes enfants et agrégée […]
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Jacques Villemain : « La guerre de Vendée a des choses à nous dire sur les crimes qu’on commet au nom de la liberté »


Vous êtes d’abord juriste, plutôt qu’historien : en quoi cela vous qualifie-t-il mieux pour étudier l’épineuse question de la réalité du génocide vendéen, que certains mandarins récusent ?

« Génocide » est le nom d’un crime. C’est – exclusivement j’y insiste – un concept de droit pénal. Il n’a été défini que pour la répression du crime de masse qu’il désigne. Si des historiens veulent en traiter ils ne sont légitimes à le faire qu’à la condition de s’en tenir strictement au référentiel juridique (loi et jurisprudence). Or les historiens négationnistes du génocide vendéen non seulement ignorent cette définition mais on est en droit de penser qu’ils ne veulent pas la connaître car alors même qu’on la leur détaille, certains continuent à se bricoler leur propre concept de génocide, bien sûr pour justifier ce négationnisme qui est leur pétition de principe pour des raisons idéologiques assez transparentes. J’ai au moins sur eux l’avantage de ma formation juridique et de ma pratique à hautes doses du droit pénal international durant les années où j’ai eu à suivre et accompagner les procédures des tribunaux pénaux internationaux de La Haye pour le compte de notre pays (mais, bien entendu, mon analyse du sujet vendéen n’engage que moi). [...]

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Coupable d’être blanc ?
On a coutume de se moquer de cette nouvelle gauche qui a fait du racisme l’alpha et l’oméga de sa vision du monde, arguant qu’elle s’est bien éloignée de ses considérations sociales originelles. C’est une vision un peu courte car on oublie ainsi que la gauche, dès son origine marxiste, est par-dessus tout révolutionnaire, acharnée à faire advenir le paradis sur terre et que dans ces conditions classe ou race figurent les éléments plus ou moins interchangeables d’une nécessité historique : renverser le monde afin de le mettre à l’endroit. C’est ce à quoi s’emploie Robin Di Angelo, sociologue américaine, avec son livre fondateur Fragilité Blanche, du nom du concept qu’elle a inventé. [...]
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