
J’écris ton nom « Liberté ! » Ben voyons ! En réalité, quand on l’écrit à la vue de tous, c’est sûrement déjà pour la dénoncer et afficher sa culpabilité sur un mur, car au fond la liberté est déjà coupable, jugée et lapidée par ceux qui éructent en son nom, et Éluard en premier lieu qui ne l’aurait jamais écrite nulle part avant qu’on s’en prenne à la sienne. Pas sûr non plus que quiconque, s’il connaissait la liberté, l’aime vraiment, ni écrive son nom partout pour la vanter ou alors en fasse une exigence politique.
La plupart du temps, ce que l’on appelle la liberté, et celle qu’on réclame en ce moment, c’est la liberté dans sa plus basse acception, celle qui consiste à penser que l’on peut faire ce que l’on veut, aller où bon nous semble et perdurer dans notre être
La plupart du temps, ce que l’on appelle la liberté, et celle qu’on réclame en ce moment, c’est la liberté dans sa plus basse acception, celle qui consiste à penser que l’on peut faire ce que l’on veut, aller où bon nous semble et perdurer dans notre être. La liberté de jouir, la liberté d’une vie qui vaut le coup d’être vécue, une liberté méprisable, qui nous fait rechercher la jouissance qui nous enchaîne, la vie comme rapport qualité/prix, et aimer ce qui est d’abord méprisable, parmi quoi la tyrannie qui, contrairement à l’idée reçue, part toujours de bas en haut et fait pourrir le poisson par le corps. [...]







