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Partout, les saints : saint François d’Assise
Bon, là, vous allez me dire qu’on est sur du basique. Saint François est l’un des saints les plus connus du calendrier, mais aussi l’un des plus appréciés par ceux qui ne croient pas en Dieu, et qui l’arrangent à leur sauce pour en faire une icône contemporaine. Mais cela mérite qu’on s’y attarde un peu plus.  Saint François, saint émouvant et plein de bonté, aura finalement gardé tous les traits de caractère de sa vie laïque, qu’il aura successivement utilisés pour faire le bien. Commençons par les repères biographiques : François d’Assise est né en 1181 ou 1182, dans une famille de drapiers. On note au passage que sa mère est provençale, ce qu’on ne dit pas toujours mais qui fait tout de même plaisir. Après avoir d’abord souhaité devenir chevalier, il est progressivement touché par la grâce et se consacre tout d’abord au secours des lépreux. Il fonde ensuite un ordre mendiant, qui se distingue par sa simplicité, sa miséricorde et son goût de la prédication. Stigmatisé à la fin de sa vie (physiquement, je veux dire), il meurt en 1226, après avoir écrit le Cantique des Créatures, souvent considéré comme le premier texte en italien moderne, avant même l’œuvre de Dante. [...]
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Le torchon est-il de droite ? 
Aujourd’hui je chanterai le torchon. Le torchon classique, à rayures rouges ou bleues, dont la simplicité familière et la toile rêche procurent à l’œil puis à la main une satisfaction immédiate avant même qu’on l’ait empoigné pour essuyer la vaisselle, saisir les anses de la cocotte ou tirer la lèchefrite hors du four. Ouvrir le placard où sont serrés les torchons bien pliés est déjà une joie. En éprouver la propreté et la siccité du bout des doigts est déjà un bonheur. On peut bien sûr attraper le premier venu mais pourquoi ne pas choisir celui dont la texture paraît adaptée à la chaleur du plat – ceux en coton épais gaufré ! – celui dont on sait qu’il absorbe à merveille les gouttes, celui qui a toujours permis de reposer avec un sourire satisfait la poêle bien récurée? Peu s’en faut qu’on ne mesure la valeur d’une maison à l’antiquité et à l’abondance de ses torchons, gages d’une prospérité ancienne et bien pensée. [...]
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Porter le chapeau
« Allo maman bobo, Maman comment tu m’as fait, je suis pas beau, allô Maman Bobo » chantait en 1977 Alain Souchon. Moins de dix ans après mai 68, l’infantilisation des adultes emportait tout sur son passage. Les parents devenaient les copains de leurs enfants, abandonnant ainsi toutes responsabilités. S’il fut « interdit d’interdire », il était désormais interdit de […]
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Le massacre de Wassy, ou la guerre civile en France
Comme par hasard, c’est à partir des années 30, que les premières mesures répressives envers les protestants sont prises par le pouvoir royal. Henri II fait sienne cette fermeté paternelle quand il monte sur le trône en 1547, mais le culte réformé gagne toujours plus de terrain, surtout dans les élites. En réaction, certains catholiques durcissent leurs positions.Le drame s’échauffe. Tant que le roi est fort, il somnole encore. Seulement Henri II meurt lors d’un tournoi en 1559. Il laisse une veuve et quatre fils. La veuve, c’est l’indécise Catherine de Médicis. Le premier fils s’appelle lui François II ; il n’a que quinze ans, et une santé fragile. Il meurt en quelques mois et laisse le pouvoir à son cadet, Charles IX, dix ans à peine. La cour se déchire entre les partis : catholiques menés par les Guise, protestants par les Condé, « politiques » qui veulent d’abord préserver l’unité du royaume et la grandeur de l’État, et Médicis qui s’affole au beau milieu de tout ça, se précipitant d’un camp à l’autre. Les murs ne tiennent plus, alors l’épée peut parler. [...]
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Bataille d’Eylau : la cavalerie s’élance
Après un automne passé à poursuivre en vain les Russes qui fuient en attente de renfort, Napoléon croit les tenir début février près du village d’Eylau. Mais dans sa hâte d’anéantir ses adversaires, le Petit Caporal engage la bataille le matin du 8 février quand ces derniers ont fait leur jonction alors qu’il attend encore les corps d’armée de Davout, Ney et de Bernadotte. Sous la neige déjà dense, les Français combattent donc à moins de cinquante mille contre quatre-vingt mille Russes. Et ces conditions climatiques difficiles entraînent les conséquences les plus désastreuses pour les troupes impériales. Alors que Davout arrive enfin sur le champ de bataille à neuf heures, il attaque furieusement les Russes mais en grande infériorité numérique. Pour le dégager, Napoléon engage son centre. Seulement celui-ci est aveuglé par une tempête de neige qui s’abat sur le champ de bataille, et finit par se présenter de flanc à quelques dizaines de mètres de l’artillerie Russe. Celle-ci le massacre alors. Une unité, le 14e régiment d’infanterie, périt même toute entière sous le feu. Le centre français n’existe pour ainsi dire plus. [...]
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Partout, les saints : saint Gennaro 

On peut aussi l’appeler saint Janvier, évidemment, mais c’est un peu moins stylé. Gennaro, fils d’une vieille famille de patriciens romains, est né à Naples vers 270. En 302, il est évêque de Bénévent, au sud de l’Italie, un endroit dont Talleyrand sera nommé prince sous Napoléon. Au début des années 300, il y a d’ailleurs déjà une sorte de Talleyrand italien face à notre Gennaro : un certain Timothée, proconsul de Campanie. Soucieux de bien faire, comme souvent les hauts fonctionnaires face aux complotistes, Timothée fait arrêter puis interroger Gennaro, qui est d’abord jeté au feu (sans résultat), puis envoyé dans l’arène avec ses compagnons de cellule.

San Gennaro protègera les Napolitains des maladies, mais aussi des éruptions du Vésuve

Hélas pour le plaisir des spectateurs, les fauves, et notamment les hyènes, se couchent face aux élus. On se croirait sur le service public. Le bon Timothée en perd la vue de rage. Gennaro la lui rend prestissimo, mais cela ne le sauve pas, puisqu’il est finalement décapité avec trois de ses frères chrétiens, après qu’il a lui-même encouragé le bourreau, qui n’avait plus trop le cœur à accomplir sa sinistre besogne. Lorsque le bourreau et ses aides vont rendre compte au proconsul, ils le trouvent mort, dans un état de putréfaction avancée – et eux-mêmes meurent asphyxiés par l’odeur pestilentielle de la charogne. Spettacolare.[...]

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Effet Bœuf : la vente en direct sur internet au service des éleveurs français

La France a perdu en dix ans 100 000 agriculteurs. Ils ne sont plus que 389 000 en 2020. Une réduction qui va de pair avec la disparition de 100 000 exploitations. Cette hémorragie touche particulièrement les fermes spécialisées dans la production de lait et de viande. Les éleveurs sont aujourd’hui minoritaires face aux céréaliers, arboriculteurs et viticulteurs. 

La France est devenue une nation de grandes cultures (céréales, oléagineux, betteraves, pommes de terre), qui nourrissent les hommes mais aussi les bêtes. L’augmentation de la consommation de viande a provoqué l’extension des cultures intensives de soja et de maïs. Une vache produisant trente litres de lait peut consommer vingt kilos d’herbe et de compléments alimentaires par jour. LaFrancecompteaujourd’hui112000 exploitations de grandes cultures pour seulement 48 000 producteurs de viande. 

Lire aussi : Casse-Pipe : le tour de main des artisans pipiers

L’affaiblissement des éleveurs s’accompagne d’un sentiment de révolte. Une carcasse est vendue 3,80 euros le kilo après trois ans de travail. La viande de bœuf est vendue en supermarché entre 15 euros le kg (steak haché) et 40 euros le kg (tournedos, entrecôte). La différence est empochée par les intermédiaires : abattoirs, bouchers et supermarchés. La marge des éleveurs est modeste, elle devient de plus en plus dérisoire. Car si les prix d’achat ne bougent pas, le coût des matières premières explose : électricité, carburant et compléments alimentaires. Une hausse estimée à 270 euros de charges supplémentaires par bête. Une hausse qui pousse certains exploitants à réduire leurs troupeaux pour se lancer dans la production plus rémunératrice de céréales. 

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Le smoking présidentiel 
Dans le domaine sartorial comme dans tant d’autres, les passages obligés, qui requièrent le port d’une tenue très codée ou la stricte application d’une règle de politesse, pardonnent moins que les autres. On peut être un peu approximatif quand on envoie une lettre de château, pas quand on écrit au Pape (encore que, maintenant, vous me direz...). On peut porter le costume avec nonchalance, même (et surtout) avec une cravate, pas le smoking. Le temps, bien connu des sartorialistes, où on mettait une veste décontractée pour fumer, est révolu, et la « smoking jacket » est devenue « black tie ». Avec la fin du port de l’habit ou du spencer, à la notable exception des chefs d’orchestre et des militaires, le smoking est, dans l’imaginaire collectif, le sommet de l’élégance. Et on n’a pas le droit de se planter. [...]
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