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Psycho : Les malades imaginaires

L’autodiagnostic

Être bien dans sa peau, c’est « sooo 2019 ». En 2020, quoi de plus branché que de se dénicher des maladies invisibles ? C’est en tout cas ce à quoi prétendent les autodiagnostiqués. Leur démarche consiste à se renseigner en ligne, ou en lisant quelques livres pour les plus enthousiastes, en déduire quelle maladie mentale les afflige, pour enfin l’arborer en description sur votre profil social. En termes de validité académique, vous pourriez passer un test dans Cosmo et rester plus crédible. Ses déclinaisons inquiètent : le « pair-diag » notamment. Le principe ? Je suis bipolaire, je suis donc capable de te dire si tu l’es ou non.

Le diagnostic, un long parcours

Le diagnostic d’un trouble mental reste un parcours long, très encadré par des professionnels, sa reconnaissance sujette à caution. On entend souvent « quelque part, nous avons tous notre côté autiste » ou « hyperactif, ça veut dire mal élevé en vrai ». Selon Jean Fontaine, administrateur du principal groupe dénonçant ces dérives, l’autodiagnostic renforce ces clichés et fait empirer la situation de ceux qui sont réellement affectés de troubles mentaux. « En apprenant que des associations comme Clé Autistes défendent l’autodiag, j’ai été écœuré. Parce qu’il y a une  exploitation du mal réel de certaines personnes assez jeunes, mais aussi une banalisation du domaine déjà délicat de la santé mentale ». [...]

Les remèdes de grand-mère pour passer l’hiver

On change les draps plus tôt que prévu

Ça n’a l’air de rien, mais la recette est imparable : draps frais = sommeil plus réparateur. Pour être sûrs de bien dormir, on peut rajouter quelques gouttes de fleurs d’oranger pour parfumer la lessive. Effet garanti !

On adopte les huiles essentielles

Sainte Hildegarde von Bingen connaissait déjà leurs vertus et les recommandait en cataplasmes ou en infusions. Aujourd’hui, elles restent tout aussi efficaces, à tel point qu’on les déconseille aux femmes enceintes pour éviter d’affecter leur grossesse. Pour soulager les symptômes et aider son corps à combattre, il y a le choix : l’huile essentielle de ravintsara, ou des petits cocktails tout prêts (L52 en pharmacie, On Guard de doTerra en ligne…). [...]

Chiennes en laisse

Le meurtre de trop

L’horrible assassinat de Samuel Paty le 16 octobre a déclenché un torrent de réactions de tous horizons. Chacun y est allé de son mot pour condamner fermement ou soutenir avec ferveur, ne laissant aucune place à l’indifférence. Mais l’action, ou plutôt la réaction la plus surprenante nous vient des féministes 2.0. Ces groupements de femmes généralement acquises à la cause vivrensemblesque ne perdent jamais une occasion de s’opposer à tout : aux filles qui se maquillent, à celles qui s’épilent, au patriarcat (quoi que ça veuille dire), aux SUV en ville et aux charcutiers-traiteurs. Cependant, elles avaient fait preuve d’un assourdissant silence lors de l’affaire Mila.

L'affaire Mila

Mila, on se rappelle, c’est cette jeune femme de 16 ans qui début 2020, lesbienne revendiquée, a eu le tort de se croire dans la France des années 70. Elle a eu l’outrecuidance de commettre un blasphème, non pas contre Jésus, ce qui lui aurait certainement valu d’alléchantes subventions, mais contre le prophète de l’islam, j’ai nommé Mahomet. Elle ne mâche pas ses mots, Mila : « Le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde ». Et de suggérer qu’Allah s’adonne au vice italien. [...]

Cottage Core : La tendance campagne qu’on n’attendait pas

Sur le très citadin Instagram s’invite depuis quelque temps la rafraîchissante tendance #CottageCore. On y voit des femmes en forme de fées sorties tout droit d’un conte, portant des couronnes de fleurs délicates, dans des tons pastel et ensoleillés. Avec une grâce toute champêtre, ces jeunes femmes réinventent l’esthétique fantasmée du début du XXe siècle au regard de la mode actuelle. Les photos, retouchées pour adoucir la lumière, montrent du linge blanc séchant à l’air frais, un petit jardin à l’anglaise, parfois d’anciennes toiles de maîtres romantiques. Le but du jeu : donner l’impression de s’être perdus dans le temps, au cœur de la campagne anglaise par un beau coucher de soleil d’automne.

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Tuto : Devenir moche en sept étapes

Teignez-vous les cheveux en rouge, bleu, vert

Déjà, les couleurs, c’est une idée de génie pour bien flinguer la fibre capillaire, et ce dès la racine. Ensuite, les couleurs RGB (red green blue, comme les anciens postes de télé) nécessitent pour la plupart une d’écolo préalable. Double effet kiss cool ! On décape le cheveu, puis on porte des nuances qui indiquent avec précision que l’on est une casse-pieds notoire. Comme les grenouilles dans la forêt tropicale, d’autant plus venimeuses qu’elles sont bigarrées.

Oubliez la cire d’épilation

Ou le laser. Ou les rasoirs même. Bref, on se néglige absolument ! Qu’importe que la coutume date de l’antiquité, qu’importe que les poils soient avant tout un caractère sexuel secondaire masculin ! En 2020, ne pas s’épiler relève du choix politique. Si on vous dit que c’est laid, rétorquez que c’est engagé. Pas besoin de justifier en quoi. [...]

Le Homeschooling, crédible /20 ?

POUR

Le suivi existe : tous les ans, un agent vérifie les progrès de Marie-Endive pour savoir si elle a bien appris à compter jusqu’à trois et lacer ses chaussures. C’est-à-dire les prérequis essentiels pour passer son brevet des collèges. Les résultats sont bluffants : selon les études américaines, où le homeschooling est beaucoup plus tendance qu’en France, les enfants scolarisés à la maison réussissent au moins aussi bien, si ce n’est mieux, que les élèves classiques. Cela serait dû à une meilleure prise en charge par le parent.

La curiosité se développe : à la maison, on a pour seuls élèves ses enfants. Rien à voir avec une classe de trente marmots qui ne sont pas les siens. Ça signifie plus de temps pour chacun d’eux, et une meilleure écoute. Les enfants sont plus disposés à demander d’étudier un sujet qui les intéresse. On passe vite sur le français, que Karen-Djayzia maîtrise, et on prend le temps pour l’Histoire qui la passionne. [...]

Dans l’enfer d’OnlyFans

Le site britannique a vu le jour en 2016, avec une proposition culottée : monétisez votre influence. Là où les réseaux sociaux classiques logent tout le monde à la même enseigne, OnlyFans rebat les cartes : il y a ceux qui se montrent, et ceux qui payent pour voir. Les contenus se réservent aux fans prêts à lâcher entre 4,99 $ et 49,99 $ d’abonnement mensuel, montant fixé par le créateur de contenu. 80 % pour lui, 20 % pour le site. Un bon mac prend toujours sa part.

Qui est dessus ?

En échange de cette contribution, les fans privilégiés pourront découvrir leurs stars favorites loin des projecteurs, à travers des contenus exclusifs (photos, lives…) et éventuellement faire battre leur petit cœur en échangeant des messages avec elle. En 2020, le site prend son envol, porté notamment par Beyoncé qui y fait référence dans son dernier clip. Bella Thorne, l’ex-égérie de Disney, a empoché un million de dollars la semaine de son inscription. Et fait planter le site au passage. [...]

Prince Harry, Roi des Simps

Ancien fêtard, il l’est. On se rappelle ses frasques dans les soirées huppées de la jeunesse dorée. Son Altesse enflammait à lui tout seul l’ensemble des tabloïds anglo-saxons en arborant un uniforme nazi d’un mauvais goût redoutable. Le jeune prince défrayait régulièrement la chronique par son comportement ressemblant beaucoup trop à celui d’un vulgaire roturier.

Harry portait aussi, fut un temps, le même uniforme que les hommes qu’il sera appelé à commander. Il tenait alors à servir son drapeau, sur le théâtre sanguinolent de l’Afghanistan. Son service dura dix mois, pendant lesquels il apprit à se servir d’une arme, se tenir droit, porter des valeurs qui le dépassent et rester humble. Il fut même à l’initiative des Jeux Invictus pour les anciens blessés de guerre. Du noble, du grand. Le soldat Harry fut ce que l’on appelle un homme.

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Mais le minois ambitieux a toqué à sa porte. Il semblerait qu’il succombe peu à peu au charme – douteux – de sa plus si jeune épouse. Meghan Markle, actrice américaine divorcée, remporte le gros lot, à la surprise générale. Prince Harry, le top de ce qui faisait en matière de célibataire, le gendre parfait, le prince de Disney, tombe sur une sorcière, celle qui se métamorphose après minuit pour le kidnapper dans son palais infernal. Elle emmène le beau jeune homme loin de sa famille, à Los Angeles. Elle lui fait renoncer à ses titres et vivre loin de ses amis. La presse dépeint un Harry « triste », « seul ». Le fleuron de la famille royale britannique sort régulièrement pousser son caddie pour acheter lui-même les boîtes de ravioli pour le « couple ». Selon Closer, on le verrait régulièrement commander un cheese bacon double frites au Drive du Burger King. On comprend que la gastronomie anglaise puisse laisser à désirer, mais tout de même...

Harry devient un simp. Vous pardonnerez l’anglicisme, la langue française ne dispose pas encore d’un terme décrivant le phénomène. Vous en avez sûrement déjà rencontré au détour d’un commentaire sur votre réseau social favori, prenant immédiatement le parti d’une femme (de préférence se revendiquant comme « forte » et « indépendante ») dans le secret espoir qu’elle s’intéresse à lui. Lorsqu’il est en couple, le simp est en recherche de la validation permanente de sa compagne. Pour faire simple, il correspond à l’acronyme dont on l’affuble : « Someone Idolizing Mediocre Pu**y », ou « quelqu’un qui idolâtre des meufs moyennes ».

L’Incorrect

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