
La tequila, c’est d’abord un cliché. Un soleil de plomb, des pistoleros à la barbe drue et un rituel à ravir les touristes : on saupoudre sa main gauche de sel et on avale la tequila d’un trait. C’est le « shoot Ay Caramba » vomitif populaire des fêtes étudiantes.
Au Mexique, l’ancêtre de la tequila fut une boisson fermentée de jus d’agave, appelée le « pulque ». Cette boisson qui provoquait l’ivresse était connue depuis longtemps lorsque les Aztèques l’intégrèrent à leurs rituels. Dans la mythologie aztèque, Mayahuel était la déesse de l’agave et de l’ébriété mystique. Elle était représentée visuellement au cœur d’un grand agave, les fleurs de la plante émergeant de son torse.

L’arrivée des conquistadors au seizième siècle bouleversa les modes de vie. Les Espagnols imposèrent leurs institutions politiques, ainsi que la distillation. Ce procédé permit de transformer le jus des agaves en alcool.…








