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L’explosion de la bulle BoJo
« Je suis ici pour vous dire, la main sur le cœur, que je n’ai pas menti à la Chambre [des Communes] » a déclaré solennellement Boris Johnson devant la Privileges Committee mardi dernier. Cette commission parlementaire est chargée d’enquêter sur la possibilité que Boris Johnson ait menti aux Communes en affirmant que les règles en vigueur pendant les confinements de mai puis de novembre 2020 ont bien été respectées à Downing Street. La mise à l’épreuve fut difficile pour BoJo, alors qu’en parallèle de son audition il subissait une défaite symbolique à la Chambre des communes Une enquête à ce sujet avait été déclenchée après les révélations dans la presse sur la tenue de fêtes dans les bureaux du Premier ministre, à partir de décembre 2021. La mise à l’épreuve fut difficile pour BoJo, alors qu’en parallèle de son audition il subissait une défaite symbolique à la Chambre des communes, qui a adopté le cadre de Windsor (Windsor Framework) par 515 voix contre 29 seulement, dont la sienne. Une victoire pour le Premier ministre Rishi Sunak, mais une défaite sévère pour son prédécesseur qui espérait sans doute susciter une opposition plus large à ce texte. Parmi les rebelles à cet accord se trouvaient les six députés du parti unioniste nord-irlandais, le DUP (Democratic Unionist Party) et des figures du parti conservateur, dont l’ancienne Première ministre Liz Truss et Jacob Rees-Moog, ancien ministre et fidèle de BoJo.
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Au Sénat, les intellectuels français mobilisés pour le Haut-Karabakh
Accueillie par un discours de Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, une foule de 200 personnes était réunie à l’orangerie du palais du Luxembourg pour soutenir la communauté arménienne au Haut-Karabakh. « Cette crise arménienne, c’est ce qui nous concerne nous [...] Hier, évidemment, chacun pense au génocide et aujourd’hui [...] à une épuration ethnique et religieuse. » Un cri d’alarme qui vise à alerter sur la situation des quelques 120 000 Arméniens qui habitent cette enclave et qui sont menacés d’invasion depuis deux ans et demi. Quasiment sous blocus depuis la victoire de l’armée azerbaïdjanaise sur les troupes arméniennes en novembre 2020, le Haut-Karabakh n’a qu’un accès très étroit (5 km) à l’Arménie, via la ville de Latchine, au sud du territoire. Depuis le 12 décembre 2022, seule la Croix rouge internationale peut passer ce corridor pour acheminer vivres et médicaments aux populations de l’Artsakh. Le 28 février dernier, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à l’Azerbaïdjan de mettre un terme à ce blocus, mais sans provoquer de réaction de sa part pour autant. Face à cette situation très précaire, l’ancien ministre des Affaires étrangères et fondateur de Médecins sans frontières, Bernard Kouchner, a appelé à mener des négociations pour permettre l’envoi de l’aide humanitaire : « Il faut franchir ce blocage, il n’y a plus rien à manger au Haut-Karabakh. Il reste quelques réserves individuelles pour 200 jours peut-être. Faudra-t-il que les habitants se révoltent pour qu’on les aide ? Et même dans ce cas les aidera-t-on ? [...] Si nous arrivions à ce que l’Europe envoie deux camions avec deux drapeaux européens, ce premier convoi ne serait peut-être pas rejeté. » a-t-il osé espérer. Un appel d’autant plus urgent que la politique la détermination des Azerbaïdjanais à passer à l’étape supérieure en envahissant le Haut-Karabakh demeure intacte. Lire aussi : SOS Chrétiens d’Orient : « Le Liban est vampirisé par une classe politique corrompue » [...]
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Afrique du Sud : pour un pays perdu…
Lorsque je dis « Afrique du Sud », ça sent tout de suite bon les années quatre-vingt, les comités anti-apartheid dans les facs de gauchistes et « asimbonanga » qu’on gueulait au « New Beach Club » lors du quart d’heure américain, en pelotant des bonnes fermières au caractère culard déjà bien grassouillet ! Mmmmh... Et puis après ça, il y a eu Mandela. La nation arc-en-ciel. Tout le monde il allait être heureux et copain chez Nelson sourire d’avril. Tellement ça ! La fin de l’apartheid. La défaite des méchants racistes. L’égalité. One man, one vote ! Les blancs avaient été coupables du plus épouvantable péché : le racisme. Mais l’homme noir allait remettre tout ça sur le chemin de la vertu. Et en chantant du Peter Gabriel ! [...]
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Retour d’Irak
En donnant mon passeport et mes billets, le policier qui vérifie les documents m’interroge machinalement : « Vous allez où... ? » « En Irak, monsieur ».  Ce regard mi-ébahi, mi-inquisiteur du fonctionnaire sédentaire, cela fait désormais huit ans que je le vis, souvent avec amusement, parfois avec lassitude. Aujourd’hui directeur des opérations de SOS Chrétiens d’Orient en charge de tous nos pays de mission, la plupart pour le moins exotiques (Syrie, Irak, Liban, Jordanie, Égypte, Arménie, Pakistan, Éthiopie), j’ai passé trois années en Irak durant l’occupation d’une partie du territoire par l’État islamique.  J’y retourne aujourd’hui afin d’inspecter la mission, rencontrer nos volontaires, les salariés locaux et pour faire le tour des projets. Lire aussi : À Paris, Riski Sunak renoue avec l’Europe Après une escale à Istanbul, j’embarque pour Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Dans l’avion se mélangent des Kurdes, une myriade de larges Américains travaillant généralement dans le pétrole et quelques humanitaires habitués des zones sensibles. Tout à l’avant, en classe affaires, une poignée de diplomates européens et d’hommes d’affaires libanais somnolent. L’avion touche le sol. Il est trois heures du matin à Erbil. Ragheed, l’un de nos responsables locaux vient me chercher et nous roulons sur les grandes artères désertes d’une capitale régionale qui se veut le « nouveau Dubaï ». Partout autour de nous, des immeubles lumineux d’une vingtaine d’étages annoncés par des panneaux éclairant le bord des routes : « ici une piscine », « là un cinéma », « ici le meilleur restaurant à viande de la ville ». Nous ne goûterons rien de cela à cette heure-ci, le programme de ces dix prochains jours est dense et il nous faut aller dormir. [...]
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À Paris, Riski Sunak renoue avec l’Europe
La rencontre entre Emmanuel Macron et Rishi Sunak était d’abord celle de deux personnalités faites pour s’entendre. Les deux hommes ont presque le même âge : 45 pour le président de la République française, 42 pour le Premier ministre britannique. Tous deux banquiers d’affaires avant de se lancer en politique, ils ont démontré durant leur conférence […]
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Écosse : la guerre entre féministes et trans est déclarée
Le Scottish National Party (SNP) est plongé dans de graves divisions depuis la démission de leur leader, la Première ministre Nicola Sturgeon, le 17 février dernier. En place depuis huit ans, elle a annoncé son départ avec une grande émotion. En prétextant l’épuisement, Nicola Sturgeon omettait pourtant de mentionner le motif principal de sa démission : la douloureuse controverse sur le genre du violeur Isla Bryson et sur la loi sur le changement de sexe. [...]
Éditorial monde de mars : Les somnambules

« Nous marchons vers la guerre comme des somnambules », déclarait, il y a neuf mois, Henri Guaino, à propos de la crise déclenchée le 24 février précédent. Ce n’est pas à l’Europe, pourtant, qu’il faut appliquer cette comparaison, mais à la droite, dont les ténors – souvernainistes, pseudopatriotes et ex-sarkozystes – marchent, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, comme des somnambules, incapables de saisir la véritable nature du projet poutinien, cramponnés à leur grille d’analyse obsolète et inopérante. Dans le cas d’Henri Guaino, comme pour une grande partie de sa famille politique, cette grille de lecture est tributaire d’un mythe assez récent – le « passé d’une illusion » aurait dit l’historien François Furet – celui d’une victoire diplomatique que la France aurait remportée en 2008, en amenant Vladimir Poutine à accepter un cessez-le-feu après le conflit-éclair mené par le grand frère russe contre son petit voisin géorgien. La légende veut que, dans l’avion ramenant à Paris Nicolas Sarkozy et son équipe, on ait largement fêté la victoire diplomatique remportée par le président appelé au chevet du Caucase.…

Ukraine : le piège de « Joe le sénile »
Le 19 janvier 2022, le président américain Joe Biden donnait une conférence de presse lors de laquelle il était interrogé sur la menace d’une invasion russe de l’Ukraine, tandis que la Russie était en train de masser des centaines de milliers de soldats à ses frontières ainsi qu’en Biélorussie. En effet, questionné sur la réaction américaine et des membres de l’OTAN face à une agression militaire russe en Ukraine, il avait répondu qu’elle dépendrait de l’ampleur de cette agression. Il eut cette déclaration ambiguë affirmant que les membres de l’OTAN risquaient de se diviser sur une telle réaction s’il ne s’agissait que « d’une incursion mineure ». Et ce tout en reconnaissant néanmoins que Vladimir Poutine allait « tester l’Occident », qu’il allait « devoir faire quelque chose » et qu’il allait « rentrer en Ukraine d’une manière ou d’une autre ». « L’impuissance de Joe Biden a enhardi Vladimir Poutine, et voilà qu’il vient de donner un feu vert à Poutine pour envahir l’Ukraine » répondirent les ténors de l’opposition (Tom Cotton, sénateur républicain de l’Arkansas). Le « feu vert » pour envahir l’Ukraine fut donc donné à la Maison-Blanche et reçu fort et clair par les tours du Kremlin. Aux yeux de nombreux observateurs, la réponse de Joe Biden était « légère » voire « inappropriée ». En réalité, le président américain apportait ce jour-là la touche finale au plus grand piège géostratégique tissé par les États-Unis depuis 1945. Feu vert pour envahir l’Ukraine  Un peu plus d’un mois plus tard, le 24 février 2022, avec 200 000 soldats, Vladimir Poutine envahissait l’Ukraine. Complètement intoxiqué par ses propres services de renseignements lui affirmant que le pays tomberait comme un fruit mûr et que la population accueillerait les chars russes en libérateurs, il se lança dans une invasion à grande échelle à partir du territoire russe, biélorusse et des territoires du Donbass et de la Crimée occupés.

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