
Monde





La rencontre entre Emmanuel Macron et Rishi Sunak était d’abord celle de deux personnalités faites pour s’entendre. Les deux hommes ont presque le même âge : 45 pour le président de la République française, 42 pour le Premier ministre britannique. Tous deux banquiers d’affaires avant de se lancer en politique, ils ont démontré durant leur conférence de presse des vues semblables sur nombre de sujets et faire preuve d’une très bonne entente, alors même que de nombreuses questions étaient assez sensibles.
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Emmanuel Macron a parlé « d’un sommet d’une nouvelle ambition » ; Rishi Sunak d’une « réunion [qui] honore la relation entre les deux pays […] Notre réunion aujourd’hui symbolise un nouveau départ, une entente renouvelée ». Une ambiance qui contraste certainement avec les rencontres entre Boris Johnson et Emmanuel Macron, qui étaient réputés très mal s’entendre. D’ailleurs, il n’y a pas eu de sommet franco-britannique pendant le mandat de Boris Johnson, ni de son successeur éphémère Liz Truss – sans doute par manque de temps dans ce dernier cas.…


« Nous marchons vers la guerre comme des somnambules », déclarait, il y a neuf mois, Henri Guaino, à propos de la crise déclenchée le 24 février précédent. Ce n’est pas à l’Europe, pourtant, qu’il faut appliquer cette comparaison, mais à la droite, dont les ténors – souvernainistes, pseudopatriotes et ex-sarkozystes – marchent, depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, comme des somnambules, incapables de saisir la véritable nature du projet poutinien, cramponnés à leur grille d’analyse obsolète et inopérante. Dans le cas d’Henri Guaino, comme pour une grande partie de sa famille politique, cette grille de lecture est tributaire d’un mythe assez récent – le « passé d’une illusion » aurait dit l’historien François Furet – celui d’une victoire diplomatique que la France aurait remportée en 2008, en amenant Vladimir Poutine à accepter un cessez-le-feu après le conflit-éclair mené par le grand frère russe contre son petit voisin géorgien. La légende veut que, dans l’avion ramenant à Paris Nicolas Sarkozy et son équipe, on ait largement fêté la victoire diplomatique remportée par le président appelé au chevet du Caucase.…

L’Incorrect
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