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La princesse et le prince chaman 

Né en 1974, Durek Vetter est un chaman autodidacte auteur de plusieurs succès d’édition dans le domaine restreint de la médecine ancestrale et magique. Il a notamment publié un ouvrage au titre plutôt comique, Hacking spirituel : les clés chamaniques pour regagner votre puissance personnelle, vous transformer et illuminer le monde. Dans ce livre, le docteur Verrett suggère que les chimiothérapies ont été inventées pour enrichir des médecins profitant de la détresse des patients, mais que toutes les personnes informées savent bien que cette méthode de soin ne produit aucun effet.

Spécialiste de pseudo-science et de fausse médecine, ce nouvel arrivant au sein du gotha européen n’est pas qu’un doux dingue amusant, c’est un homme dangereux et un escroc. Ainsi, il est aussi capable de raconter que les rapports sexuels normaux, c’est-à-dire pratiqués sans rituel magique, attirent des esprits des profondeurs qui s’insinuent dans les vagins des femmes. Pour réparer ces torts, il propose des exercices payants et évidemment hors de prix… Se décrivant comme un chaman de la sixième génération, Durek Vetter aurait hérité des pouvoirs de ses deux lignées familiales, celle de son père composée de sorciers pratiquant le vaudou depuis plusieurs millénaires, et celle de sa mère d’origine indienne et norvégienne qui lui aurait transmis des enseignements ésotériques de la médecine traditionnelle viking de Norvège.…

Sélectron : les neuf plus belles preuves de sénilité de Joe Biden

9. Jacques a dit….

C’est l’information qui fait parler aux États-Unis depuis ce jeudi 23 juin. Alors qu’il préside une allocution à la Maison Blanche, les téléspectateurs ont aperçu que le « POTUS » tenait en main une note. Or, quand on se penche dessus, les informations révélées sont pour le moins inquiétantes. « Biden tient une note lui expliquant comment accomplir les tâches humaines basiques ». En effet, la note a pour instructions : « VOUS prenez VOTRE siège » ou bien « VOUS remerciez les participants ». C’est vrai qu’on n’imaginait pas en être là. Il devait faire un commentaire de maximum deux minutes, qui en a duré huit. Bref, rien ne va, panique à bord.

8. Tenez, 100 000 dollars, c’est cadeau

Au beau milieu de l’épidémie de Covid, Joe Biden a eu une idée particulièrement généreuse. En effet, il a offert à tous les Américains qui iraient se faire vacciner une prime de 100 000 $. Ah oui, je suis bien d’accord avec vous, c’est un argument pour le moins convaincant, en France, ça aurait probablement poussé même Philippot à devenir pro-vaccin. Ah, il s’est trompé ? Ce n’était que 100 $ ? Oh, comme c’est décevant.

7. Une Bush trop volubile

Il s’exprime, le vieux bonhomme. De prise de parole en prise de parole, Biden enchaîne les monologues, les longs monologues. Et parfois, souvent même, une coquille s’échappe. En effet, à l’image de l’ancien président Georges W. Bush, « Sleepy Joe » a confondu l’Irak et l’Ukraine. Une confusion le temps d’un petit lapsus, mais tout de même : « J’ai parlé au Président Poutine de l’Irak, pardon, de l’Ukraine ». Effectivement, ça la fout mal. [...]

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Coupe du monde 2022 : au Qatar, vis comme les Qataris

À droite comme à gauche, tout le monde se scandalise. Eh oui, le Qatar n’est pas le pays des droits de l’homme. Pourtant abasourdie, la sphère médiatico-politique française s’est révoltée. « Pays extrémiste », « Il est temps que la France se retire de ce Mondial », « Financiers du terrorisme » : les commentaires affluent pour dénoncer le pays et proposer le boycott.

Qu’est-ce que le Qatar ? Un pays musulman wahhabite. On peine encore à croire à la naïveté des journalistes et politiciens français qui, apparemment, pensaient que tous les pays du monde avaient la même culture. Seulement, au Qatar, il est interdit de se donner des marques d’affection en public, d’avoir des relations sexuelles extraconjugales, de consommer de l’alcool en public, d’être homosexuel et de se promener en tenue « indécente » (épaules nues, décolletés, jupes courtes). Quelle est alors la peine encourue ? La prison ferme, jusqu’à sept ans pour les relations sexuelles hors mariage par exemple.

Sans alcool, la fête est moins folle : il fallait peut-être en amont choisir un autre pays pour la jouer, cette Coupe du Monde. Surtout que plusieurs signaux avaient été envoyés en amont : 6500 travailleurs-esclaves philippins seraient morts durant la construction des stades nécessaires au déroulement de l’un des plus grands évènements sportifs au monde. 6500 personnes, c’est le nombre de morts à la bataille d’Azincourt. [...]

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Des poubelles érotiques en Suède

Le 10 juin, le CNN rapportait cette information pour le moins déroutante : la Suède a mis en place de nouvelles poubelles dans un but écologique. L’objectif est d’inciter les habitants à jeter leurs déchets à coup de messages sulfureux. Dans le quotidien suédois Sydsvenskan, Marie Persson, chef de section au service des routes de la ville, justifie cette « campagne de sensibilisation » en déclarant que « les phrases (programmées) font partie de l'objectif de la campagne, qui est d'inciter davantage de personnes à parler de la chose la plus sale qui soit : les dépôts sauvages, des déchets qui finissent dans nos rues, sur nos places et dans la mer ». Elle ajoute que ce projet est, selon elle, humoristique.

L’extrême gauche s’arrache les cheveux

Un certain nombre de médias d’extrême gauche se sont penchés sur le sujet, à commencer par Terrafemina. Le média reproche principalement à la poubelle d’être sexiste. Évidemment, quand une poubelle lance des « Oh, juste là, oui ! », « Mmh, merci... », « Un peu plus à gauche la prochaine fois » sur la place publique, l’image de la femme est effectivement dégradée. Mais ce n’est pas le principal argument de Terrafemina qui explique que cette poubelle est sexiste notamment parce qu’elle n’a pas son double à voix masculine. Ce constat est assez étrange pour un journal qui promeut, dans un article publié quelques mois auparavant, l’écoute d’un « album d’orgasmes ». Une sorte de féminisme à géométrie variable.[...]

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Expulsion de migrants par la Grande-Bretagne : destination Rwanda

Mardi 14 mai, un premier vol très symbolique devait partir de Londres en direction de Kigali, capitale du Rwanda, avec à son bord des demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni. Parmi les migrants qui devaient quitter le sol britannique se trouvaient des Albaniens, des Iraniens, des Irakiens et des Syriens, selon l’association Care4Calais. Suite à des recours de dernière minute, ce vol a été suspendu.

C’est que la décision du gouvernement britannique est très critiquée par des défenseurs des droits de l’homme, par l’ONU et même par l’Église anglicane, qui insiste que « cette politique immorale couvre le Royaume-Uni de honte ». Même le prince Charles, pourtant tenu à la discrétion royale, est sur le dos du Premier ministre : selon le Times, il juge ce projet de « consternant ».

Lutter contre l’immigration illégale

Pourtant, cette politique migratoire a pour simple objectif de dissuader les traversées illégales de la Manche. Cruauté, barbarie, contraire aux droits de l’homme : tels sont les mots avancés pour (dis)qualifier ce projet. Mais ne serait-il pas, au contraire, « une opportunité » ? Notamment de sauver les migrants de la dangereuse traversée de la Manche. Comme l’a indiqué Boris Johnson, « les groupes criminels qui mettent la vie des gens en danger dans la Manche doivent comprendre que leur modèle économique va s'effondrer sous ce gouvernement ». En clair, il y voit le moyen d’endiguer le trafic d’êtres humains, par la désincitation.[...]

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Unanimité : comment l’UE va définitivement tuer la souveraineté des États-membres

Piquée par l’obstruction de la Hongrie à un embargo européen sur le pétrole russe, Ursula von der Leyen affirmait le 9 mai que « le vote à l’unanimité dans certains domaines clefs n’a tout simplement plus de sens ». Emmanuel Macron, le même jour, proposait de réunir une « convention de révision des traités ». Que la Russie envahisse l’Ukraine, soit. Mais l’Europe peut-elle s’envahir elle-même ?

Depuis le Traité de Lisbonne, l’UE est régie par deux traités : le Traité sur l’Union européenne (TUE) et le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE). Les« domaines clés » sont discutés par le Conseil de l’Union européenne, où chaque État est représenté par un ministre selon le sujet donné (de l’Agriculture s’il s’agit de la PAC, etc.). Ce Conseil a deux rôles. Le premier est d’être comme un Sénat de l’UE exerçant « conjointement avec le Parlement européen, les fonctions législative et budgétaire », « de définition des politiques et de coordination » (article 16-1 TUE). C’est donc lui qui vote les fameuses directives et les règlements avec le Parlement.

Lire aussi : Bioéthique : l’Union européenne contre les pères

Le second est d’être comme une Assemblée générale extraordinaire : il décide notamment de la politique extérieure de l’Union et, c’est important, de toute modification des traités. Ce faisant, il est la véritable clef de voûte historique de la Communauté, puis de l’Union Européenne. Toute action durable et efficace de l’UE passe par lui. C’est de lui que chaque membre exerce la présidence tournante tous les six mois, comme en ce moment la France. C’est aussi à ce Conseil que de Gaulle avait pratiqué la fameuse « chaise vide ». On devine dès lors l’enjeu crucial que constituent les règles de vote au Conseil. D’autant plus crucial qu’il s’agit désormais, avec le Conseil européen des chefs d’États et de gouvernements (attention à ne pas confondre), du seul organe décisionnel où les États sont réellement représentés en tant que tels. [...]

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Le complexe Poutine

Nous ne sommes sans doute pas encore revenus de la sidération qui a saisi une bonne partie de la population française après que Poutine a envahi l’Ukraine, fin février 2022, pour lancer en Europe une guerre de haute intensité telle qu’on n’en avait plus connue depuis des décennies. Sidération qui s’explique aussi bien par le refus de la conscience occidentale de considérer que le tragique appartient encore au présent, que par l’image que nous avions de Poutine, celle d’un homme raisonnable, sinon modéré, une sorte de faux tyran qui en arborait de plus en plus les signes extérieurs pour dissimuler un politique plus libéral qu’il n’y paraissait désormais, une sorte de démocrate sous couverture en somme, à tout le moins, accommodé à la Russie qui, du long de son histoire emmêlée et brutale, n’a pas eu le loisir d’en connaître tant. 

Poutine semblait donc un pragmatique déguisé en autocrate et un élément de stabilité auquel on s’était, ici, habitué, de telle sorte que peu, très peu, sont ceux qui, à la veille de l’invasion de l’Ukraine, ont cru qu’il attaquerait pour que, nous autres crédules, détrompés ensuite et devant le fait accompli, nous arguions aussitôt que, puisqu’il avait attaqué, il vaincrait rapidement. Rien ne s’est passé ainsi que prévu. Non seulement Poutine a attaqué, mais il n’a toujours pas vaincu. Son armée, qu’on craignait dans le monde entier, patine et connaît de très lourdes pertes, échoue à prendre Kiev, tandis que l’OTAN ressuscite et se renforce. Sauf à considérer Poutine comme un illuminé parti en guerre sur un coup de tête, comment expliquer pareille gabegie stratégique et informationnelle à un si haut niveau de décision qui lui a fait se tromper sur la farouche volonté ukrainienne de se défendre ? Sans doute que le tyran avait déjà pris sa part au pragmatique et que la concentration du pouvoir en sa personne a privé Poutine de pouvoir entendre tout conseil susceptible de le décourager dans son entreprise.

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Reportage : la Grande-Bretagne se révolte contre la repentance

« C’est un fait étrange, mais incontestable : l’intellectuel anglais ressentirait plus de honte à se lever pendant l’hymne national qu’à voler le tronc des pauvres ». Le jugement est sévère ; il est de George Orwell (Le Lion et la licorne, 1941). « La situation n’a fait qu’empirer, m’assure Peter Whittle, fondateur du think tank « New Culture Forum ». Orwell faisait référence à un cercle influent, mais restreint, d’intellectuels socialistes. Depuis, une espèce de lumpen intelligentsia a pénétré nos institutions, musées, universités, églises. Ces gens méprisent leur héritage culturel. »

 La haine de soi gagne l’Occident. D’où l’idée de Peter Whittle d’organiser une journée de conférences intitulée Believe in Britain and the West. « L’objectif est de faire pression sur les Tories qui ne prennent pas au sérieux l’attaque contre notre culture, dit-il. La population est en majorité patriote, les sondages le montrent. Seulement, les occasions d’exprimer leur loyauté sont rares et mal vues. Or les événements en Ukraine ont bien mis en lumière l’admiration pour les valeurs d’héroïsme et d’attachement à son pays »

« Les moments de crise ont engendré les chefs-d’œuvre de la pensée politique »

David Starkey

Konstantin Kisin, co-fondateur du podcast très suivi Triggernometry et auteur d’une Lettre d’amour d’un émigré à sa terre d’accueil, ouvre la conférence. Kisin est russe, marié à une Ukrainienne ; ils attendent un enfant. « C’est elle qui est enceinte, pas moi. On est de la vieille école ». Sa pratique du stand-up ne gâche rien ; son speech emballe la salle. Il fait l’apologie des libertés et accomplissements de la civilisation occidentale, démocratie, liberté de la presse, égalité des chances, liberté d’expression, et appelle à ce métier des simulacres. D’où vient l’expression « politiquement correct » ? De la révolution russe de 1917 : l’objectif était d’imposer la ligne du parti. « Mes ancêtres s’entendaient dire : ce que vous prétendez là est factuellement vrai, mais politiquement incorrect… » Kisin se navre aussi du racialisme contemporain déguisé en antiracisme, et prône le retour à l’universalisme. [...]

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