
Disons-le tout net : personne de sensé ne peut souscrire au récit de Vladimir Poutine qui a justifié l’agression de la Russie. Une agression d’une grande violence à laquelle nous aurions dû nous préparer et nous attendre. En reconnaissant mardi 22 février l’indépendance des deux Républiques de Donetsk et du Donbass – sur le modèle de ce qu’il avait fait en 2008 avec l’Ossétie du Sud -, Vladimir Poutine admettait implicitement que ces deux Républiques avaient le droit légal d’attaquer Kiev. Cette première étape, prélude à un blitzkrieg décidé très en amont, avait pour but d’imposer la narration russe voulant que l’Etat ukrainien serait dirigé par une junte de « drogués », de sympathisants nazis et de laquais des Etats-Unis. Cette rhétorique (in)digne des grandes heures de l’URSS sous domination stalinienne, reprise à bon compte par les fourriers français des intérêts du Kremlin, n’a pas caché les véritables intentions d’un président russe passé du statut de despote « éclairé » à celui de véritable dictateur.…












