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Mariage impérial en Russie

Cet événement n’est pas passé inaperçu dans le pays de Pierre le Grand et a fait les principaux titres des médias nationaux. C’est la première fois depuis la chute de la monarchie que les Russes vont pouvoir suivre et assister à un mariage impérial, qui devrait réunir sous l’œil bienveillant de l’aigle bicéphale toutes les têtes couronnées d‘Europe et chefs d’États étrangers en automne prochain.

Dans ses veines coulent à la fois les sangs du Tsar réformateur Alexandre II et du Kaiser Guillaume II dont il est un descendant direct. George Romanov incarne les espoirs d’un retour de la monarchie pour un tiers des Russes, qui rêvent de le voir monter sur le trône de ses ancêtres. Il se défend pourtant de toutes ambitions personnelles et préfère évoquer un « respect réciproque » entre la maison impériale et le Kremlin. Il entend plutôt se consacrer à la Russian Imperial Foundation qu’il a créée en 2014. C’est d’ailleurs sa fiancée Rebecca Bettarini qui est à la tête de cet organisme venant en aide aux plus démunis. [...]

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Sekigahara, la plus grande bataille de Samouraïs

Sous ce nom qui signifie « prairie frontalière » en japonais, se livra en 1600 une bataille décisive qui mit fin aux guerres civiles alors endémiques au Japon et instaura le shogunat des Tokugawa. Les armées qui s’y affrontent sont encore des armées féodales. Leur armement commence à refléter timidement une certaine influence européenne, avec l’emploi d’arquebuses et de quelques pièces d’artillerie.

Elle oppose l’« armée de l’ouest » rassemblée par Ishida Mitsunari et l’« armée de l’est » de Ieyasu Togukawa. Ce dernier, qui est un véritable chef de guerre à la différence de son adversaire, haut fonctionnaire et ancien moine, réussit à bâtir une coalition solide. Ainsi que l’écrit un historien japonais, « son militarisme était diplomatique et sa diplomatie militariste ». Il faut noter également aux côtés de l’armée de l’ouest, la présence, parfois contestée, du maître d’armes Miyamoto Musashi qui sera l’auteur quelques décennies plus tard du célèbre Traité des Cinq Anneaux. [...]

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Vincenzo Sofo : « Le modèle populiste est inadapté pour construire une alternative de gouvernement »

Pour quelles raisons Guiseppe Conte a-t-il démissionné de son poste de Premier ministre ce mardi ?

Cette crise a été déclenchée par Matteo Renzi, dont le parti était membre de la majorité gouvernementale. Cette majorité était le résultat d’une alliance contre nature entre lui et le Mouvement 5 étoiles, alliance née exclusivement sur l’opposition à la droite mais sans aucune vision commune. Politiquement, Renzi est un joueur de poker : il a toujours mal toléré Conte et désirait avoir plus de pouvoir au sein du gouvernement, notamment sur le contrôle de nos services secrets. Il a continué de provoquer Conte pour essayer d’obtenir le plus possible, en jouant sur le fait que son soutien était fondamental pour avoir une majorité. En face, Conte a toujours refusé les compromis avec Renzi, en pensant que celui-ci n’aurait jamais risqué de provoquer des élections anticipées puisque son parti est à 3%. Au final, la tension est tellement montée que Renzi a tenté d’obliger la majorité à remplacer Conte, en jouant sur la volonté du Parti démocrate d’augmenter son poids dans l’équipe gouvernementale au détriment du Mouvement 5 étoiles. Et sans oublier de faire un clin d’œil au centre-droit pour former une éventuelle majorité alternative.

Conte est-il en capacité de former une nouvelle coalition ? Si oui, avec quel(s) parti(s) et pour quel projet politique ?

Conte a accepté de déclencher cette crise gouvernementale car il pensait pouvoir récupérer un nombre suffisant de sénateurs pour remplacer le groupe parlementaire de Renzi. Il se disait que, de peur de perdre leur siège en cas de nouvelles élections du fait de la réduction du nombre de parlementaires (referendum de septembre 2020), ils se rendraient disponibles pour sauver le gouvernement en inventant un nouveau groupe au Sénat. [...]

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Chega ! : Le Portugal fait le ménage

La droite populiste est à la veille d’une percée historique au Portugal. Fondé en avril 2019, le parti Chega ! (« Ça suffit ! ») ne compte pour l’instant qu’un seul parlementaire, son président André Ventura, jeune et dynamique député lisboète de 37 ans issu du parti de centre droit PSD. Il s’est d’ores et déjà porté candidat à l’élection présidentielle de 2021. Les enquêtes d’opinion lui attribuent une fourchette basse de 8 à 10 % des voix, ce qui constituerait une percée significative pour la nouvelle formation portugaise.

Chega ! que l’on peut rapprocher par certains côtés du parti populiste espagnol Vox, se présente comme un parti « national, conservateur, libéral et personnaliste ». Au niveau européen, le nouveau parti s’est affilié à la structure Identité et Démocratie (ID) portée au niveau continental par le Rassemblement national de Marine Le Pen et la Lega de Matteo Salvini. [...]

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Espionnage, la guerre numérique

Les espions pensent-ils différemment à l’ère du numérique ?

Le constant avantage que nous possédons en tant qu’espèce ayant développé une intelligence réside dans le fait d’améliorer notre capacité de décision, pour réduire notre ignorance dans les situations dangereuses auxquelles nous pouvons faire face. Ce but constant s’applique au domaine du renseignement et des services secrets, parce qu’ils servent à améliorer la capacité de décision des gouvernements en leur fournissant les informations que ceux qui ne nous veulent pas de bien – dictateurs, terroristes et criminels de haute volée – cherchent à nous empêcher d’avoir. Le besoin de collecter et de traiter les renseignements n’a pas changé. L’ère numérique suppose cependant que les officiers du renseignement envisagent de nouveaux moyens (ce qui inclut les algorithmes de l’intelligence artificielle) de trier l’information en fonction de sa pertinence à travers une vaste quantité de données globales, de rejeter les informations objet, fausses ou trompeuses et de produire et distribuer les résultats beaucoup plus rapidement qu’avant, pour répondre à l’accélération des besoins opérationnels et à la demande des décideurs politiques, du commandement militaire, du contre-terrorisme et de la cybersécurité.

Ces « 10 leçons sur le renseignement » sont donc elles-mêmes nouvelles à l’ère numérique ?

Non. Ce sont des conseils vieux comme l’Histoire mais qui prennent un sens nouveau dans cette époque. La première leçon est une vérité fondamentale en ce qui concerne notre rapport à la réalité : notre connaissance du monde est toujours fragmentaire, incomplète et souvent fausse. C’est aussi vrai à l’ère numérique que ce pouvait l’être sous l’Ancien Régime. Mais cela a plus de sens encore aujourd’hui parce que les distorsions, les demi-vérités, la désinformation et la manipulation caractérisent beaucoup plus ce que l’on trouve sur les médias et réseaux sociaux. Les opérations de manipulation ont toujours existé, mais elles sont bien plus faciles à exécuter dans l’univers numérique.

Les réseaux sociaux et les nombreux bouleversements entraînés par les technologies numériques changent-ils radicalement la manière dont sont conduits l’analyse et le traitement de l’information de nos jours ?

La seconde leçon en matière de renseignement est aussi une vérité fondamentale : les faits demandent à être expliqués. Le simple fait d’observer une corrélation entre des données n’implique pas forcément une causalité. Même certains faits bien établis peuvent amener à produire des interprétations différentes, comme le sait n’importe quel juriste. Les analystes qui travaillent dans le renseignement doivent répondre à des questions qui commencent par « pourquoi ? » et « comment ? » afin de pouvoir, par exemple, déterminer les responsabilités dans une attaque terroriste ou une cyberattaque. Ces analystes doivent cependant, de nos jours, se fier moins à l’instinct et à l’expérience qu’à des méthodes scientifiques d’analyse de situation pour savoir ce qui se passe sur le terrain ou dans le cyberespace. Ils doivent ensuite justifier leurs conclusions en comparant systématiquement celles-ci avec des hypothèses alternatives et sélectionner celle qui rassemble le moins d’éléments contre elle – et pas forcément celle vers laquelle pointent le plus d’éléments – car si vous cherchez vraiment, vous trouverez toujours une preuve pour confirmer votre hypothèse. C’est exactement le type d’erreur commise en 2003, durant la guerre d’Irak. [...]

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Laurence Fox, un renard dans le poulailler progressiste

Reclaim en Français peut signifier « reconquérir », avec une connotation martiale, ou « se réapproprier ». Quelle serait la meilleure traduction ?

Je ne suis pas contre une posture énergique ! Mais je choisirais « se réapproprier ». En premier lieu, se réapproprier notre langue, qui nous a été dérobée. Quand je me fais traiter de raciste, vous comprenez que les mots n’ont plus de sens. Pour moi, être raciste signifie rejeter quelqu’un pour sa couleur de peau. Pour ces gens-là, c’est autre chose : le moyen de disqualifier son interlocuteur. « Je ne suis pas d’accord avec toi, donc tu es raciste ». Cela m’a coûté ma carrière. Il serait bon de se réapproprier la possibilité d’avoir une conversation libre et raisonnée.

Cherchez-vous à élargir le domaine du dicible, la fameuse fenêtre d’Overton ?

Je cherche à la déplacer de façon à l’éloigner au maximum de cette idéologie nuisible qu’on appelle le wokisme et que je préfère nommer « complexe de supériorité morale ». J’ai posté une vidéo où je lis la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 : « Les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont dotés de raison et de conscience et doivent interagir les uns avec les autres dans un esprit de fraternité ». C’est fou ce qu’on s’est éloigné de cet idéal, fou comme nous avons régressé depuis 1948, au nom du progressisme !

Votre site arbore les mots « Raison, Réforme, Progrès ». Sont-ils absents du débat politique ?

Ils sont en danger. La raison, sans aucun doute. Ces jours-ci, à Eton, école privée anglaise réputée, un prof a été licencié pour avoir enseigné l’esprit chevaleresque et la différence entre les hommes et les femmes. On inculque aux filles le sens du pouvoir ; aux garçons, la « masculinité toxique ». Tout ça est absurde, déraisonnable et clivant. Le week-end dernier, avec mes fils de 8 et 12 ans, on a regardé tous les Rocky.

Lire aussi : Qui est Laurence Fox ?

Concernant la réforme, je veux parler de nos institutions, en particulier la BBC, politisée à outrance, qui relaie allègrement l’idée de « privilège blanc » : là encore un fantastique facteur de division. Et on paye pour cela. Pas moi, je m’y refuse. Mais les gens qui ne paient pas la redevance sont poursuivis. [...]

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Qui est Laurence Fox ?

Laurence Fox a un physique d’acteur. Ce quarantenaire a derrière lui une belle carrière au théâtre, au cinéma et à la télévision. Il est devenu un visage familier des Britanniques pour son rôle de détective dans la série policière Lewis, à l’écran pendant dix ans. Il a incarné toutes sortes de personnages, jusqu’aux plus officiels, le roi George VI, le prince Charles et même le Général de Gaulle. Sa dernière performance dans la série Netflix White Lines le montrait dans la peau d’un hippy new-age.

Fox a un physique d’acteur et une certaine audace. Aussi, le 16 janvier dernier, a-t-il proféré l’indicible, en direct sur la BBC. L’acteur n’a pas tremblé avant de franchir la limite de l’acceptable. Fox, à la télévision nationale, et sans rougir, a dit les mots illicites : « Nous sommes le pays le plus magnifique et le plus tolérant d’Europe ». Faut-il avoir pactisé avec le diable pour dire des horreurs pareilles ?

Lire aussi : L’antiracisme devenu fou nous casse les noisettes[...]

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Gladden Pappin : « Délégitimer Trump et ses partisans a fait naître un ressentiment très profond »

Pouvez-vous nous résumer ce qui s'est passé mercredi soir à Washington ?

Il y a eu deux évènements importants ces derniers jours dans la vie politique américaine. Mardi 5 janvier se tenait le second tour des élections en Géorgie, qui ont vu les Démocrates gagner le siège dont ils avaient besoin pour contrôler le Sénat. Cela a accru la tension avec les partisans de Donald Trump, lesquels se sont réunis à Washington. Le lendemain 6, le Congrès devait ouvrir les bulletins de vote de chacun des cinquante États, et c’est alors que les événements que tout le monde a vu se sont produits. La sécurité au Capitole des États-Unis ne s'attendait pas à une foule agressive : dans l'ensemble, les partisans de Trump sont des partisans de l'ordre et manifestent pacifiquement. Cependant, certains dans la foule ont souhaité faire un plus grand spectacle.

Ils ont rapidement submergé le périmètre du Capitole, et la police ne savait pas comment répondre. Ce qui était en train de se dérouler n’était pas clair, et les membres des forces de l’ordre pouvaient tout à fait supposer que c’était un mouvement violent, raison pour laquelle il y a eu des coups de feu tirés. Mais ensuite, il est devenu clair que ça n’était pas le cas, lorsque des personnes déguisées sont entrées dans l’hémicycle du Sénat pour prendre des photos. Le résultat, c’est une scène terrible pour la politique américaine, et très étrange. Plutôt qu’une insurrection violente ou une émeute, c’était comme un spectacle pour réseaux sociaux, avec ces gens qui traversaient la Chambre du Congrès et se prenaient en photos. C’était à la fois un acte terrifiant et un divertissement pour les réseaux sociaux. [...]

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