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L’antisémitisme, le meilleur ennemi de Mr Corbyn
Le Royaume-Uni n’est pas épargné par le regain d’antisémitisme en Europe. Cela touche particulièrement le parti travailliste, premier parti d’opposition qui sera peut-être de retour aux affaires dans les mois qui viennent. Sous couvert d’antisionisme et de lutte des classes, le Labour de Jeremy Corbyn est travaillé en profondeur par la haine des juifs. Une biographie paraît à son sujet, dont le titre est sans ambiguïté : A dangerous hero.
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Nicolas Sarkozy : « Mon amitié avec Viktor Orban m’a fait sortir de mon silence »
Le Premier ministre hongrois, tout juste suspendu par le PPE, a pu compter sur son vieil ami français venu le voir à Budapest ce samedi. Ce samedi 23 mars au matin, à l'occasion d'un colloque international, Nicolas Sarkozy est énergiquement intervenu en faveur de son ami Viktor Orban lors d'un petit discours d'une quinzaine de minutes, exercice dont il est friand. Parmi les nombreux invités de marque, on pouvait remarquer le journaliste Eric Zemmour et la philosophe Chantal Delsol, mais aussi Vaclav Klaus, ancien président de la République tchèque, Jaime Mayor Oreja, ancien ministre de l'Intérieur espagnol et ancien vice-président du groupe PPE au Parlement de Strasbourg et Alexander Downer, l'ancien ministre des Affaires étrangères australien. Beaucoup d'autres personnalités ont pu s’exprimer, telles que le néoconservateur américain Daniel Pipes et la réfugiée somalienne Ayaan Hirsi Ali. Cette rencontre sur le thème des « migrations », cher au Premier ministre hongrois, et sous l'égide du Mathias Corvinius Collegium, prend une résonance particulière tandis que le centre-droit européen est de moins en moins à l'aise avec le chantre de la démocratie chrétienne illibérale. « On essaye de faire nos différences une force, c'est pour ça que je suis aux côtés de Viktor et du Fidesz », a précisé l'ancien Président français. « L'Europe ne doit pas être sectaire. Personne n'a de leçon à vous donner », a-t-il rappelé à son ami. « Quand on a des frontières, on doit les défendre ». Très offensif, le fondateur des Républicains a critiqué sans complexe l'Europe passoire de Schengen : « On ne peut plus faire de tourisme social en Europe. On ne peut pas aller en Europe pour toucher des allocations. Je suis favorable à ce que les aides sociales ne soient dues qu'à partir de 4 ou 5 années de présence ». Soucieux de ne pas rompre avec Emmanuel Macron, dont il reste proche et qui critique régulièrement le leader hongrois , Nicolas Sarkozy a envoyé un petit signal dans sa direction : « Emmanuel Macron a eu raison d'ouvrir le débat. Notamment sur Schengen. On ne peut pas garder les mêmes institutions à 6 qu'à 28 ». Nicolas Sarkozy a par ailleurs renouvelé certaines de ses propositions pour réformer les institutions européennes : « Il faut plusieurs Europe, celle de l'euro qui a besoin de plus d'intégration, celle de Schengen. Et il y a l'Europe de l'Union, qui aujourd'hui s'occupe de beaucoup trop de choses. Elle doit s'occuper du marché commun et de quelques politiques économiques. Tout le reste doit revenir aux États ». « Mon amitié avec Viktor m'a fait sortir de mon silence, a-t-il encore ajouté. L'Europe a besoin d'imagination. Je n'ai pas besoin de recevoir de leçon de défense de l'Europe à Bruxelles (...) On ne peut pas dire : je suis Européen mais je ne veux pas de cette Europe-là. L’Europe c'est le rassemblement et le compromis », a conclu Nicolas Sarkozy avant de céder la parole à Viktor Orban. Très écouté par Laurent Wauquiez et Angela Merkel, Nicolas Sarkozy continue de peser de tout son poids pour défendre le maintien du Fidesz au sein du PPE.
Matthew Goodwin – brexit : dernière manche ?
Matthew Goodwin nous reçoit à Chatham House, une bâtisse cossue autrefois domicile de William Pitt située au cœur de Londres.C’est l’Institut Royal de Relations Internationales, dont Goodwin est membre. Il est également chercheur au centre UK in a changing Europe, dédié à l’étude des relations entre le Royaume-Uni et l’Europe, et professeur de sciences politiques à l’Université de Kent. En 2017, il a publié un livre d’analyse du Brexit et en octobre dernier un essai sur le populisme. Alors que la chaîne d’infos anglaise Sky News incruste à l’image un compte à rebours destiné à nous rappeler qu’on s’achemine vers la fin du monde prévue pour le 29 mars 2019 à 23 heures (date et heure programmées de la sortie du Royaume-Uni de l’UE), la tension dramatique croît. Matthew Goodwin nous éclaire sur les ressorts et enjeux de ce psychodrame qui secoue l’Europe. Retour au 23 juin 2016, jour du référendum. Les bookmakers offraient une cote de 9 contre 1 sur la victoire du Brexit. Personne n’y croyait. À contre-courant de tous les analystes, vous aviez prédit ce résultat. Comment ? D’une part, on observait une forte inquiétude sur le thème de l’immigration. D’autre part la campagne pour le Brexit était plus efficace que celle pour le maintien dans l’Union européenne (UE) qui se focalisait sur les effets économiques intérieurs du Brexit et ne parlait pas d’Europe. Les pro-Brexit se sont prononcés sur l’Europe, sur sa sécurité, sur sa prospérité. Souvenons-nous du contexte : les attentats à Paris, la bombe à l’aéroport de Bruxelles, la crise des réfugiés, autant de défis gigantesques qui n’étaient pas traités. En 2015, j’avais publié un livre sur le Parti pour l’Indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ; nous savions que les eurosceptiques étaient mobilisés. Enfin le Brexit semblait l’aboutissement de notre relation conflictuelle avec l’Europe. Le Royaume-Uni (RU) a toujours été un partenaire à part dans l’UE. Et de tout temps, l’identité nationale britannique (et plus particulièrement anglaise) s’est construite contre le continent européen, contre les Français, contre les Allemands, contre les Espagnols, contre le catholicisme. Le [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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La Roumanie enterre son Roi
La maison royale de Roumanie a souhaité ramener le corps du père du roi Michel Ier dans la nécropole royale de Curtea de Arges. Enterré à Estoril en 1953, Carol II fut un prince controversé qui a longtemps divisé les Roumains. Ses frasques amoureuses ont alimenté les gazettes people de l’entre-deux-guerres et sa montée sur le trône a conduit son pays vers un absolutisme qui sera fatal à sa dynastie.  Le 9 mars coïncide avec la fête des Quarante martyrs de Sébaste que l’écrivain Guillaume Apollinaire célébra dans un poème intitulé « la chanson du mal aimé».  Le titre résume Carol II. Le cercueil est recouvert du drapeau de la maison royale de Roumanie. Les pas des militaires qui le portent vers sa dernière demeure sont lents. Les princesses Sofia et Maria ont accompagné le prince Radu, époux de la curatrice du trône et fille du roi Michel Ier, la princesse Margarita. Paul Lombrino est aussi venu avec sa famille rendre hommage à son grand-père, mais « Sa Majesté Margarita », comme l’appelle les Roumains, n’a pas souhaité y participer. Elle entend maintenir la même position que son père envers Carol II. En 2003, le corps du roi avait été rapatrié à la demande du gouvernement roumain qui le place à l’extérieur de la nécropole royale, Michel Ier refusant d'assister à la cérémonie.
Last Exit to Britain : la grande peur des bobos anglais
À quelques jours de la date fatidique du 29 mars, Brighton noie son angoisse dans la bière artisanale et le thé éco-responsable. Enquête au coeur de l’Angleterre progressiste, traumatisée par le Brexit. "On va à Brighton au moins une fois par mois, c’est une ville étonnante vous savez, très rock et alternative. En plus, c’est très cosmopolite, on adore". Nicolas Bellenchombre, qui dirige le festival de cinéma canadien de Dieppe ne cache pas son admiration pour la ville la plus excentrique d’Angleterre. « Si vous allez à Kemptown, vous pourrez trouver des cabarets Drag-queen très sympas », précise-t-il tandis qu’on lui avoue ne pas du tout connaître la ville. Le Seven Sisters accoste à Newhaven, et, en quelques minutes de train, nous voici dans la ville de George IV, merveilleuse cité balnéaire où le Prince de Metternich trouva refuge en 1848. Rosie, notre hôte, nichée dans un petit loft de Holland Street, confirme : « Brighton est très arty ». Cette vegan revendiquée vit seule avec son petit caniche. Si elle accepte que nous mangions de la viande, elle assure qu’on peut trouver facilement les meilleurs restaurants végétariens d’Angleterre. Elle a quitté Londres parce que sa retraite d’infirmière ne lui permettait plus d’y vivre, mais ici elle peut faire son jogging tous les matins le long de la plage. Tout va bien… jusqu’à ce qu’on aborde le sujet qui fâche : le Brexit. « J’ai honte », s’indigne-t-elle soudainement, le visage crispé. Une campagne mensongère des Brexiters a trompé les Anglais croit savoir cette fidèle abonnée du Guardian, le journal de la gauche pro-européenne.
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Hé oh, la gauche européenne !
Le coup de grâce. Ce 13 février, Pedro Sanchez ne trouve pas de majorité pour voter son budget, lequel prévoyait de nombreuses augmentations de salaires. Ses alliés de la gauche radicale, Podemos, n’ont pas su convaincre les indépendantistes catalans, acculés par la justice madrilène. Le surlendemain, le premier ministre espagnol annonçait de nouvelles élections pour le 28 avril et expédie dès lors les affaires courantes avec le budget de Mariano Rajoy… Le dernier espoir des socialistes européens s’évanouit, un peu comme si la social-démocratie arrivait partout en bout de course. En Italie, Angleterre, France, Grèce et Allemagne, les socialistes disparaissent les uns après les autres, comme les communistes, il y a 30 ans. Place Christophe Colomb à Madrid, le 10 février, se trouvait d’ailleurs un certain Manuel Valls. L’ancien maire PS d’Évry côtoyait Albert Rivera du parti de centre-droit Citoyens, Pablo Casado du Parti Populaire mais aussi Santiago Abascal du mouvement national Vox. Que de chemin parcouru par l’ancien rocardien ! Mais Manuel Valls a du flair. Cette manifestation gigantesque contre la gauche a précipité Sanchez vers la sortie et il pourra se targuer d’en avoir été. Il y a plus de dix ans, le natif de Barcelone était le premier parmi ses pairs à prophétiser la fin du socialisme.
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Diego Fusaro : « Si Salvini lâche les 5 Étoiles pour aller vers la droite classique tout est perdu »
Les Italiens qui ont porté au pouvoir un gouvernement populiste ont suivi avec attention la crise des gilets jaunes. Les tensions entre la France et l'Italie continuent d'augmenter. Di Maio, a-t-il agi correctement en visitant les Gilets Jaunes ? Le mouvement 5 Étoiles c'est l'équivalent des Gilets Jaunes au gouvernement. Je comprends et j'approuve l'enthousiasme de Di Maio pour les Gilets Jaunes. Il s'agit d'un vrai mouvement contestataire vis-à-vis du fanatisme économique de la classe hors-sol. Ce n'est pas un mouvement sociétal animé par la lutte des minorités (féminisme, véganisme, mariage gay, etc.) Cependant di Maio a créé une affaire diplomatique avec la France : peut-être il aurait dû envoyer aux Gilets Jaunes Di Battista ou une autre figure des 5 Étoiles, et non aller lui-même. Il a un rôle institutionnel dans le gouvernement et représente toute l'Italie.
Michel Mujica, ambassadeur du Venezuela en France : « Nous sommes une épine dans le jardin latino-américain ».
Depuis la réélection contestée de Nicolas Maduro à la tête de l'Etat venezuelien, les États-Unis et leurs alliés tentent sans succès de placer l'opposant et Président de l'Assemblée nationale Nicolas Guaido à sa place. Tandis que ce dernier tente de rallier les fonctionnaires du pays, voici un entretien exclusif avec Michel Mujica, ambassadeur de la République Vénézuélienne à Paris. Plusieurs pays ont décidé d'appuyer Juan Gauidó contre Nicolás Maduro. Pensez-vous que cette décision soit conforme au droit international? Le Vénézuéla défend lidée que chaque État est souverain, suivant la Charte des Nations-Unies. Que je sache, le président du Vénézuéla est Nicolas Maduro, le continuateur de l'œuvre de Hugo Chávez. Notre Président défend les intérêts de notre pays et non les intérêts d'autres pays.

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