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L’IncoDico – Le mot du mois : les ploucs du sud-ouest
Il y a quelques mois de cela, votre serviteur utilisait le verbe « rouméguer » dans un article. Évidemment, les Parigots de la rédaction n’ont pas compris, Jacques de Guillebon protestant contre la faute de français. C’est ainsi que je me suis aperçu que je parlais l’occitan, sans même en avoir conscience. Vous me direz qu’il vaut mieux se placer dans le sillage du Provençal Frédéric Mistral, du Lotois Léon Gambetta, du Castrais Jean Jaurès, ou encore du troubadour Bernard de Ventadour, que dans celui de Cyril Hanouna, des rappeurs ou des acteurs de la télé-réalité. [...]
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Academia Christiana : et la jeunesse française s’éveilla !

J’ai passé une semaine de mes longues vacances d’été dans un coin perdu de Normandie où j’ai appris – et non réappris – à vivre en France. Une France d’autrefois, que je ne connaissais pas mais qui pourtant me donne un sentiment de nostalgie.

L’université d’été d’Academia Christiana a été fondée en 2013 parquatre étudiants. « En 8 ans elle est devenue le rendez-vous incontournable d’une certaine jeunesse catholique qui cherche à s’engager dans la société » explique le prospectus.

Bien loin du politiquement correct, l’association proposait une messe dans la forme extraordinaire pour les plus courageux d’entre nous qui acceptaient de quitter leur sac de couchage dès 8h. L’office du dimanche était obligatoire pour tous, sans grande surprise. Pourtant, contrairement au lycée privé sous contrat où chaque élève rechigne lorsqu’une messe est obligatoire, aucun des jeunes n’a râlé ni soupiré, ni encore levé les yeux au ciel. Chaque prière, chaque messe était acceptée et je dirais même plus, souhaitée par tous. Avant les repas, pas un ne prenait place avant de dire le bénédicité, comme un geste rituel rapidement assimilé. Bref, comme un réflexe. Mais quel beau et rare réflexe que celui-là ! Pourquoi la messe traditionnelle, me direz-vous ? Il va sans dire que dans une université où le premier objectif est l’enseignement d’une culture européenne et religieuse, le rite retenu soit celui qui donne le plus de place à la solennité du sacré.

Lire aussi : L’Institution des Chartreux ou le foyer de résistance à la modernité

J’ai observé cette semaine le sens du service. Chaque équipe constituée devait effectuer des tâches plus ou moins pénibles comme la mise du couvert, le service à table, la vaisselle. Tous, ou presque s’y sont pliés bien volontiers en sachant qu’ils pourront, au prochain repas, mettre les pieds sous la table en petits rois. Les repas étaient animés de chants régionaux que tous reprenaient en chœur dès qu’un académicien entonnait les premières notes. Alors on voyait luire dans leurs yeux une expression de fierté qu’on ne retrouve plus dans notre petite vie quotidienne. Les seuls désaccords que j’ai pu entrevoir se regroupaient autour des pichets de vin à table, disputés et savourés. Les hommes servaient les jeunes femmes par galanterie et sans la moindre remarque désobligeante. [...]

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Au fil de la plume : le combat du stylo artisanal

Le stylo-plume (appelé autrefois stylographe) a révolutionné l’écriture. En 1827, Petrache Poenaru, un inventeur roumain, dépose le brevet du stylo à plume. Le stylo devient portable, il se libère des encriers. Les plumes sont en acier, elles remplacent les plumes d’oiseaux. L’innovation majeure vient de l’Américain Lewis Edson Waterman : né en 1837, il ne reste que cinq ans à l’école, et exerce différents métiers comme charpentier, vendeur de livres, enseignant. Alors qu’il est agent d’assurances, il manque une vente importante parce qu’au moment de signer, son stylo tache les feuilles du contrat. Furieux, il décide de mettre au point un stylo plus fiable en utilisant les principes de capillarité : désormais la goutte d’encre se dépose sur la pointe de la plume en évitant un écoulement trop important. Waterman ouvre sa première usine en 1889 et la fortune lui sourit.

Omniprésent dans les trousses d’écoliers, le stylo-plume est cependant concurrencé dès la fin de la Seconde Guerre mondiale par le stylo à bille. Aujourd’hui, les ventes des stylos sont en chute libre : de 2010 à 2020, elles ont plongé de 6 à 3 millions. Au-delà du stylo-plume, c’est l’écriture manuscrite elle-même qui disparaît. Pour beaucoup elle est synonyme de lenteur et d’inconfort.

Dans les écoles primaires, le stylo-plume traîne une mauvaise réputation : trop sale, trop compliqué. Depuis mai 68, l’enseignement de l’écriture manuscrite est considéré comme oppressant, et durant 50 ans on a privilégié la créativité sur la discipline. Résultat : les étudiants ont perdu les automatismes de l’écriture cursive et pianotent sur leurs ordinateurs durant les cours magistraux.

Nos boîtes aux lettres sont devenues des fosses septiques, remplies de courriers administratifs et d’imprimés commerciaux

Le remplacement du stylo par le clavier rend l’écriture cursive plus mécanique et moins personnelle. Autrefois, l’investissement personnel était plus grand, les écritures plus travaillées avec des enluminures et de la calligraphie. Il existe désormais une vraie difficulté à se servir de ses mains. À force de balayer les écrans, les enfants n’ont plus assez de force dans les doigts pour tenir correctement un stylo. D’où un constat alarmant : nous n’avons jamais autant communiqué et si peu écrit ! [...]

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Ces mozza qu’on assaisonne

Petite boule presque cylindrique d’un blanc de porcelaine, élastique dans sa jeunesse, fondante dans sa maturité, elle s’est imposée comme l’élément indispensable des pizzas et des salades de tomates. C’est l’engouement pour la mozzarella, dont le blanc immaculé ressort encore mieux avec un trait d’huile d’olive et un coup de moulin à poivre. Le snobisme n’étant jamais loin du sublime, les effets de manche cachent souvent mal la défectuosité du produit.

Du buffle seulement. L’authentique mozzarella est uniquement italienne, des provinces de Caserte et de Salerne, et provient du lait de bufflonne.Cet animal importé d’Asie est adapté aux régions marécageuses dont il supporte l’humidité, les insectes et les maladies, contrairement aux vaches et autres bovins. Le buffle est élevé pour son lait et sa force motrice, capable de tirer les outils agricoles. Ce sont les liens économiques entre l’Italie et l’Asie qui permirent l’importation de ces animaux à l’époque moderne et le traitement de son lait qui a donné la mozzarella di bufala. Les imitations n’hésitant pas à utiliser du lait de vache pour donner un produit moins cher, mais moins qualitatif, la mozzarella de bufflonne est protégée depuis 1996 par un label reconnu dans l’ensemble de l’UE. Les fromages à la forme similaire, mais au goût différent, réalisés à partir de lait de vache, se sont alors rabattus sur l’expression fior di latte. Un nom poétique, qui évoque la beauté et la pureté, le lait cueilli juste à point et qui renvoie à l’image blanche et immaculée de la robe du fromage. Mais des arômes et des parfums qui n’ont rien à voir avec l’authentique mozzarella de buffle. [...]

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Éric Zemmour : « Certains doivent se dire qu’il est urgent de me faire taire »

Votre compte Instagram a été fermé ce matin : pensez-vous que la doxa est désormais prête à tout pour censure ?

La censure dont je viens de faire l’objet de la part d’Instagram – réseau, je le rappelle, détenu par Facebook – montre que les GAFAM ne veulent plus voir une seule tête dépasser. Non contents d’échapper à la plupart des régulations du fait de leur taille gigantesque, les GAFAM cherchent donc à réguler eux-mêmes chaque débat national en censurant ceux qui leur déplaisent. Personne ne doit pouvoir contester l’idéologie inclusive et multiculturelle en vigueur en Californie. Ils sont en train de transformer internet en un campus américain géant !

On assiste à l’alliance, qui peut faire sourire, entre les géants américains de la Tech, toujours plus ivres de leur pouvoir, et des activistes d’extrême gauche qui, ne supportant plus d’entendre des opinions qui les dérangent, les dénoncent en meute sur les réseaux sociaux avec leurs raids de signalements. Ce n’est plus « le vice appuyé sur le bras du crime » de Chateaubriand, c’est la délation rageuse appuyée sur les monopoles privés ! D’ailleurs, l’extrême gauche n’est pas la seule en cause : les gouvernements français et européens encouragent aussi ces entreprises à se faire police de la pensée.

En réalité, les GAFAM ne supportent pas les frontières car leur zone de jeu est mondiale et que cela leur permet d’échapper à toute régulation efficace. Ils sont donc engagés dans une lutte féroce contre tous ceux qui défendent l’identité des peuples et des nations. Ce n’est donc pas une surprise qu’ils s’en prennent d’abord à moi en France.

Ce type de réaction témoigne d’une panique totale de la part du politiquement correct. La doxa et le conformisme se radicalisent à mesure qu’ils perdent pied dans l’opinion publique

En réalité, ce type de réaction témoigne d’une panique totale de la part du politiquement correct. La doxa et le conformisme se radicalisent à mesure qu’ils perdent pied dans l’opinion publique. Ayant perdu la bataille des idées, ils voient dans la censure leur ultime recours.

Peut-on comparer cette censure à celle qui a frappé Donald Trump sur Twitter ?

Trump avait montré la redoutable efficacité des réseaux sociaux pour dynamiter la doxa médiatique. Il devait être puni. Les GAFAM ont appris de leur laxisme. Ils ont vu la possibilité démocratique qu’ils avaient offerte et ils ne veulent plus voir se reproduire ce qu’ils ont considéré comme un hold up populiste.

Pour Donald Trump, les GAFAM, à commencer par Twitter, ont feint de disposer d’un prétexte, avec le discours de l’ancien Président américain juste avant les incidents au Capitole. Officiellement, ils prétendaient lutter contre la violence politique. Bien entendu, il n’en était rien et leur entreprise était déjà clairement idéologique.

Désormais, les GAFAM ne semblent plus s’encombrer de prétextes. Ils censurent et puis c’est tout. Bien entendu, ils ne tapent pas au hasard : si je suis ciblé aujourd’hui, c’est bien parce que j’incarne l’opposition résolue au politiquement correct et à la déconstruction de l’identité de ma patrie, la France. Pour susciter de telles réactions démesurées, certains doivent se dire qu’il est urgent de me faire taire.

Comment comptez-vous réagir ?

D’abord, il faut protester et alerter l’opinion pour qu’elle fasse pression sur eux et je remercie tous les responsables politiques, quel que soit leur positionnement sur le spectre politique, qui se sont insurgés contre cette censure. Je remercie également les très nombreux témoignages de soutien que j’ai reçus depuis ce matin et tous ceux qui ont signé la pétition pour la liberté d’expression sur jesoutienszemmour.fr

Lire aussi : Zemmour, le feuilleton de l’été (1/2)

Ensuite, au-delà de mon cas personnel, je crois qu’on paie cher le fait de ne pas avoir su forger des réseaux français. Il faut définir un véritable cadre de régulation pour les GAFAM en France et en Europe, pour cesser de nous faire dicter notre conduite par des entreprises américaines qui menacent à la fois la concurrence économique et la liberté d’expression.

Enfin, après avoir déjà beaucoup payé pour mes opinions, je suis plus convaincu que jamais que la liberté d’expression doit redevenir un sujet central du débat politique. Il faut revenir sur les lois qui la restreignent en France, en particulier la loi Pleven. Il faut mettre fin à cette incitation à la délation permanente. Il faut retirer aux associations militantes la possibilité d’ester en justice : elles vivent sur les subventions de la collectivité alors qu’elles ne servent que des intérêts particuliers. Il faut que cesse la dictature des minorités qui contraint chaque jour davantage la majorité au silence. On ne me fera pas taire. [...]

Les inventaires sont-ils de droite ?

Nombre d’auteurs excellents ont vanté les mérites des listes, Borgès, Quignard et Eco, pour ne citer que ceux-ci. Ils goûtent le charme des catalogues obsolètes, des taxonomies aberrantes, des nomenclatures absconses et des choix fermés et abrupts. On sent qu’ils prisent par-dessus tout d’une part l’affirmation très personnelle d’un monde intelligible et vivable parce que réduit à des catégories qui visent à l’objectivité, d’autre part la distance évidente entre cette réduction et la réalité ; distance qui témoigne autant des préjugés de l’auteur que de l’état de la science, de la vanité de prétendre épuiser le monde que de l’égocentrisme le mieux assumé.

L’inventaire, lui, n’est pas une liste. On devine dans l’entreprise d’inventorier une volonté honnête, obstinée, méticuleuse et humble pour rassembler ce qui, réellement, épuise un sujet, au moins momentanément. Les catalogues d’étoiles, les sommes consacrées à un seul peintre, les traités anatomiques et les bases de données de fossiles ne prétendent pas être originaux ni expliquer le monde : ils offrent au chercheur comme au curieux une portion de réel la plus complète possible qui, dans son principe même de collection, avoue son incomplétude et appelle le suiveur qui, à son tour, entassera ; avec toujours le risque du scribe malfaisant supprimant telle référence ou ajoutant, saugrenue mais désormais répertoriée, telle entrée frauduleuse (l’arabe dialectal fait ainsi partie de la liste des langues de France, établie par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, la DGLFLF, aux côtés du gallo, du mahorais, du normand et de l’arawak) ; mais tous les hommes ne sont pas pervers et ceux qui dressent des catalogues donnent généralement foi en l’humanité. [...]

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Renaud Camus : « Les éoliennes sont l’emblème de l’abomination totale »

La suppression des éoliennes en France figure en deuxième place de votre programme de non-candidature 2022 : pourquoi ce thème vous tient-il tant à cœur ?

Je crois que c’est tout à fait essentiel, parce que c’est une atteinte au paysage tellement gigantesque, que c’en devient une attaque à l’être, à la façon d’habiter la Terre. Et c’est le contraire de l’écologie que de procéder ainsi, au nom de l’écologie, sinon à la destruction, au moins à l’enlaidissement massif de la Terre ; et de cette façon tellement humiliante pour l’homme avec quelque chose qui n’est pas à sa dimension, qui l’écrase partout, qui lui donne le sentiment qu’il est partout diminué, écrasé, qu’il n’a même plus le contact avec les hauteurs, les sommets.

Vous condamnez la multiplication des parcs éoliens en France, et déclarez : « Nous sommes les seuls écologistes conséquents ». En quoi est-ce être un meilleur écologiste ?

Je crois que ce n’est absolument pas être un écologiste conséquent que de construire un monde infernal et hideux. Une écologie qui ne prend pas en compte la beauté ne peut pas être une écologie. On est écologiste pour défendre la Terre, la planète, l’agrément qu’il peut y avoir à y vivre pour tout le monde. C’est une écologie totalement en contradiction avec elle-même et avec les principes qu’elle affiche. [...]

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Et revoilà la « sous-préfète » !

Le ridicule ne tue pas. Avec les auteures et les docteures, le lettre e était devenue une bombe sexuelle comme, jadis, le bikini sur l’atoll du même nom. Avec les sous-préfètes, un degré supplémentaire est franchi dans l’égalité sexuelle des droits de la langue. Égalité d’autant plus cocasse que la mode est de refuser l’assignation à son sexe biologique.

C’est en vain que l’Académie française aura rappelé, depuis 1998, que, si la féminisation des noms de métier se fait aisément par l’usage, en revanche, doit être impérativement respectée l’indifférence juridique conférée par le genre masculin dans la réglementation, dans les statuts et pour la désignation des fonctions. Ce n’est pas, en effet, Madame X qui signe une circulaire mais le ministre qui, pour un temps, se trouve être une personne de sexe féminin. Mais la circulaire restera en vigueur alors même que Madame X ne sera plus titulaire du portefeuille. Nous ne reviendrons pas sur cette guerre idéologique. Contentons-nous de dire que, si vous êtes, pour votre élève, la professeur du collège Brassens, vous n’êtes ni professeure de collège ou de médecine, ni recteure d’Université,ni procureure de la République. [...]

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