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La Marche des fiertés à l’heure de la non-mixité

Ce samedi 12 se déroulait à Lyon la 25ème Marche des fiertés. Pour l’occasion, 12 000 personnes – 30 000 selon les organisateurs – étaient réunies pour célébrer leur diversité, leur non-conformisme, leur minorité. Toutefois, si la manifestation a cette année fait parler d’elle, c’est surtout pour les critiques qu’elle a reçues quant à son organisation.

Le concept de non-mixité, dont les milieux universitaires se sont emparés depuis plusieurs mois comme l’avait révélé la présidente de l’UNEF Mélanie Luce sur Europe 1, était au cœur du dispositif. Coûte que coûte, il fallait mettre en avant les minorités parmi les minorités, et ils ont pour cela organisé le cortège en différentes zones, chacune étant réservée à un groupe minoritaire particulier. Ainsi pouvions-nous trouver en tête de cortège « les queer racisé.e.s », suivis des handicapés, des lesbiennes, des transsexuels, non-binaires et intersexes. Un « Camion Keep Smiling » par ci, un « Tracteur SOS homophobie » par là. Pour clore ce joyeux défilé, le dernier compartiment, dit « cortège mixte » regroupait les divers soutiens, ralliés à la cause ou simples sympathisants. On n’arrête pas le progrès.

Pour ces mouvements égalitaristes qui condamnent le patriarcat et plus largement tout type de sociétés inégalitaires, ce besoin de hiérarchisation peut paraître surprenant. Une hiérarchie atypique d’ailleurs, puisqu’elle mettait au sommet de la pyramide les plus malheureux, ceux qui cumulent le plus de handicaps sociaux, qui se sentent les plus persécutés au quotidien, bref la minorité des minorités, les victimes des victimes. De même, les partisans de l’inclusion pratiquent la ségrégation, « au nom du bien ». Allez comprendre. [...]

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Etat des lieux saints
Dominique Reyné, directeur général du très libéral think tank Fondapol, s’entoure de dix spécialistes pour écrire un livre apte à répondre, ou du moins à susciter des interrogations fondamentales sur l’Église catholique et les communautés chrétiennes et leur place au sein de « l’équilibre mondial ». Comment doit-on comprendre l’Église et comment elle-même doit-elle se comprendre, en Europe et ailleurs ? Philosophes, historiens, professeurs et intellectuels de tout acabit ont travaillé cette analyse qui demeure toutefois éloignée de l’étude purement théologique ou philosophique, et qui a à cœur d’exposer des phénomènes et des mouvements de société ayant conduit au christianisme contemporain. [...]
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L’alcool, bientôt prohibé ?

L’idée de l’étude serait d’inciter les Français à prendre conscience des dommages de l’alcool par un renforcement de la loi Evin, une campagne publicitaire et une éducation à la santé du grand public. Pensez-vous que les Français puissent réellement intégrer ces mesures comme ce fut le cas du tabac ?

On ne peut pas du tout comparer l’alcool au tabac pour la simple et bonne raison que ce n’est pas le même mode de consommation. On ne fume pas une cigarette de la même façon qu’on boit un verre de vin. Ne pas boire plus de deux verres de vin par jour est le discours tenu par les élus de la vigne et du vin. Tout ceux avec qui j’ai discuté depuis que le rapport est sorti sont d’accord pour dire qu’il ne s’agit pas de la même chose : le plaisir, le partage ne sont pas les mêmes, ni le rapport à la culture, à la tradition, à l’histoire. Les Français y sont donc très attachés et je connais beaucoup de gens qui n’étant pas des consommateurs de vin considèrent tout de même que c’est l’image de la France.

Ces incitations ne feraient-elles pas réellement diminuer la consommation d’alcool, selon vous ?

Une diminution de la qualité certainement, mais pas de la quantité. Il faut imaginer les trafics illégaux parallèles qui se mettront en place, si l’on pousse l’idée jusqu’au bout. Pensons à la prohibition des années 20 aux États-Unis. Hormis pour Al Capone et autres gangsters qui ont mis en place des trafics illicites, ça n’a eu aucun effet bénéfique. Les personnes les plus aisées, elles, continuaient à boire du champagne, du bordeaux, du bourgogne et du vin de qualité alors que les populations les plus simples s’enivraient au vin frelaté, sans en limiter la quantité. Pour en revenir au tabac, les professionnels de santé ne cessent de dire que sa consommation a baissé en France, ce qui est relativement vrai mais ils se fondent sur la consommation de tabac acheté dans les réseaux traditionnels. Ils occultent totalement le tabac de contrebande et celui acheté dans les pays frontaliers. Il va se passer exactement la même chose si l’on augmente les taxes sur les produits alcoolisés.

Ce serait naïf de penser que les Français vont boire moins. Cette mise en place d’augmentation des prix du marché va avoir énormément d’effets pervers

En résumé, cela va créer une rupture entre les gens de classe élevée et les modestes. Les foyers les plus élevés vont continuer à consommer les vins de leurs choix alors que les autres devront revoir leur consommation à la baisse. Ce serait naïf de penser que les Français vont boire moins. Cette mise en place d’augmentation des prix du marché va avoir énormément d’effets pervers[...]

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La présidente du Collectif Némésis agressée dans le métro

Dimanche 13 juin, vous avez été victime d’une agression verbale dans le métro. Que s’est-il passé ?

Il était 20h et je faisais un changement à La Motte Picquet Grenelle pour rentrer chez moi. Écoutant un entretien de Sonia Mabrouk, j’étais très concentrée mais j’ai quand même remarqué qu’un homme s’excitait à côté de moi. Au début, je pensais qu’il faisait la manche mais en fait il m’a suivie pendant dix minutes. Une fois dans l’escalator, il s’est mis devant moi, a activé le mode selfie sur son smartphone et disait : « Regardez c’est Alice de Némésis, c’est la honte ». Il m’insultait et clamait que je devais avoir honte. Après avoir retiré mes écouteurs, je lui ai dit plusieurs fois d’arrêter et que je porterais plainte s’il continuait. Voyant la sécurité RATP qui se tenait en haut des escalators, cet homme a fui très rapidement.

Selon vous, son but était-il de diffuser la vidéo sur les réseaux sociaux ?

Oui. En revanche, je ne sais pas s’il a actionné le mode « live ». Je n’ai pas trouvé la vidéo et personne ne me l’a envoyée. Normalement, quand ces gens-là veulent narguer leur victime, ils envoient les vidéos. En tout cas, sa motivation était bien de m’intimider et de m’insulter pendant cinq bonnes minutes [ ...]

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L’éternelle guéguerre entre « tradis » et « modernistes » continue

Les églises célébrant la forme extraordinaire du rite romain regorgent aujourd’hui de fidèles de plus en plus jeunes et désireux de connaître cette messe longtemps oubliée. Pourtant à Dijon, l’archevêque semble décidé à ne pas laisser prospérer cette communauté. Ce que confirme le renvoi de deux prêtres de la FSSP en septembre prochain. Un petit courrier aux deux abbés et le tour est joué : la fraternité va devoir fermer ses portes. En effet, si l’un des deux devait théoriquement être remplacé, le diocèse a ignoré son remplaçant et par là n’a pas respecté le fonctionnement prévu pour les mutations. Mgr Roland Minnerath, l’archevêque de Dijon, affirme que le prêtre serait parti de son plein gré en abandonnant ses fidèles. Aucun des deux abbés ne sera donc remplacé.

Lire aussi : Le catholicisme est en voie de marginalisation

Si l’archevêché assure que plusieurs prêtres du diocèse sont « prêts » à assurer « la célébration de la messe selon la forme extraordinaire ainsi que les autres sacrements », ils ne pourront pas pour autant poursuivre toutes les activités de la communauté, comme catéchisme, patronage, scoutisme, aumônerie ou catéchuménat. Tous ces services étant réalisés par deux prêtres à plein temps depuis 23 ans, ils ne sauraient être comblés par des prêtres présents par intermittence. Dans un communiqué des amis de la Basilique Saint Bernard de Dijon où est encore installée la FSSP, les fidèles s’insurgent : « Comment des prêtres assumant déjà d’autres ministères pourront-ils répondre aux besoins grandissants de cette communauté [...] de fidèles ? ».

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Projet de loi bioéthique : la fête des pères

La si bien nommée Chambre des députés a adopté le projet de loi bioéthique. Si l’accouchement, en l’absence de père, fut difficile, c’est que la loi, selon l’expression consacrée « interrogeait l’intime de nous-mêmes ». Avec l’article 4, il s’agit de rien moins que de refondre entièrement le droit de la filiation qui consacre l’effacement du père de notre Code de la famille.

En créant une filiation à deux vitesses – la voie charnelle et celle de « la volonté » pour les couples de femmes –, la PMA ouvre à la contestation, par les hommes, de leur paternité, au motif qu’ils n’auraient pas eu « de projet » parental. Dans une tribune à Marianne, du 7 juin 2021, Aude Mirkovic, présidente de Juristes pour l’enfance, explique que, si cette loi de la PMA ne nie pas la recherche en paternité, elle fournit néanmoins des armes à sa contestation. Certains pères dénoncent même une « inégalité, accusant les mères d’être maîtresses de leur maternité, et eux, de se voir imposer une paternité ».

Lire aussi : Troisième lecture : l’Assemblée nationale adopte le projet de loi bioéthique

Coralie Dubost, rapporteur de la loi, répond que les situations sont différentes : dans un cas, on a une relation sexuelle, dans l’autre une PMA. Et alors ? objecte Aude Mirkovic. On dira que l’amant de passage est moins impliqué que le donneur de gamètes qui « donne » en connaissance de cause. Sauf que, pour madame Mécary dont la parole est toujours performative, « le donneur n’est jamais le père ». Même si le tiers donneur hétérosexuel (exceptionnel, rappelons-le) consacrait le désengagement entre le père et le donneur, l’ancien droit, dans tous les cas, protégeait l’enfant, conformément à l’adage : « Qui fait l’enfant doit le nourrir ». L’enfant, né hors mariage, n’était-il pas protégé ? En changeant la filiation de droit commun, on prie l’enfant de s’adapter aux désirs des adultes.

Quant à « l’effet domino », autre image en vogue, le professeur Touraine, toujours cohérent, et qui n’a pas les pudeurs de violette de monsieur Castaner, nous prévient : au nom de l’égalité, la PMA entraîne la GPA. Après la seringue et la lessiveuse, l’utérus artificiel. L’artefact existe depuis belle lurette – plaise à notre professeur, grand amateur de mythes – avec Athéna, déesse de l’intelligence, sortie toute armée de la tête de son papa. Et, bien sûr qu’on a raison d’aller vite en besogne ! Des contrats ont été passés avec les labos, les cliniques, les psys, les avocats. La garantie des « droits reproductifs », c’est une promesse faite en 2017 par le président de la Cour de cassation à la CEDH, qui impose la GPA en Europe, selon le rythme propre à la Cour. On comprend mieux le soupir de satisfaction d’Olivier Véran, à la Chambre : « Enfin ! »

Et Patrick Hetzel de conclure, en s’adressant aux députés : « Vous porterez désormais une tache indélébile » ; « L’enfant fut le grand oublié du débat, il a été chosifié, alors que vous auriez dû, lui le faible, le protéger »

Au terme de cette troisième lecture à l’Assemblée qui consacre, dans ce projet, l’effacement du père, le député LR, Patrick Hetzel, a insisté sur la lourde responsabilité du gouvernement, dénonçant une mascarade de débat démocratique, un simulacre et un mépris du dialogue parlementaire. Dans la presse, le professeur Didier Sicard avait eu des mots particulièrement durs : « Ce n’est pas de la bioéthique, c’est du théâtre ». Et Patrick Hetzel de conclure, en s’adressant aux députés : « Vous porterez désormais une tache indélébile » ; « L’enfant fut le grand oublié du débat, il a été chosifié, alors que vous auriez dû, lui le faible, le protéger ». [...]

Racisme, sexisme, violence et harcèlement : bienvenue à la mairie de Paris – Episode 2

Philippe Lasnier, « le monsieur gay de la mairie de Paris » à la manœuvre

Il, c’est Philippe Lasnier. « D’après son profil en ligne, c'est d’abord un conseiller de Delanoë qui fait partie du service numérique de la mairie de Paris, explique Alexandre, membre du bureau de l’association de défense des fonctionnaires. On nous a expliqué que quand quelqu'un accusait un élu, un fonctionnaire ou cadre qui appartenait au camp socialiste, une de ses missions consistait à ‘tailler’ une réputation au plaignant. Il semblerait que cet individu au rôle trouble a eu le dossier de Yanis entre les mains…». Celui que la revue ProChoix surnommait « le M. Gay de la mairie de Paris » est aussi connu sous le sobriquet de « Monsieur pack de lait » pour avoir envoyé par email une photo de son sexe en érection à côté d’une brique de lait à un jeune homme venu passer un entretien professionnel pour lui en montrer l’échelle. Soupçonné d’être derrière le fameux compte twitter anonyme et délateur « ParisPasRose », monsieur pack de lait inonde l’Inspection générale d’accusations contre Julien et défendant son « ami » Didier Conques. Une méthode qui avait déjà été mise à profit dans d’autres cadres que nous révélions dans un précédent article.

« Suite à la diffusion d’un tweet, de nombreuses personnes nous ont contactés au sujet de ce Monsieur pour se plaindre d’harcèlements en ligne ». L’enfer n’en finit plus d’être dévoilé au téléphone par cette association.« Selon des messages reçus en privé, il agissait sur twitter avec ‘sa petite bande de gauche’ qui se considère au sommet de la caste ». Immanquablement, certaines manies se dégagent : « Ils considèrent pouvoir mépriser les autres gays sans problème. Ils se pensent irréprochables parce que cachés derrière la défense de la cause gay. Ils savaient qu'ils ne pourraient pas être accusés ».

Au début de « l’affaire Conques et Yanis », beaucoup n’osent pas témoigner à découvert de ce qui se trame à la mairie du XXe. Malgré cette peur collective, un agent choisit de raconter à l’Inspection générale que Didier Conques est passé derrière lui dans le couloir pour mimer une sodomie puis qu’il l’a giflé sans raison. Conques l’a appris et l’a fait convoquer dans son bureau où il l’a menacé de poursuites pour avoir parlé. Aucune protection n’a été garantie à ce fonctionnaire, il a été jeté en pâture au tout puissant directeur général des services. Un autre homme officiant à la mairie raconte que bien avant l’arrivée de Yanis dans cette mairie, Didier Conques l’a agressé sexuellement « dans l’ascenseur », lui attrapant d’abord les fesses puis les testicules. Alors qu’il essaye de se défendre, Didier Conques lui assène : « Fais pas ta petite mijaurée ! ». Il faut savoir qu’au moment des faits, Didier Conques venait à peine de prendre ses fonctions, ce qui déjà donnait le ton pour les années à suivre. « Est-ce agréable de se faire tirer sur le pantalon au point que ça découvre la moitié des fesses ? Se faire palper les pectoraux accompagné d’un « ça va vous former les muscles ici ! », de sentir en plein travail une main entre les fesses ? Ça se passe à quelle époque et où ? » s’indigne à juste raison un ancien fonctionnaire de la mairie du 20ème.

Lire aussi : Racisme, sexisme, violence et harcèlement : bienvenue à la mairie de Paris – Episode 1

Mais les consignes de la mairie de Paris sont de ne pas parler. Gare à celle/celui qui se montrerait trop téméraire, du moins trop bavard ! On demande aux victimes ou aux potentiels témoins de se taire voire de contredire la version de Julien. Tout en haut de la pyramide, on veut protéger le DGS socialiste. Preuve de cette manigance dans une vidéo que ce dernier a filmé lors de sa première convocation à l’Inspection générale : « La Justice, c’est la Justice, nous c’est nous ! On n’aime pas les balances. Ne vous inquiétez pas, on vous fera passer en conseil de discipline, c'est à la demande de madame Hidalgo, c’est écrit là ! » selon les verbatims que nous avons pu consulter.

Le supérieur direct de Yanis, monsieur Sylvain Lebegue, témoigne contre Yanis et défend, plutôt maladroitement, Didier Conques en le décrivant comme un homme très tactile et aux blagues très grivoises, avec cette tendance à s’approcher très près des agents pour leur parler.

Un chef d’équipe qui défend le Directeur général des services au détriment de ses agents, rien de singulier. Mais cette « alliance » est plus que naturelle quand on sait que Didier Conques possède de sordides informations sur monsieur Lebegue qu’il ne manque pas d’utiliser comme pression. Toujours au téléphone avec un interlocuteur associatif, nous comprenons l’infernal attelage : « Selon des informations rapportées par plusieurs agents et les dires de Monsieur Conques lui-même, monsieur Sylvain Lebegue possède un logement de fonction à la mairie du XXe où il a été surpris au petit matin complètement ivre en slip maculé errant dans les couloirs avant de se réfugier dans les WC jouxtant son appartement. Toujours selon une source, monsieur Sylvain Lebegue s’était familièrement parlant « pris une cuite » et s’était déféqué dessus, avant de se réfugier derrière les hauts rideaux de la salle des mariages où trône la statue de Leon Gambetta. Conques va dire lorsqu'il sera auditionné en interne qu'il rappelait souvent à Lebegue cet épisode ». Drôle d’ambiance au 6 place Gambetta 75020 ! Mais ce n’est pas tout.

Des méthodes de barbouzes

Peu après l’arrivée de Yanis à la mairie du XXe, un certain Mohammed-Aresky Aknouche y est embauché, lui aussi par Didier Conques. Mohammed-Aresky Aknouche est un multi-récidiviste notamment impliqué dans un viol commis en réunion sur une fille de 18 ans en 2009, soit l’année de son recrutement. Cela n’empêche pas la mairie de Paris de lui offrir rapidement un appartement de fonction et pour commencer un poste à l’État-civil, ce qui est contraire à la loi.

« Sylvain Lebegue possède un logement de fonction à la mairie du XXe où il a été surpris au petit matin complètement ivre en slip maculé errant dans les couloirs avant de se réfugier dans les WC jouxtant son appartement. Il s’était déféqué dessus, avant de se réfugier derrière les hauts rideaux de la salle des mariages où trône la statue de Léon Gambetta »

Yanis se plaint plusieurs fois de Mohammed-Aresky Aknouche qu’il juge « homophobe et antisémite ». Selon un extrait de document que nous avons pu consulter, « Aknouche va mal le prendre, et Conques va le chauffer pour qu'il s'en prenne physiquement à Yanis. Un jour, Yanis a ainsi surpris Aknouche sortir du bureau de Conques lui disant ‘maintenant, vous savez à qui vous en prendre’ ». Yanis dépose des mains courantes contre Aknouche pour menaces de mort. Nous avons également eu accès à plusieurs enregistrements de ces menaces sur le répondeur téléphonique de Yanis. Lors de sa revue du personnel pour les vœux de nouvelle année, Didier Conques arrive à hauteur de Yanis : « Vous, je vous la souhaite longue et douloureuse… ». Deux heures plus tard, Mohammed-Aresky Aknouche tabasse Yanis, agression d’une violence inouïe sous les caméras de l’Hôtel de Ville central. Malgré la demande, la mairie ne transmettra jamais les images à l’avocat de Yanis. Pourquoi ? Yanis séjourne une semaine à l’hôpital. Il a plusieurs membres cassés et un traumatisme crânien. Il porte plainte dès sa sortie.

Pendant son absence, Didier Conques rédige une série de rapports l’incriminant. Et c'est à partir de là que Lasnier entre dans la boucle. Au départ, la mairie refuse de considérer ce tabassage « comme un accident de service ». Malgré la condamnation de Aknouche à un an de prison ferme et les huit mentions sur son casier judiciaire, la mairie de Paris continue d’accuser Yanis : « La mairie se présente aux audiences avec l’espoir de voir condamner Yanis, et dans le but de lui faire rembourser les salaires qu'il aurait perçus au titre d'accident de service » assure l’association.

« Conques s’est fendu de plusieurs rapports accablants sur mon compte pour me discréditer et me rendre responsable de l’agression qu’il appelle une ‘altercation’ : une façon de protéger l’autre et de m’empêcher d’être reconnu comme accidenté de travail ou d’obtenir la Protection fonctionnelle [une assistance juridique assurée prévue par l’administration afin de réparer les préjudices de l’agent, ndlr]». « Conques poussait le vice à dire que Mohamed A. m’avait agressé car je lui avais fait des avances ! » La Protection fonctionnelle est refusée à Yanis sauf que le tribunal administratif condamne la mairie de Paris à la lui accorder… Premier point pour Yanis ! Didier Conques ne voulait pas que le caractère professionnel soit imputé à l’agression dont a été victime Yanis. La Commission de réforme reconnaît à l’unanimité l’imputabilité au service… Deuxième point pour Yanis ! A la même période Mohamed-Aresky Aknouche est définitivement condamné par la justice, sa peine est assortie de l’interdiction d’approcher ou d’entrer en contact avec Yanis et de réparer l’intégralité du préjudice subit qui est estimé à plus de 150 000 euros.

Lire aussi : Enquête – Paris, la vie en rose

La mairie de Paris boucle rapidement leur enquête « faite-maison » contre Yanis pour l’envoyer au Parquet de Paris, accusant l’agent de catégorie C de « dénonciations calomnieuses », ce qui évidemment profite à Didier Conques. Anne Hidalgo paie généreusement les frais d’avocat de Didier Conques dans cette vaste affaire judiciaire encore en cours. Pourquoi la Maire de Paris pourtant informée des agissements de cet individu persiste à offrir les honoraires de Justice à Didier Conques au détriment de Yanis ? La mairie de Paris n’a pas fait valoir de créances auprès du tribunal contre Mohamed-Areski Aknouche en tant qu’auteur d’une agression, comme le fait d’usage un employeur ou la sécurité sociale. Il n’a pas non plus été visé par des sanctions disciplinaires. Au fil du temps, le dossier de défense de Yanis s’épaissit. Les témoignages affluent. Dans une attestation, quelqu’un écrit qu’à un retour d’arrêt maladie, Yanis subira encore les remarques de Conques : « Il n’est pas crevé celui-là ? Je vais le faire retourner en maladie ». Auditionné par la justice, Conques se met à pleurer, affirmant n’avoir jamais touché aucun agent. Il accuse Yanis d’être tantôt assoiffé d’une vengeance personnelle, tantôt à la tête d’un complot politique ou motivé par l’argent ! Quelle sera sa prochaine explication ?

Des comploteurs politiques

On ne sanctionne et n’abandonne visiblement jamais Didier Conques puisqu’il est finalement promu à la Direction municipale des espaces verts et de l’environnement en tant que « Chef de la mission sécurité et gestion de crise ». Lui devenu gestionnaire de crise, lui qui plus d’une fois aurait pu créer de sérieux remous dans les rangs de la majorité parisienne ! Mais heureusement, la mairie de Paris maîtrise soigneusement sa défense. Ou plutôt sa contre-attaque, puisqu’au moindre faux pas de l’un de ses soutiens, la machine municipale se met en marche pour détruire ses détracteurs. C’est ce qui arrive, semble-t-il, à Yanis, victime de harcèlement sexuel et moral de la part de Didier Conques selon ses dires et d’autres victimes présumées.

« On peut sérieusement s'interroger sur la probité de l’équipe dirigeante, l'intégrité de l'équipe socialiste de la Mairie de Paris. Quant au petit ‘lobby’ gay, il me semble qu'il commence à s'effriter ces derniers temps. La parole s’est libérée par le #MeTooGay et le tweet de l’association. Au sujet du dossier de Yanis, certains cadres proches de Hidalgo semblaient très agités car dans leur esprit, il était inadmissible qu’un petit agent de catégorie C ose accuser de harcèlement sexuel, d'agressions, et de harcèlement moral un haut fonctionnaire qui coche toutes les cases du ‘parfait socialiste’ : homosexuel revendiqué de gauche, militant pro ‘mariage pour tous’ sauf entre un noir et une blanche, soldat qui lutte contre les discriminations, anti-FN, etc. La panoplie du pacifiste ».

Lire aussi : Question d’hygiène : La peste aux portes de Paris ?

Des méthodes organisées, des défenses bien ficelées par un groupe de parfaits « pacifistes » bien connus de la mairie. La ville lumière s’entache de mœurs obscures. « On nous les a décrits comme ‘fourbes et ne reculant devant rien pour nuire’ », termine notre interlocuteur de l’association. Une ambiance de fin d’empire à la mairie de Paris, entre violence et décadence. Yanis n’est qu’une petite victime de ces comploteurs politiques qui s’en prennent à tous ceux qui auraient l’audace de les mettre en cause. Dans le XVe arrondissement, ils s’en sont pris à une jeune directrice de crèche qui dénonçait la maltraitance de la part de certaines employées. Partie en congé maternité, trois hauts cadres, tous ensuite promus par Anne Hidalgo, écrivent à sujet de la future jeune maman : « À son retour de congé maternité, on la défonce. Il faut la défoncer ». Tous ces échanges sont consultables sur le site de l’association SOSFonctionnaireVictime. Pourquoi tant de haine ? À croire que les bonnes âmes de la gauche sont décidément de véritables monstres. [...]

Le gifleur Damien T, chevalier Gilet jaune

Le jugement qui a eu lieu au palais de justice de Valence était l’occasion d’en apprendre davantage sur ce curieux personnage masqué – Covid oblige – de 28 ans, aux cheveux longs et au t-shirt kaki, sans antécédent et dont la prestation a fait le tour du monde. Féru d’histoire médiévale, Damien T., chômeur de son état, a tout le temps de se consacrer à sa passion au sein de l’association « des chevaliers de la table carrée » qu’il a créée. Il fréquente aussi l’association des « arts martiaux historiques européens », qui donnent à cet incompris la possibilité de se mettre dans la peau de ses personnages favoris, inspirés des récits de Chrétien de Troyes et des aventures du roi Arthur, en participant à des jeux de rôle thématique.

L’accusé revient brièvement sur son parcours scolaire et détaille les difficultés qui l’empêcheront de poursuivre dans le supérieur. Dyslexique et dysorthographique, il est rapidement diagnostiqué à « haut potentiel intellectuel ». En privé, il doit encaisser le décès de son père, abandonne ses études en thanatopraxie, puis enchaîne les intérims jusqu’à il y a deux ans où il décide de tout arrêter pour s’adonner entièrement à sa passion. Fasciné par l’histoire de France et celle du Moyen Âge en particulier, Damien est très attaché aux valeurs défendues par les chevaliers, qu’il admire et imite fréquemment lors de ses représentations amatrices.

Mi-chevalier mi-gilet-jaune, le jeune homme avoue avoir agi sans réfléchir, comme provoqué par la venue du président vers lui

La question de ses orientations politiques a fait débat. La gauche accuse l’extrême-droite en invoquant les paroles prononcées au moment du passage à l’acte : « Montjoie Saint-Denis ! », paroles interprétées comme symbole d’allégeance au Roy. Finalement, quand bien même l’homme penche à droite, le cri de ralliement n’aurait pour écho que son inconditionnel attachement à une époque révolue. Fier de cet héritage historique et des valeurs qu’il défend, Damien Tarel se définit avant tout comme patriote et fait le lien entre son geste et le mouvement des Gilets jaunes, par qui il s’est par ailleurs « senti investi ». Un acte symbolique donc, pensé comme réponse au gouvernement, alors que le mouvement a été « repoussé violemment par Emmanuel Macron et son ministre de l’époque ». [...]

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