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Affaire Sciences Po Grenoble : un rapport accuse l’extrême gauche étudiante

L’affaire avait fait grand bruit en mars, un mois seulement après que le ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal avait publiquement dénoncé l’islamo-gauchisme. À Sciences Po Grenoble, des étudiants avaient nommément affiché les noms de deux professeurs accusés d’islamophobie et de fascisme, provoquant un tollé médiatique alors que l’affaire Paty n’était pas vieille de six mois.

Si l’enquête de police pour déterminer l’identité des poseurs d’affiches est toujours en cours, l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (Igésr) a remis le vendredi 7 mai un rapport à madame Vidal. Objectif : établir les responsabilités et apaiser le « climat délétère » au sein d’un IEP secoué par cette « controverse entre enseignants sur un sujet très sensible », nourrie « d’incompréhensions, de blessures d’amour-propre, de rancœurs, rancunes, voire de volonté de revanche » et vite transformée « en un conflit disproportionné » par des failles à tous les étages.

Lire aussi : Grégor Puppinck : « La notion d’islamophobie interdit toute critique »

Long de 55 pages, le rapport retrace minutieusement le déroulé des événements. L’affaire débute en novembre : le professeur d’allemand Klaus Kinzler est alors taxé d’islamophobie pour avoir questionné la mise sur le même plan de l’islamophobie avec l’antisémitisme et le racisme dans le cadre d’une « semaine pour l’égalité et la lutte contre les discriminations ». Il entame une controverse ouverte par mail (nombre d’étudiants sont dans la boucle) avec une collègue, auprès de laquelle il s’excuse ensuite à la demande de la direction. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais sa collègue continue de protester et cherche à « obtenir le prononcé d’une sanction » à son encontre. Elle s’en remet alors à la directrice du laboratoire de recherche de l’école, Anne-Laure Amilhat Szary, pointée du doigt dans le rapport. En cause, un communiqué du 7 décembre qui explique que « nier, au nom d’une opinion personnelle, la validité des résultats scientifiques d’une collègue et de tout le champ auquel elle appartient, constitue une forme de harcèlement et une atteinte morale violente ». Impeccable méthode pour « marginaliser » le réfractaire au sein de l’établissement.

Des professeurs jugés maladroits mais innocentés

Début janvier, les élus étudiants de l’Union Syndicale entrent dans le bal et lancent une « campagne virulente » contre le professeur, faisant des pieds et des mains pour inciter la direction de l’IEP « à statuer sur son cas » et à « prendre des mesures pour lutter contre l’islamophobie dans l’établissement ». La cabale étudiante se dirige en même temps vers un second professeur, Vincent Tournier, qui a soutenu Klaus Kinzler dans l’affaire précédente et qui est dénoncé pour son approche critique de l’islam. L’US se répand sur les réseaux sociaux, réclamant la suppression de son cours et lançant un « appel à témoignages » anonymisé pour réunir des billes contre les deux professeurs. Le 4 mars, leurs noms sont placardés sur les murs de l’école (et de fait, une cible apposée sur leur dos). [...]

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Enquête : le racisme est un déni

Tony Sewell aura eu droit à tous les honneurs. À peine le Rapport sur les disparités raciales et ethniques publié au Royaume-Uni, la mitraillette Twitter crépitait déjà. Le camp anti-raciste, à pied d’œuvre, s’est trouvé là où on l’attendait. Toujours dans la litote. Priyamvada Gopal, professeur d’études post-coloniales à Cambridge a comparé Sewell à Goebbels. Clive Lewis, député travailliste, a posté une photo du Ku Klux Klan. L’avocate Shola Mos-Shogbamimu, égérie woke des plateaux télé, a conspué le « Noir de service ». On a recouru aux insultes des grands jours, qualifié les dix membres de la Commis- sion de « noix de coco – marron à l’extérieur, blanc à l’intérieur ».

Le pool de cerveaux d’origines kenyane, zambienne, antillaise, jamaïcaine, pakistanaise ou nigériane, réuni par le gouvernement Johnson, parmi lesquels une astrophysicienne, une économiste, un ex-Inspecteur Général de police etc., pour la plupart décorés par la Reine pour services rendus au pays, s’est vu, en quelques clics, réduit à un cénacle frauduleux d’« agents du suprématisme blanc », un ramassis de « laquais du pouvoir ». Le maire de Londres Sadiq Khan, modèle d’intégration, fils d’un chauffeur de bus et d’une couturière pakistanais, s’est offusqué au nom des victimes du racisme structurel anglais « dont les vies sont brisées ». À l’approche des élections municipales, un peu de démagogie ne nuit pas, et puis Khan est aussi chef du rayon woke (il tweetait, le lendemain, sa fierté d’avoir alloué 5,7 millions de livres du budget de Londres au financement d’une maison de retraite LGBT).

Bref, tout le monde était au rendez-vous. Pourquoi tant d’hystérie ? Les auteurs du rapport, après huit mois d’étude, n’ont trouvé nulle preuve de racisme institutionnel au Royaume-Uni. Les inégalités existent. Elles sont de nature diverse et rarement imputables au racisme. Les facteurs géographiques et sociaux, eux, sont déterminants. Ce qui explique par exemple que les garçons Blancs des classes défavorisées (éligibles à la cantine gratuite) ne sont, au plan national, que 12,7 % à intégrer l’éducation supérieure, mais 21,7 % s’ils habitent Londres. Enfin, le document salue les succès des minorités ethniques qui constituent 16 % de la population britannique mais 23 % des récipiendaires de Bachelor à Oxford ou encore 50 % des médecins de l’hôpital public. En somme, ça va plutôt bien. Le racisme n’est pas un obstacle à la réussite.

Les auteurs du rapport, après huit mois d’étude, n’ont trouvé nulle preuve de racisme institutionnel au Royaume-Uni. Les inégalités existent. Elles sont de nature diverse et rarement imputables au racisme

Ce genre de nouvelle fait enrager les victimologues. On comprend l’ire du lobby racialiste qui voit son fonds de commerce partir en fumée et son magistère moral se ratatiner. Le rapport Sewell réfute les nouvelles théories raciales inspirées du post-modernisme : « Nous ne pouvons accepter le ton accusatoire du discours actuel sur les races », lit-on. Ou encore : « L’inflation langagière autour du racisme brouille la réflexion ». Si les opposants de Sewell l’accusent de nier le racisme, lui leur reproche de dévaluer le mot, dont la définition s’est étirée à l’infini jusqu’à abriter sous le même vocable la ségrégation raciale et les micro-agressions. (Dire à un Chinois « Vous parlez un Français parfait » est un exemple de micro-agression, une façon de le ramener à sa condition d’étranger)[...]

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Le front républicain : un plan à trois

Cette Jeanne d’Arc, décidément, quelle aubaine ! Ce 8 mai 1982, quand Jean-Marie Le Pen entend Mitterrand vanter, depuis Orléans, « le pluralisme des opinions et le choc des idées », il flaire le bon coup. Comme elle, son armée ne comporte qu’une « poignée de compagnons » – il n’a même pas pu se présenter à la présidentielle de 1981, faute de parrainages suffisants, – mais comme elle, il va « forcer le destin ». Puisque toutes les chaînes de télévision sont encore d’État, le chef de l’État peut lui ouvrir les antennes auxquelles il n’a pas accès. Il lui écrit.

Quand François Mitterrand reçoit cette lettre, il sent le profit qu’il peut en tirer en y donnant suite. Il charge Georges Fillioud, le ministre de tutelle de l’audiovisuel public, de faire passer l’ordre qu’il soit mis fin à ce « manquement », ainsi qu’il le lui écrira en réponse.

Une semaine plus tard, Jean-Marie Le Pen, pas « vu à la télé » depuis la destruction de son domicile par un attentat en 1976, fait son retour sur le petit écran. À l’époque, pourtant, il ne représente rien. Aux cantonales de mars, il s’est bien passé quelque chose à Grande-Synthe (13,30 %), et à Dreux, où un certain Jean-Pierre Stirbois a obtenu 12,6 % des voix, mais, sur le plan national, le FN, c’est 0,2 %. Pourquoi alors une telle bienveillance de la part de Mitterrand qui n’est pas réputé prodigue de cette vertu ? Parce qu’il a une arrière-pensée : la droite, c’est comme l’Allemagne, plus elle sera morcelée, mieux il se portera.

LE CYNIQUE AVEU DE ROLAND DUMAS

Dans un premier temps, le FN monte mais cela renforce plus la droite que ça ne la fractionne. Lorsque, lors d’une municipale partielle à Dreux, en septembre 1983, le RPR et le FN prennent, unis, la ville à la gauche, il ne se trouve que quelques centristes pour protester. « Je n’aurais pas du tout été gêné de voter au second tour pour [cette] liste », déclarera ainsi Jacques Chirac à Franz-Olivier Giesbert, expliquant: « Cela n’a aucune espèce d’importance d’avoir quatre pèlerins du FN à Dreux, comparé aux quatre communistes au conseil des ministres ». Caramba !

Lire aussi : Mitterrand et le marché aux beurs

Le deuxième étage de la fusée, ou plutôt du missile contre la droite, va être la 47e des 110 propositions pour la France du candidat Mitterrand : l’instauration de la proportionnelle aux législatives. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent mais parfois, il est utile de les tenir. En 1984, après un passage très remarqué de Jean-Marie Le Pen à « L’Heure de vérité » le FN obtient 10,95 % des voix aux européennes. Ça sent la forte poussée aux législatives qui doivent avoir lieu deux ans plus tard. En 1985, la réforme est donc adoptée, pile à temps pour entrer en vigueur pour le scrutin.

Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand et l’un de ses plus vieux complices, a reconnu, comme en écho aux propos de Chirac sur le scrutin de Dreux, que c’était pure manœuvre : « On a vécu depuis la guerre sur l’impossibilité de serrer la main d’un communiste, jusqu’au jour où Mitterrand [les] a pris dans sa majorité. [Auparavant], c’était un impératif politique qui empêchait la gauche d’avoir une majorité. Donc de là l’idée: il faut qu’on trouve un moyen de les diviser. Ce moyen, ça a été la loi électorale, c’est-à-dire la proportionnelle ». Et d’ajouter, avec un parfait cynisme : « Il n’y a rien de critiquable, dans une démocratie, que de permettre aux gens de s’exprimer, même si c’est tactique[...] ».

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Une association de financement au service d’Éric Zemmour ?

Selon nos informations, des partisans d’Éric Zemmour s’organisent pour lui faire faire un pas de plus vers une candidature à la présidentielle. Des sympathisants ont en effet créé une association de financement sous le nom des « Amis d’Éric Zemmour » (l’association de financement est un dispositif juridique nécessaire en France pour un parti qui souhaite recevoir des dons ou des prêts). À la tête de cette association apparemment spontanée, on trouve Jean-Charles Savatier comme président, et Jean Gueugnon comme trésorier. Le premier est directeur de cabinet d’un maire divers-droite et professeur de sciences-politiques, le second est assistant parlementaire au Sénat.

L’article 2 des statuts de l’association que nous avons pu nous procurer fixe les objectifs suivants, explicite dans l’objet, derrière le vague déclaratif :

« L’objet du Mouvement est de promouvoir la grandeur de la France et l’intérêt national.

Le Mouvement promeut la recherche de l’intérêt supérieur de la France, la souveraineté nationale, la participation au débat démocratique, le renouveau du personnel politique, la reddition de comptes des responsables élus et non élus envers les citoyens, l’engagement civique et l’attachement à la République.

Le Mouvement défend l’égalité de tous les Français devant la loi, le pluralisme effectif, la liberté de conscience comme d’opinion ainsi que la laïcité.

Le Mouvement contribue à l’expression du suffrage universel.

À cette fin, il peut notamment participer au débat public ainsi qu’aux élections ».

Lire aussi : Jacques Bompard : « Éric Zemmour aspirera tous les autres courants »

L’entourage d’Éric Zemmour qui considère l’association avec intérêt dément cependant en être à l’initiative et précise que depuis plusieurs mois très nombreux sont les mouvements spontanés en faveur d’une candidature du premier essayiste de France. Quant aux membres de l’association, ils sont enthousiastes mais prudents : « Notre objectif, confient-ils, est de convaincre Éric Zemmour d’être candidat à la prochaine élection présidentielle. Nous souhaitons qu’il prenne conscience de l’attente populaire qu’il suscite. Rien ne dit à ce stade qu’il nous écoutera, mais si d’aventure il décide d’être candidat, notre mouvement pourra être mis à sa disposition s’il le juge utile ».

Enquête : Ce que pèse la prison en France

Le 20 avril, le Premier ministre s’est rendu en Alsace, au centre pénitentiaire flambant neuf de Lutterbach, pour y parler de « Plan 15 000 ». Il s’agit du nombre des places supplémentaires de prison que le chef de l’État s’est engagé à construire en mars 2018. Édouard Philippe avait lancé la construction de 7 000 places. Son successeur a expliqué qu’il fera de même. Ce sera même plus, car, depuis 2017, le gouvernement a fermé 3 000 places insalubres. Donc le Plan 15 000 concerne en réalité 18 000 places, le tout pour 4,5 milliards d’euros. Au passage, Jean Castex a rappelé qu’il a augmenté le budget de la justice de 8 %, que 10 000 postes supplémentaires de policiers et gendarmes ont été ouverts ainsi que 5 000 postes de surveillants. Bravo. À présent, soulevons le capot.

D’abord, les 18 000 places seront construites dans dix ans. Et en attendant ? Rien. Bon. Ensuite, ces places de prison servent à enfermer des délinquants condamnés. Combien y en a-t-il ? D’après Brigitte Brugère, secrétaire générale de l’union des magistrats, il y a eu 550 000 condamnations en 2018. En raison d’un choix politique, les peines ont lieu en milieu ouvert. Il s’agit des mesures alternatives à l’incarcération (sursis avec mise à l’épreuve, semi-liberté, placement, etc.). In fine, cette année-là, seules 101 431 personnes ont été condamnées à des peines de prison fermes, c’est-à-dire 1 % du total des 10 millions d’infractions pénales constatées au travers de mains courantes ou dépôts de plainte. Ah, quand même. [...]

La religion de l’antiracisme, legs Mitterrandien
Le sociologue Paul Yonnet (1948-2011) s’est, comme toute une génération, formé intellectuellement à travers le mouvement de mai 1968. À l’instar de certains de ses condisciples, Paul Yonnet a critiqué la doxa idéologique laissée en héritage par le joli mois de mai. Il a commis l’erreur de le faire très tôt et avec trop de lucidité, son ouvrage Voyage au cœur du malaise français (Gallimard, 1993) n’est pas un réquisitoire, mais une analyse fine, argumentée et implacable de la construction idéologique soixante-huitarde et mitterrandienne, de la mise en place d’un nouveau credo politique « dans les formes d’une idéologie de substitution à l’idéologie marxiste et aux idéologies dérivées d’elle »; un antiracisme idéologique devenu religion d’État, analyse Yonnet, corollaire de la démission des forces politiques de droite comme de gauche, soumettant les questions d’identité et d’immigration à la dictature du pathos[...]
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Immigration clandestine en Guyane : le phénomène passé sous silence

Incontrôlable et incontrôlée en métropole, l’immigration l’est tout autant en Guyane. De nombreux Haïtiens y débarquent régulièrement dans l’espoir de rejoindre Cayenne en passant par la sous-préfecture Saint-Laurent-du-Maroni. Hommes, femmes et enfants attendent par centaines qu’un laissez-passer leur soit délivré afin de franchir le barrage d’Iracoubo, dernier obstacle à leur installation. Loin d’être inédites, ces arrivées massives d’Haïtiens sont monnaie courante depuis de nombreuses années. Seulement, la situation semble ne plus être maîtrisée.

Des laissez-passer distribués excessivement 

Frédéric Bouteille, sous-préfet aux communes de l’intérieur, racontait à Guyane 1 : « Nous avons multiplié le nombre d’autorisations, de 10 nous sommes passés à 25, puis cette semaine à 50. Nous voulons éviter le phénomène de fixation à Saint-Laurent pour ces demandes d’asile ». Ces sauf-conduits posent de sérieux problèmes au territoire. Les faits en Guyane sont alarmants, mais ce problème français est ignoré et la Guyane laissée à l’abandon. C’est pourquoi mardi 4 mai, Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) informait Emmanuel Macron dans une lettre dénonçant « l’immigration massive » qui sévit depuis des années. La missive était également signée par le député LREM Lénaïck Adam, ainsi que le vice-président du Sénat Georges Patient.

Lire aussi : Premières générations d’immigrés : vous avez dit irréprochables ?

Après un rapport sur la situation critique de la Guyane, la demande au chef d’État est on ne peut plus claire : « Mobiliser les voies et moyens » dont ce dernier dispose afin de lutter contre « ce flux disproportionné […] qui nous place de facto dans une situation d’urgence constante et nous condamne à un rattrapage permanent que nous n’avons pas les moyens d’assumer en termes d’équipements et de services publics ». Concrètement, ils réclament « un moratoire sur le droit d’asile politique en Guyane ». [...]

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Premières générations d’immigrés : vous avez dit irréprochables ?

Les vagues d’immigration européenne ne se sont pas faites sans heurt malgré une culture assez proche. Comment imaginer alors que les premières générations d’immigrés extra-européens se soient intégrées sans confrontation, et ce alors même que le nombre d’immigrés africains était bien inférieur aux millions issus d’Italie ou d’Espagne ?

Dans sa Genèse de l’Algérie algérienne, Charles-Robert Ageron donne quelques éléments de réponses. Dès le début du XXème siècle, les employeurs français préféraient recruter de la main d'œuvre européenne plutôt que maghrébine, car jugée plus performante, et tentait par divers procédés de freiner la venue d’individus provenant des colonies. Après la Seconde Guerre mondiale a été envisagée la venue de 310 000 immigrés jusqu’en 1949 pour reconstruire le pays (nombre relativement faible, qui va à l’encontre du mythe de Français incapables de reconstruire leur propre pays), parmi lesquels 90 000 Maghrébins. On s'aperçut pourtant du taux de chômage faramineux des Algériens déjà présents sur le territoire (50% des 203 000 Algériens vivant en France en 1951), ce qui poussa le ministre de l’Intérieur et le ministre du Travail à refuser de nouveaux Algériens et à réduire le nombre total de Maghrébins. [...]

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