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Pétition des militaires : le capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac dévoile la suite de ses projets

L’Incorrect a pu rencontrer en banlieue toulousaine le principal organisateur du site « Place d’Armes » ainsi que de la pétition des militaires et anciens militaires de tous grades qui a recueilli plus de 27 000 signatures en ligne et déclenché un débat national sur le délitement du pays. Cet ancien capitaine de gendarmerie reconverti dans la sécurité privée n’a rien de l’ancien combattant râleur mais tout de l’officier politisé conscient des enjeux de l’heure. Proche des Gilets jaunes, il ne souhaite pas que sa démarche soit réduite à la protestation de généraux alors qu’elle se veut depuis le début le réceptacle d’un mouvement populaire. Elle vient par ailleurs de recevoir le soutien de l’ancien ministre UDF de la Défense, Charles Millon.

Lire aussi : Tribunes de militaires : l’ancien ministre de la Défense Charles Millon approuve

Fort de près de 115 000 contacts engendrés par l’opération, il a décidé de les structurer en un mouvement doté de correspondants régionaux et départementaux. Dans un second temps, il compte « se rendre à l’Élysée à la tête d’une délégation représentative de la diversité des armées pour déposer au Président de la République un manifeste de dix mesures fortes indispensables au redressement national ». Il espère que cette démarche « déclenchera enfin l’intérêt des grandes chaînes de télévisions nationales qui ignorent pour l’instant scandaleusement notre initiative ». S’il a pu s’exprimer à l’antenne de radios périphériques ou de chaînes de télévisions continues, s’il a été contacté par de nombreux médias étrangers, le capitaine Fabre-Bernadac estime que l’opération de salut public dont il est l’un des visages doit avoir la possibilité de s’adresser à l’ensemble des Français.

L’ancien officier affirme enfin être en contact les policiers signataires d’un appel qui leur est propre mais aussi de réseaux de Gilets jaunes patriotes prêts à redescendre sur les ronds-points si nécessaire. « Exprimer nos revendications dans la rue n’est évidemment pas à exclure, à condition que cela donne plus d’ampleur au mouvement et ne soit pas une occasion pour le gouvernement de nous caricaturer », confie le capitaine Fabre-Bernadac qui anticipe de possibles manipulations du pouvoir. Avant de nous quitter, notre interlocuteur nous tient à nous rappeler que la Ve République s’est fondée sur une protestation de l’armée face à l’incurie du régime précédent, preuve qu’un mouvement des militaires demeure tout à fait susceptible de conforter la démocratie. [...]

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Les zéros sociaux : dépression féministe

Les réseaux sociaux ont ceci de magique qu’ils vous plongent dans des réalités parallèles insoupçonnées au hasard d’un clic. Un petit groupe privé intéressant d’à peine 677 membres – pas virils – a ainsi attiré notre attention : « Féministe déprimé.e en relation hétéronormative : entraide et soutien ». Il faut nécessairement se munir d’un dictionnaire Français / Conneries postmodernes pour comprendre l’intitulé, plus encore ce qui s’y dit. Cette page, donc, reçoit les plaintes et les doléances de féministes se trouvant malgré elles dans des relations de couples avec des pauvres mecs, des « beaufs hétéros cisgenres ». Brrrr, quelle horreur !

Bienvenue dans la quatrième dimension, sur la planète Vénus où vivent des Amazones beaucoup moins attirantes que Jane Fonda dans Barbarella

Les règles sont les suivantes : « Ce groupe est profondément misandre, et a été créé dans le but de se soutenir (de manière cocasse ou tout à fait sérieuse) entre personnes qui se retrouvent à relationner avec des cismecs het et dya. (les famoso tmtc) (Et non, c’est pas dans un but autre que de se plaindre des privilèges des cismecs. Pas que des HSBC, mais bien les cismecs en général) ». Bienvenue dans la quatrième dimension, sur la planète Vénus où vivent des Amazones beaucoup moins attirantes que Jane Fonda dans Barbarella[...]

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Le tonton Germain

À l’aube de sa vie publique, François Mitterrand s’engage en tant que fonctionnaire du gouvernement de Vichy. Il s’investit notamment au sein de la Légion française des combattants – pour un organe de propagande né d’un armistice, un tel intitulé frise l’ironie. Jusqu’en 1943, Tonton tète le téton teuton ; puis il tourne casaque quand le vent de la guerre change définitivement de cap. Déjà alors, le natif de Jarnac brille par son opportunisme teinté de cynisme.

À l’époque où le jeune Mitterrand collabore, la presse parle déjà d’une « Grande Europe » dont le destin serait de vivre et de prospérer sous la tutelle du Reich. Celui-ci prétend alors sacrifier ses meilleurs fils à seule fin de préserver le Vieux Continent de l’ogre bolchevique et de l’impérium américain. Européiste et antinational, Mitterrand le demeurera obstinément tout au long de sa carrière politique. En 1964, dans Le Coup d’État permanent, il déclare : « Une France nationaliste oblige ses partenaires ou bien à l’imiter et donc à s’isoler, ou bien à s’abolir dans un atlantisme qui, sous couvert du “plus grand occident”, étouffera ce que la civilisation européenne contient d’irremplaçable ». À l’heure où le démantèlement de nos nations atteint son parachèvement, l’on aimerait connaître l’avis d’outre-tombe du grand homme à propos de la politique d’indépendance européenne vis-à-vis des États-Unis.

En sacrifiant sa souveraineté monétaire sur l’autel de la concorde continentale, elle a tourné le dos à une tradition qui fit pourtant son succès : celle de la dévaluation stratégique

 Au crépuscule de son existence, Tonton revient à ses premières amours d’outre-Rhin en ratifiant son testament politique : Maastricht. Traître de vocation, il livre à l’ancien occupant les clefs de la souveraineté française. Calqué sur le mark, l’euro doit selon lui limiter la puissance de l’Allemagne réunifiée par son ami Helmuth Kohl. Y croit-il un seul instant ? À la lumière de vingt années de monnaie commune, il est permis d’en douter : en adoptant l’euro, la France a accéléré son déclin. En sacrifiant sa souveraineté monétaire sur l’autel de la concorde continentale, elle a tourné le dos à une tradition qui fit pourtant son succès : celle de la dévaluation stratégique. En choisissant une monnaie inadaptée à sa structure économique et commerciale, elle a payé chèrement les traumas d’une Allemagne hantée par le souvenir de Weimar et de ses brouettes de deutschemarks, une Allemagne désormais convertie à l’École de Chicago et au dogme sacré de la stabilité des prix [...]

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Tribunes de militaires : l’ancien ministre de la Défense Charles Millon approuve

En tant qu’ancien ministre de la Défense, que pensez-vous de ces tribunes publiées par des militaires ? Cela vous choque-t-il ?

Je pense que les officiers, et les militaires en général, sont des citoyens comme les autres et que dans la période que nous vivons, ce sont même des citoyens plus avertis que les autres, parce qu’ils sont confrontés à des menaces, à des situations difficiles, et qu’ils peuvent donc porter un jugement beaucoup plus pointu que n’importe qui. Un militaire qui a participé à des combats en Afrique contre des islamistes radicaux, ou qui a patronné des opérations Sentinelle dans des quartiers très difficiles, a évidemment un point de vue éclairé. Il est bon qu’ils s’expriment parce qu’ils peuvent à leur tour éclairer les citoyens. La France est dans une période très difficile : ceux qui sont en charge de sa protection ont presque un devoir de parler – sauf à remettre en cause les institutions et le pouvoir politique. C’est ce qu’ont fait les signataires de la première pétition, et c’est pourquoi je ne comprends pas l’hystérie de la classe politique.

Nos responsables feraient mieux – au lieu de faire de l’ironie grinçante, comme le ministre de l’Intérieur, de proférer des menaces comme le ministre de la Défense, ou de lancer des invectives comme nombre d’autres – d’analyser la situation et d’y remédier

Pour ce qui est de la deuxième pétition, elle est la suite logique de la première, même si elle n’est hélas pas signée. Elle reflète en tout cas tout à fait la réalité, et je constate que les sondages révèlent que les trois-quarts des Français en approuvent l’analyse. Nos responsables feraient mieux – au lieu de faire de l’ironie grinçante, comme le ministre de l’Intérieur, de proférer des menaces comme le ministre de la Défense, ou de lancer des invectives comme nombre d’autres – d’analyser la situation et d’y remédier. Le constat que font les militaires sur le délitement est un constat partagé, et plutôt que de qualifier ces actes de rébellion, il faut une prise de conscience qui amènera peut-être à de bonnes décisions.

À votre avis, pourquoi ces militaires ont jugé utile de se dévoiler ainsi ?

D’abord peut-être parce que l’armée n’est pas assez considérée en France, alors que des milliers d’hommes luttent contre le radicalisme islamique en Afrique, que des milliers d’autres parcourent nos villes, nos banlieues, nos quartiers difficiles pour éviter que les tensions y augmentent. Mais une partie de l’opinion considère aujourd’hui que l’armée peut être une menace : je comprends donc que les militaires se soient émus de ce manque de considération. D’autant que concomitamment, le chef de l’État reçoit aujourd’hui le président du Rwanda, alors que deux rapports signés par des Français et un cabinet d’avocats américains essaient de faire porter la responsabilité des événements de 1994 sur l’armée française. Le grand scandale est là : que le Président et d’autres autorités françaises essaient de faire porter cette responsabilité aux troupes françaises, alors que c’est à des hommes politiques français qu’il faudrait éventuellement faire des reproches. [...]

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Mitterrand, le roi fantoche

Dépossédé de son aura de gauche après le virage libéral de 1983, François Mitterrand s’est réfugié dans la seule voie possible pour sauver l’honneur : la posture. La cohabitation, qui vient rapidement après son retournement, ne pouvait pas mieux tomber. Selon la formule consacrée, le président de la Ve République devrait être une sorte de « monarque républicain », allié à un chef de gouvernement. Le général de Gaulle, conscient de la nature catholique et par conséquent profondément royaliste de la France, avait tenté, pour le pire et le meilleur, la synthèse « républicano-monarchique », lors de son retour aux affaires en 1958. Le peuple français exigeait (et aujourd’hui encore) un père de la nation, il fallait lui en donner un.

. De responsable de la grande déception dans les milieux ouvriers de l’époque, il devient le nouveau roi fainéant, et laisse à son Premier ministre Jacques Chirac la responsabilité de tous les maux du pays

C’est ainsi qu’une trentaine d’années plus tard, en mars 86, le destin donna à Mitterrand l’occasion de ne plus rien décider, de se placer au-dessus des problématiques de partis, de ne parler que pour les occasions symboliques et régaliennes, et de rester au-dessus des basses contingences. De responsable de la grande déception dans les milieux ouvriers de l’époque, il devient le nouveau roi fainéant, et laisse à son Premier ministre Jacques Chirac la responsabilité de tous les maux du pays. Sans lui, qui sait s’il aurait pu se faire réélire deux ans plus tard ? Car c’est la droite qui a dû assumer la politique pourtant impulsée par le « dieu caché » Mitterrand[...]

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HEC à l’heure de la diversité

Eloïc Peyrache, le directeur général d'HEC, a donné aux Echos une interview publiée le 11 mai dernier à propos de nouvelles mesures qui devront permettre une plus grande accessibilité pour les boursiers de l’école des Hautes Etudes Commerciales de Paris. Un discours qui par sa volonté de réforme tournée vers l’accélération des « enjeux de diversité et d’ouverture sociale » avait un petit air de déjà-vu, alors qu’Emmanuel Macron déclarait début avril qu’il fallait appliquer à l’ENA – ou devrait-on désormais dire l’ISP – une sélection de « profils moins déterminés socialement ».

Faites entrer la diversité

Première volonté mise en avant, permettre aux « étudiants boursiers sur critères sociaux » de constituer 20 % des élèves « d’ici deux à trois ans », puis de passer à un quart de la totalité des étudiants. Comment cela sera-t-il possible ? En passant bien évidemment par les concours de sélection : les candidats auront droit à des « points de bonification », avantage non négligeable qui pourra se réitérer si ces derniers sont amenés à passer les examens une seconde fois. Attention à la nuance, seuls les boursiers sur critères sociaux en bénéficieront. Ce privilège a quelque peu fait polémique parmi les étudiants puisqu’il pose inévitablement des problèmes de légitimité, d’injustice et de mérite.

« Il y a toujours le sujet de la stigmatisation… Mais il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette mesure. Nous assumons pleinement ce maintien des bonifications »

Mais celui qui avait été nommé à l’unanimité par le comité d’HEC n’en démord pas : « Il y a toujours le sujet de la stigmatisation… Mais il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette mesure. Nous assumons pleinement ce maintien des bonifications ». Dans cette même optique, l’épreuve de culture générale connaîtra quelques modifications : pas d’allègement – entendons-nous – mais des sujets « plus abordables ». Ainsi sera favorisée « l’analyse » plutôt que la « culture générale », car jugée hautement plus accessible. Il ne faudrait pas risquer « qu’ils soient secs sur un sujet qu’ils [les étudiants boursiers] ne comprennent pas ». Autrement dit, qui n’a pas la connaissance suffisante pour intégrer HEC aura la possibilité de passer tout de même entre les mailles du filet.

Insatiable ritournelle progressiste

Il ne fallait pas non plus déroger aux inévitables lubies du moment, pour lesquelles le fraîchement nommé DG – depuis cinq mois à peine – a ajouté vouloir « aller plus loin ». C’est là que va débouler la militante acharnée Caroline de Haas, et avec elle l’objet de sa fierté de féministe : le groupe Egaé. Agissant « en prévention des violences sexistes et sexuelles », il interviendra auprès des victimes de harcèlement pour qu’elles puissent « s’exprimer en toute confidentialité » et « libérer la parole »[...]

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Affaire Sciences Po Grenoble : un rapport accuse l’extrême gauche étudiante

L’affaire avait fait grand bruit en mars, un mois seulement après que le ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal avait publiquement dénoncé l’islamo-gauchisme. À Sciences Po Grenoble, des étudiants avaient nommément affiché les noms de deux professeurs accusés d’islamophobie et de fascisme, provoquant un tollé médiatique alors que l’affaire Paty n’était pas vieille de six mois.

Si l’enquête de police pour déterminer l’identité des poseurs d’affiches est toujours en cours, l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (Igésr) a remis le vendredi 7 mai un rapport à madame Vidal. Objectif : établir les responsabilités et apaiser le « climat délétère » au sein d’un IEP secoué par cette « controverse entre enseignants sur un sujet très sensible », nourrie « d’incompréhensions, de blessures d’amour-propre, de rancœurs, rancunes, voire de volonté de revanche » et vite transformée « en un conflit disproportionné » par des failles à tous les étages.

Lire aussi : Grégor Puppinck : « La notion d’islamophobie interdit toute critique »

Long de 55 pages, le rapport retrace minutieusement le déroulé des événements. L’affaire débute en novembre : le professeur d’allemand Klaus Kinzler est alors taxé d’islamophobie pour avoir questionné la mise sur le même plan de l’islamophobie avec l’antisémitisme et le racisme dans le cadre d’une « semaine pour l’égalité et la lutte contre les discriminations ». Il entame une controverse ouverte par mail (nombre d’étudiants sont dans la boucle) avec une collègue, auprès de laquelle il s’excuse ensuite à la demande de la direction. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais sa collègue continue de protester et cherche à « obtenir le prononcé d’une sanction » à son encontre. Elle s’en remet alors à la directrice du laboratoire de recherche de l’école, Anne-Laure Amilhat Szary, pointée du doigt dans le rapport. En cause, un communiqué du 7 décembre qui explique que « nier, au nom d’une opinion personnelle, la validité des résultats scientifiques d’une collègue et de tout le champ auquel elle appartient, constitue une forme de harcèlement et une atteinte morale violente ». Impeccable méthode pour « marginaliser » le réfractaire au sein de l’établissement.

Des professeurs jugés maladroits mais innocentés

Début janvier, les élus étudiants de l’Union Syndicale entrent dans le bal et lancent une « campagne virulente » contre le professeur, faisant des pieds et des mains pour inciter la direction de l’IEP « à statuer sur son cas » et à « prendre des mesures pour lutter contre l’islamophobie dans l’établissement ». La cabale étudiante se dirige en même temps vers un second professeur, Vincent Tournier, qui a soutenu Klaus Kinzler dans l’affaire précédente et qui est dénoncé pour son approche critique de l’islam. L’US se répand sur les réseaux sociaux, réclamant la suppression de son cours et lançant un « appel à témoignages » anonymisé pour réunir des billes contre les deux professeurs. Le 4 mars, leurs noms sont placardés sur les murs de l’école (et de fait, une cible apposée sur leur dos). [...]

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Enquête : le racisme est un déni

Tony Sewell aura eu droit à tous les honneurs. À peine le Rapport sur les disparités raciales et ethniques publié au Royaume-Uni, la mitraillette Twitter crépitait déjà. Le camp anti-raciste, à pied d’œuvre, s’est trouvé là où on l’attendait. Toujours dans la litote. Priyamvada Gopal, professeur d’études post-coloniales à Cambridge a comparé Sewell à Goebbels. Clive Lewis, député travailliste, a posté une photo du Ku Klux Klan. L’avocate Shola Mos-Shogbamimu, égérie woke des plateaux télé, a conspué le « Noir de service ». On a recouru aux insultes des grands jours, qualifié les dix membres de la Commis- sion de « noix de coco – marron à l’extérieur, blanc à l’intérieur ».

Le pool de cerveaux d’origines kenyane, zambienne, antillaise, jamaïcaine, pakistanaise ou nigériane, réuni par le gouvernement Johnson, parmi lesquels une astrophysicienne, une économiste, un ex-Inspecteur Général de police etc., pour la plupart décorés par la Reine pour services rendus au pays, s’est vu, en quelques clics, réduit à un cénacle frauduleux d’« agents du suprématisme blanc », un ramassis de « laquais du pouvoir ». Le maire de Londres Sadiq Khan, modèle d’intégration, fils d’un chauffeur de bus et d’une couturière pakistanais, s’est offusqué au nom des victimes du racisme structurel anglais « dont les vies sont brisées ». À l’approche des élections municipales, un peu de démagogie ne nuit pas, et puis Khan est aussi chef du rayon woke (il tweetait, le lendemain, sa fierté d’avoir alloué 5,7 millions de livres du budget de Londres au financement d’une maison de retraite LGBT).

Bref, tout le monde était au rendez-vous. Pourquoi tant d’hystérie ? Les auteurs du rapport, après huit mois d’étude, n’ont trouvé nulle preuve de racisme institutionnel au Royaume-Uni. Les inégalités existent. Elles sont de nature diverse et rarement imputables au racisme. Les facteurs géographiques et sociaux, eux, sont déterminants. Ce qui explique par exemple que les garçons Blancs des classes défavorisées (éligibles à la cantine gratuite) ne sont, au plan national, que 12,7 % à intégrer l’éducation supérieure, mais 21,7 % s’ils habitent Londres. Enfin, le document salue les succès des minorités ethniques qui constituent 16 % de la population britannique mais 23 % des récipiendaires de Bachelor à Oxford ou encore 50 % des médecins de l’hôpital public. En somme, ça va plutôt bien. Le racisme n’est pas un obstacle à la réussite.

Les auteurs du rapport, après huit mois d’étude, n’ont trouvé nulle preuve de racisme institutionnel au Royaume-Uni. Les inégalités existent. Elles sont de nature diverse et rarement imputables au racisme

Ce genre de nouvelle fait enrager les victimologues. On comprend l’ire du lobby racialiste qui voit son fonds de commerce partir en fumée et son magistère moral se ratatiner. Le rapport Sewell réfute les nouvelles théories raciales inspirées du post-modernisme : « Nous ne pouvons accepter le ton accusatoire du discours actuel sur les races », lit-on. Ou encore : « L’inflation langagière autour du racisme brouille la réflexion ». Si les opposants de Sewell l’accusent de nier le racisme, lui leur reproche de dévaluer le mot, dont la définition s’est étirée à l’infini jusqu’à abriter sous le même vocable la ségrégation raciale et les micro-agressions. (Dire à un Chinois « Vous parlez un Français parfait » est un exemple de micro-agression, une façon de le ramener à sa condition d’étranger)[...]

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L’Incorrect

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