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Josiane Corneloup : « Comment pouvons-nous décider que quelqu’un va mourir parce que la maladie est incurable ? »

Mercredi dernier, la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi d’Olivier Falorni (PRG) autorisant l’euthanasie – pudiquement nommée « fin de vie libre et choisie » ou encore « d’aide médicalisée à mourir » par son auteur. Le texte sera débattu en séance publique à partir du 8 avril. Membre de la commission, la députée de Saône-et-Loire Josiane Corneloup (LR) nous livre son avis sur le texte. Entretien.

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© DR

Comment avez-vous réagi au vote par la Commission des affaires sociales de cette proposition de loi autorisant l’euthanasie ? 

D’après ce texte, l’euthanasie pourrait être appliquée sur demande du patient si le terme de « maladie incurable » peut être utilisé. Je dois vous dire que je suis très partagée et d’ailleurs je n’ai pas voté en commission. C’est un sujet éminemment important et compliqué qui relève de l’intime. Chacun peut avoir une position complètement différente en fonction de ce qu’il est lui-même. Cette fin de vie est évidemment difficile car tout le monde souhaite pouvoir mourir paisiblement. Je n’utilise pas le terme « dignement » car pour moi tout le monde est digne donc ce n’est pas le problème. Le problème, c’est que « l’aide à mourir dans la dignité » reste de l’euthanasie. Il faut mettre les vrais mots. 

Lire aussi : Euthanasie : les raisons de s’y opposer

Comment pouvons-nous décider demain que quelqu’un va mourir parce que la maladie est incurable ? Pour étayer mon propos, je suis allée moi-même dans des services de soins palliatifs, dans des services de cancérologie où les jours des patients sont réellement comptés. Là-bas, aucun des patients ne vous parle de la mort. Au contraire, ils vous parlent de leurs projets d’avenir, parce qu’ils sont extrêmement bien entourés dans ces services de soins palliatifs et parce que la douleur y est maîtrisée. Ce qui est important dans les derniers moments de la vie, c’est surtout d’être apaisé et entendu car c’est aussi un moment où des choses très importantes sont dites, où des réconciliations de famille se font, où des bilans sont dressés. [...]

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